Présents à la réunion, en fonction de l'ordre d'arrivée approximatif :
Laurent (B),
Sébastien (D),
moi,
Théo,
Jérôme,
et David (L).
Contrairement aux deux mois de mai précédents, le
Maldoror
était ouvert et il n'a pas plu (il a plu la veille,
mais cela ne nous concerne pas).
Nous avons mangé des salades au chèvre chaud, au Saint-Félicien ou aux magrets de canard fumés,
des pavés de bœuf, des margets de canard (mais en plat principal).
Nous avons bu de la bière (Kwak et autres),
ainsi que du Coca-Cola, de la vodka et un Ricard.
Si le mois dernier, Laurent a évoqué le faible nombre
d'inscrits
à FPW-2010,
il évoque cette fois-ci le faible nombre de
présentations proposées.
Il y a de quoi
occuper à peine quatre heures. Même en faisant
durer la loterie, les organisateurs auront du
mal à occuper les deux journées.
Je propose de prévoir un hackathon
sur un sujet qui reste à déterminer.
L'avantage du hackathon, c'est que cela peut
facilement occuper plusieurs heures.
Jérôme demande pourquoi on appelle cette conférence
« les Journées Perl »
alors que Workshop
se traduit par « atelier ».
La réponse est que nous avons toujours parlé
des « Journées Perl » et que jusque-là
personne n'avait trouvé cela inadéquat.
Toujours est-il qu'en se basant sur le terme
« atelier », Jérôme a une idée assez
proche de la mienne : organiser un atelier
de programmation, à la découverte de certains
aspects de la programmation, comme les références
et les structures de données, la programmation
orientée objet et je ne sais plus quoi encore.
Jérôme fait une autre remarque sur la conférence.
Nous savons que cela aura lieu à
l'Université de Calais,
également appelée « Université du Littoral »
ou « Université de la Côte d'Opale »,
mais nulle part n'est indiquée l'adresse précise.
Je fais remarquer que j'ai vu quelque part une
carte de Calais mentionnant l'université.
[ C'est tout simplement la
carte Google
proposée par
Booking
dans les pages de réservation. Cela nécessite l'activation
de Javascript pour interagir avec la carte. Dans ces conditions,
en adaptant l'échelle et en déplaçant le point de vue vers
l'est, on trouve l'emplacement de l'université,
à quelques centaines de mètres de
l'hôtel Balladins.
D'accord, je ne sais pas à quel endroit il faut entrer
dans le campus,
mais j'espère le savoir en temps utile.
]
Laurent aura une semaine chargée en juin. Le lundi,
réunion sur IRC des Mongueurs de Perl. Mardi,
réunion sur IRC, mais cette fois pour OSDC.fr.
Mercredi, la réunion de Paris.PM
au Maldoror, jeudi déplacement de Paris
à Calais (avec, dans le cas de Laurent,
les T-shirts à trimbaler) et vendredi-samedi,
la conférence. Moi, c'est un peu pareil. Si
je ne suis pas concerné par OSDC.fr, en revanche
mon chef au boulot a fait passer un message
nous demandant de réserver la soirée du mardi.
Et puisque nous étions en train de parler de
OSDC.fr,
nous revenons sur un point soulevé
à l'issue de la conférence. Un participant à la conférence
s'est plaint de ce que, selon lui,
Java a fait l'objet au cours de la conférence
d'une campagne de dénigrement systématique.
Lorsque cette personne a émis ses récriminations
sur la liste Perl, il lui a été répondu
qu'elle aurait pu proposer un exposé
montrant l'intérêt de la programmation
en Java et qu'elle pourrait le faire
lors de la prochaine édition d'OSDC.fr.
En revanche, lors de la réunion, David nous
a fait une étude comparative de
PHP
et de Perl.
Et il sait de quoi il parle, car hélas pour lui,
son occupation présente l'amène à programmer en
PHP. Le premier point qu'il a cité, c'est le fait
qu'en Perl, toute instruction est une expression.
Vous pouvez par exemple écrire un bloc de plusieurs
instructions, encadré bien sûr par des accolades,
puis le faire précéder d'un do et
d'une affectation et le faire suivre d'un point-virgule.
Exemple :
Un autre exemple, assez voisin, concerne les
fonctions retournant une liste de valeurs.
La conversion de cette liste en tableau est
automatique, ce qui fait que l'on peut
indexer cette liste sans recourir à une variable
intermédiaire. Par exemple, pour obtenir l'heure
courante à la minute près,
Impossible de faire cela de façon aussi simple
et succinte en PHP.
Une amélioration de Perl et PHP sur C, c'est
la possibilité de coder un littéral
chaîne de caractères contenant
des passages à la ligne. Le revers de la médaille
de cette puissante amélioration, c'est que si vous
oubliez la quote ou la double-quote fermante de votre
chaîne de caractères, il se produira une erreur de syntaxe
lors de l'apparition de la prochaine quote ou double-quote,
qui peut se trouver à plusieurs dizaines de lignes de là.
Lorsque cela se produit, le compilateur Perl envoie un
message pour l'erreur de syntaxe, puis ajoute un second
message d'erreur disant en substance :
Sans vouloir émettre une opinion péremptoire, j'ai l'impression
que cette erreur de syntaxe pourrait être liée au fait
qu'elle est précédée par une chaîne de caractères multi-ligne,
ce qui laisse supposer que le délimiteur fermant de cette chaîne
de caractères a pu être omis.
Mais dans PHP, rien de tel. C'est au pauvre programmeur
de deviner par lui-même qu'il s'agit d'une chaîne de caractères
sans délimiteur fermant et c'est également à lui d'identifier
ladite chaîne de caractères. Et ce cas de figure arrive
souvent à David, car il utilise un clavier américain,
où la simple-quote sert à composer les voyelles avec un accent aigu.
Donc, lorsque David presse la touche apostrophe sur son clavier,
son éditeur de texte attend la touche suivante pour
insérer un caractère. Si c'est un « e », l'éditeur
insère un « é » et si c'est un espace il insère
une apostrophe « ' ». Mais si c'est un caractère
autre qu'un espace ou une voyelle, l'apostrophe passe à la
trappe et le programme Perl ou PHP aura une erreur de syntaxe.
Pour en revenir à Perl, j'avoue
que j'avais trouvé très sympathique ce message d'erreur
supplémentaire la première fois où j'ai oublié un
délimiteur fermant pour une chaîne de caractères.
Un autre point que David évoque, c'est le fait qu'une
condition if (bool),
unless(bool)
ou else est toujours suivie d'un
bloc entre accolades et non pas, comme en C ou
en PHP, éventuellement d'une instruction isolée
délimitée par un simple point-virgule. Lorsque vous
utilisez une instruction simple, tout va bien jusqu'au
moment où vous vous apercevez que la situation est plus
complexe et qu'elle nécessite plusieurs instructions.
C'est alors que vous devez rajouter les accolades que
vous auriez pu écrire dès le début.
[ J'avoue que je ne vois pas vraiment d'avantage à
être obligé d'ajouter les accolades systématiquement.
Mon opinion est que c'est la rançon à payer pour d'autres
améliorations notables, je ne saurais pas dire lesquelles véritablement,
donc je ne me plains pas. ]
PHP n'a pas de véritable
débugueur.
Évidemment, il y
a le print habituel, mais lorsque l'on veut
quelque chose de plus puissant, avec des points
d'arrêt, des exécutions pas à pas et ainsi de suite,
il n'y a plus rien. Bon, d'un autre côté, David
estime que ce n'est pas
une bonne méthode que d'utiliser le débugueur
pour travailler sur son propre programme.
Néanmoins, comme je le fais remarquer, lorsque l'on
travaille sur le code de quelqu'un d'autre, c'est
parfois très pratique d'utiliser le débugueur.
Je l'ai constaté lorsque je me suis intéressé à
un comportement aberrant
du module calculant le lever et le coucher du soleil.
Un avantage notable de Perl, c'est l'expression des listes,
qu'il s'agisse pour alimenter un tableau, pour transmettre
des paramètres à un sous-programme ou pour introduire
une boucle. Il est possible de terminer la liste par une
virgule, pour être en mesure d'augmenter la liste ultérieurement
lorsque le besoin s'en fera sentir. Exemple, avec une boucle.
Avec PHP, la virgule qui suit 'THWAK THWAK THWAK THWAK'
provoque une erreur de syntaxe. Alors qu'en Perl, elle est admise
et lorsque vous voudrez ajouter une nouvelle
onomatopée
il suffira d'insérer une nouvelle ligne sans toucher aux lignes
existantes. De même, pour changer l'ordre, quelques manipulations
élémentaires sur les lignes conviendront, y compris pour la première
et la dernière.
En fait, pour David, PHP a été développé sans ligne
directrice, à l'inverse de Perl dont la ligne
directrice a été établie par un linguiste.
Quand il voit le résultat obtenu, il a tendance
à penser que les core developpers
de PHP n'osent pas se regarder dans une glace.
Jérôme a des
problèmes
avec la dernière version de
Devel::Cover,
qu'il n'arrive pas à faire fonctionner. Hélas, je n'ai
pas retenu les détails.
Et un autre module qui nous donne des ennuis, c'est
Perl::Critic,
qui n'aime pas les if postfixes.
Je fais remarquer que cela ne m'étonne pas
que Perl::Criticrefuse les if postfixes,
car Perl Best Practices
les refuse également, sauf pour les ruptures de séquence
avec last, continue et redo.
À noter une confusion que je dissipe dans ce compte-rendu.
J'ai signalé lors de la réunion que cette règle sur les structures de contrôle
postfixes avait fait l'objet d'une polémique entre
Damian Conway et ses relecteurs. En fait non, c'est
l'utilisation de unless
qui a fait l'objet d'une polémique,
Damian rejetant cette structure de contrôle, alors
que la quasi-totalité de ses relecteurs y est
attachée.
La télévision via IP, cela a beau être à la mode, ce n'est pas encore
au niveau de la télévision traditionnelle. Lorsque l'on regarde un
film, par exemple, s'il y a trop d'action à l'écran ou si l'on change
de plan, alors on peut constater que l'image est pixellisée pendant
une fraction de secondes, le temps que l'algorithme de compression
puisse se rétablir avec les nouvelles images. Même si la transition
est brève, elle dure suffisamment longtemps pour qu'un œil
humain puisse la percevoir malgré tout.
On trouve de tout sur Internet. Notamment, des commerces rares
et locaux peuvent trouver par Internet une audience mondiale.
C'est ainsi que l'on a pu apprendre par
Slashdot
qu'il existait
un site vendant des morpions.
Dans le même genre, mais cela date d'avant Internet,
on pouvait trouver dans le commerce des pilules radicales
pour faire maigrir. En fait, ces pilules contenaient des
œufs de vers solitaires. Ce n'est peut-être pas la bonne
façon de se débarrasser des kilos superflus.
David évoque les feuilles de style CSS, pour faire
remarquer que si c'est un pas dans la bonne direction,
il n'allait pas assez loin. En effet, avec une feuille
de style, vous avez une présentation cohérente par
exemple de tous vos éléments <h3>,
avec la même typographie et la même couleur,
mais aucune cohérence n'est assurée vis-à-vis
des éléments <h2> et <h4>.
Heureusement, on vient de voir apparaître une évolution
des CSS, les
SASS.
Vous n'indiquez plus la couleur par le triplet RGB
ou par le
nom conventionnel,
mais par une variable que vous choisissez
vous-même, du genre $couleur_des_titres.
Et un peu plus haut dans la
feuille de style SASS, vous définissez la valeur
associée à cette variable. De la sorte, si
vous voulez faire passer tous les titres de
jaune à rose, sans changer les tailles de police,
il y a un seul paramètre à modifier.
Jérôme a été le premier à faire remarquer
qu'« on a résolu le problème en ajoutant
un niveau d'indirection ».
C'est la fin d'un
long feuilleton.
Laurent est enfin
arrivé à lire les anciens fichiers de Françoise dans
Money.
Pendant la première heure de la réunion, nous avons
pu assister à ses derniers efforts sur le sujet.
Ainsi donc, il arrive à lire ces fichiers sur sa
machine, qui tourne sous
Mandriva
avec une machine virtuelle Windows sur laquelle
sont installés Money 98 et Money 2002.
Mais sur la machine de Françoise, un eeePC
qui tourne sous Windows 98,
il y avait Money 97 seulement, ce qui ne permettait
pas d'ouvrir les fichiers récupérés par Laurent.
Il a donc fallu installer Money 2000 sur la machine
de Françoise pour ouvrir les fichiers.
C'est ainsi que Laurent a eu l'occasion d'utiliser
quatre versions différentes du même logiciel
en moins d'une heure.
À un moment, j'ai remarqué que Laurent recherchait
les fichiers produits par Money avec la commande suivante :
find | grep mny
Moi, j'aurais plutôt tendance à taper :
find -name '*mny'
C'est un peu plus long à taper, mais cela ne crée
qu'un processus et aucun fichier pipe
volumineux.
Et nous avons pu admirer le portable de Laurent.
La partie basse, celle qui est habituellement
occupée par le clavier et le pavé sensitif
(touchpad) présente de nombreux
indicateurs lumineux pour diverses fonctions,
genre verrouillage majuscules, verrouillage numérique,
alimentation sur secteur, niveau sonore, etc.
Il y a même un afficheur LCD de quelques lignes qui, dans le cas
du PC de Laurent, affiche la date et l'heure, ainsi
que certains paramètres de fonctionnement,
comme le niveau d'activité du processeur
(le load average indiqué par
top) et la température interne du processeur
(enfin, je pense que ce n'était pas la température
ambiante ; au Maldoror, il ne faisait quand
même pas 40°). Mais tous ces afficheurs, ça consomme
du courant et ça épuise la batterie...
Comme Laurent a été obligé d'installer une version
de Money, nous avons remarqué
les barres de progression,
qui évoluent à une vitesse très variable et qui ne
donnent donc pas une estimation représentative
du temps restant par rapport au temps déjà
écoulé. Laurent ne jette pas la pierre à Microsoft.
Pour avoir lui-même codé des
barres de progression,
il sait que l'évaluation du pourcentage d'avancement
est très problématique.
Un peu plus tard, il a été de nouveau question
de ligne de commande et de noms de fichier.
Une lacune d'Unix et de ses différents shells,
c'est la possibilité de changer tous les
fichiers *.dat en *.old
et réciproquement. Même la manipulation élémentaire
consistant à renommer les *.dat en *.old
sans le renommage inverse
est impossible dans les shells Unix, car les
expressions globales de noms de fichier sont
interprétées par le shell avant de passer la main
à la commande, qui serait mv dans ce cas.
Tandis qu'en MS-DOS, il est possible de taper :
rename *.dat *old
sans problème, car la commande RENAME
reçoit deux paramètres et c'est à elle de les
analyser et éventuellement de les interpréter
en expression globale.
[ Une solution consiste à lire le
livre du mouflon
à la page 364 (seconde édition anglophone, je ne sais pas où
c'est dans l'édition francophone). Vous y trouvez le
script
suivant, écrit par Larry lui-même :
et vous lancez cela avec rename 's/dat$/old/' *.dat
]
Nous avons appris que
Mandriva est à vendre.
Cela dit, dans
l'information relayée par Slashdot,
il était marqué que ce n'était pas la
première fois que cela se produisait.
Espérons que Mandriva pourra de nouveau
s'en sortir et qu'il y aura d'autres épisodes
plus positifs dans le feuilleton Mandriva.
Il a été question des serveurs de l'association,
dont celui que Laurent a en garde et qui n'a pas
encore été installé, ainsi que de Profane,
qui est en service. Notons que Profane possède
6 processeurs, ce qui est très intéressant
pour faire tourner des
threads.
Cela a permis à David de trouver une bonne quantité
de bugs dans certains modules de CPAN, voire
dans l'interpréteur Perl.
Certains connaissent
DocBook,
voire l'utilisent. Alors que DocBook était
à l'origine uniquement en
SGML
il en existe maintenant une version en
XML.
Mais la version
XML
n'est pas beaucoup plus simple que la version
SGML.
L'une des difficultés d'utilisation de SGML,
c'est que dans les entités &toto;,
il est possible de mettre des balises ouvrantes
<titi attr="valeur">
et des balises fermantes, </titi>,
mais on n'est pas obligé de les équilibrer à l'intérieur
de la définition de &toto;.
L'essentiel est que dans le texte obtenu par expansion
des entités, l'équilibre soit assuré. Toujours est-il
qu'à la lecture avant expansion, il est difficile
de s'assurer que tout ce qui a été ouvert a bien été fermé.
Un but inavoué des entités &toto;
est de réduire le nombre de caractères tapés,
car SGML était un format utilisé pour de la saisie
en masse de texte par des personnes rémunérées
au nombre de caractères.
[ À rapprocher du témoignage de Françoise
il y a quelques mois
sur son travail. ]
Google
a créé son propre langage de programmation et l'a
rendu public. C'est le langage
Go.
Ceux qui ont jeté un coup d'œil sur ce langage
n'ont rien trouvé de novateur. Cela ressemble à
du C.
David note une recrudescence
des langages où l'indentation est une partie
intégrante de la syntaxe. Outre
Python,
le plus connu est sans doute
YAML.
[ Je tiens à préciser que l'utilisation de l'indentation
en YAML ne me dérange pas, à la différence de Python.
En YAML, la question ne se pose pas de choisir une
présentation ou une autre pour les données codées dans
ce langage. Il n'y a pas de style à proprement parler.
Donc, en l'absence de choix stylistique, cela ne me
gêne pas d'utiliser l'indentation pour la syntaxe. ]
Nous avons évoqué l'œuvre de
Niklaus Wirth,
l'auteur de plusieurs langages de programmation.
Il y a eu d'abord
Pascal,
qui présente
un certain nombre de problèmes.
Ensuite, il y a eu
Modula 2,
surnommé Pascal done right
et Modula 3,
qui est abondamment utilisé dans
FreeBSD
et enfin
Oberon,
qui est le langage orienté objet conçu
par Wirth.
[ Remarquez que nous avons omis Modula dans le lot! ]
Le système d'exploitation
VMS
avait la réputation d'avoir été écrit en utilisant
un bon nombre de langages informatiques.
David fait remarquer que l'on pourrait dire
la même chose de Linux maintenant.
Attention lorsque vous stockez des documents personnels sur
le disque de votre machine sur le lieu de travail. Comme
les ordinateurs sont montés en réseau, si vous ne faites pas
attention aux partages des disques, vous pouvez donner
involontairement accès à vos données personnelles à votre
chef. C'est ce qui est arrivé à Françoise. Elle a ainsi pu
remarquer par hasard que son patron avait exactement la même carte
de l'Eure-et-Loir que celle qu'elle utilisait pour ses
recherches généalogiques.
David a évoqué un jeu vidéo qui, si j'ai bien compris,
existait déjà à l'époque de MS-DOS et de l'affichage en
mode caractères. Quelques balles bougent à l'intérieur
d'un rectangle et rebondissent sur les côtés. Le joueur
doit construire des murs pour diviser le rectangle en faisant
attention à ce que le mur ne soit pas heurté par une balle
avant la fin de sa construction, ce qui le détruirait. Le but du
joueur est de bâtir des murs de manière à confiner les
balles dans un domaine le plus réduit possible, au maximum
25 % de la surface initiale du rectangle.
Et par bonheur pour David, ce jeu existe sur le
PC de Laurent.
Nous avons parlé d'autres jeux vidéos, comme les motos
de lumière de
Tron,
ou le jeu du serpent ou encore un jeu qui n'est pas
vraiment un jeu vidéo, mais un jeu informatique,
core wars.
Ce jeu consiste à écrire un programme machine
qui écrit des données dans la mémoire d'une machine
de sorte à occuper le plus possible d'espace.
Sachant que deux programmes concurrents tournent
simultanément, chacun doit essayer de gêner
le plus possible de fonctionnement de l'autre
programme tout en s'étendant en mémoire.
Le jeu a connu une certaine vogue jusqu'au
jour où quelqu'un a trouvé un programme de taille
très réduite capable de se dupliquer à de multiples
endroits de la mémoire et donc à résister aux
attaques des concurrents. Du coup, le jeu a perdu
tout son intérêt.
Laurent évoque un autre jeu, un vrai jeu vidéo,
Bejeweled.
C'est un jeu dans la lignée de
Tétris,
où il faut réaliser des alignements de pierres
précieuses pour les éliminer et ainsi marquer
des points et récupérer de l'espace de manœuvre.
Il paraît que quelqu'un est allé jusqu'au bout de ce jeu,
là où les programmeurs ont arrêté d'ajouter
des niveaux et des tableaux.
Nous avons parlé du
nuage volcanique
qui a désorganisé le trafic aérien
ces derniers temps. C'est ainsi que Jérôme, qui était
allé travailler aux États-Unis a dû rester
quelques jours de plus, compte tenu de l'annulation
de son vol de retour. De même, une de mes collègues
était en vacances au Japon et elle est rentrée avec
une semaine de retard, à la mi-avril. Et encore, c'est
parce qu'elle est revenue avec une autre compagnie qu'à l'aller.
Si elle avait voulu revenir avec la même compagnie,
elle serait revenue le 13 mai.
Il a été très brièvement question d'une autre catastrophe
touchant l'Europe, les déboires économiques et financiers de la Grèce.
Faites l'inventaire de votre porte-monnaie. Si vous avez
des pièces
représentant un navire, une chouette ou un taureau chevauché par
une femme, il faut vous en débarrasser rapidement !
Dans quelque temps, elles ne vaudront plus rien !
En revanche, il est difficile de savoir quels
billets
ont été imprimés par les Grecs.
Nous avons évoqué les pavés en bois. Il en existe encore
à un endroit de Paris, mais personne ne sait où
exactement. L'inconvénient de ces pavés, c'est qu'ils
sont très glissants par temps de pluie.
David a évoqué la haute-fidélité pour les mélomanes.
Quand il était jeune, les magasins d'électronique
comme la FNAC avaient des rayons entiers d'amplis,
d'autres rayons pour les platines, encore un autre
espace pour les enceintes et ainsi de suite. Maintenant,
ces rayons ont pour ainsi dire disparu, on ne voit plus
par exemple que deux amplis qui se battent en duel.
Il reste encore un peu de choix parmi les mini-chaînes,
mais pour combien de temps ? En fait, ce que les
gens achètent (et donc que les magasins vendent), ce sont
les lecteurs MP3, iPods et autres, malgré la mauvaise
qualité sonore
(déjà signalée par Stéphane).
Plutôt que la fidélité dans la restitution des sons,
les gens recherchent maintenant la disponibilité
continuelle des lecteurs MP3.
Films
En même temps que nous avons parlé des motos
de lumière de Tron, nous avons évoqué également
le film
et sa suite,
dont la bande annonce vient
de sortir. Hélas, je n'ai pas saisi les détails.
Tout au plus ai-je entendu
« Jeff Bridges »
et « Zen » à quelques secondes d'intervalle,
ce qui m'a fait penser à un autre film,
Les Chèvres du Pentagone.
Dans ce film,
Jeff Bridges
joue le rôle d'un colonel puis général américain, blessé
au Viet-nam. Après sa blessure, il dispose d'une
période de convalescence, à la faveur de laquelle
ses supérieurs lui demandent de fréquenter les
milieux hippies et assimilés (d'où l'association
de ce film avec le Zen), pour apprendre dans quelle mesure
il serait possible de maîtriser la puissance psychique,
la télékinésie et divers autres superpouvoirs
dans des buts opérationnels. Et lorsqu'il revient dans
le monde militaire, il arbore un uniforme impeccable
avec des cheveux longs et un catogan. Je ne sais pas
si tout le monde y trouvera son bonheur, mais moi
j'ai bien apprécié ce film.
David évoque un film d'horreur qu'il a vu il
y a déjà plusieurs années :
l'Échelle de Jacob.
Ce film met en scène un ancien du Vietnam
confronté à des phénomènes surnaturels.
En fait, tous ces phénomènes surnaturels
se produisent en dehors du champ de la caméra,
mais le film n'en est pas moins angoissant pour
autant. Peut-être est-il même plus angoissant
qu'un film plus explicite avec tout plein
d'effets spéciaux. David se souvient
que les deux personnes qui l'accompagnaient
et lui-même en étaient sortis en état de choc
et qu'il leur avait fallu boire un verre
d'alcool avant de pouvoir reprendre une
conversation comme avant le film.
Jérôme a vu un film un peu dans le même genre,
mais il n'a pas eu le temps de nous en donner
des détails,
le Festin Nu.
Jérôme a évoqué un film dont
il nous a déjà parlé,
Galaxy Quest.
D'ailleurs, suite à cette réunion, je m'étais
procuré le film et j'avais bien apprécié.
Ce film met en scène un groupe d'acteurs
qui a tourné une série à la Star Trek
et qui en a ras-le-bol de rester cantonné
dans ce rôle. C'est surtout le cas pour l'extra-terrestre
de service, l'équivalent de Mr Spock,
qui est obligé de porter son maquillage
à chaque apparition officielle et de prononcer
au moins une fois son exclamation rituelle :
« Par le marteau de Grabthar ! »
Jusqu'au jour où de vrais extra-terrestres,
qui ignorent la notion de fiction,
se pointent et prennent contact avec eux,
en pensant s'adresser à de véritables explorateurs et
combattants de l'espace. Notons que dans ce film,
Sigourney Weaver porte une perruque blonde
et que cette couleur de cheveux a de l'influence sur son personnage...
Au début de la soirée, alors que nous n'étions pas encore
assis à table, un autre consommateur du Maldoror
a évoqué avec nous les films de
Harry Potter.
Le seul qui lui paraisse à peu près potable est
le troisième,
le Prisonnier d'Azkaban.
Dans les films sortis les derniers,
il y a beaucoup de remplissage.
C'est un peu contradictoire, dans la mesure
où le nombre de pages des livres n'a fait
qu'augmenter tout au long de la série,
tandis que les films ont toujours la même
durée. À l'exception du dernier volume,
qui fera l'objet de
deuxfilms.
[ Je crois l'avoir déjà signalé. Pour la série
Harry Potter, je vais voir les films, ce qui
fait que je consacre trois heures à chaque volume
de la série, pas plus. Je peux ainsi consacrer
le temps disponible à lire d'autres livres qui
m'intéressent nettement plus.
]
Livres
Jérôme évoque une série de livres qu'il a découverts
il y a peu de temps,
Tru Blood.
Le postulat de base est que l'on a découvert
un produit synthétique proche du sang,
ce qui permet aux vampires de s'intégrer
à la société humaine sans recourir à des
morsures et des ponctions sanguines continuelles.
Mais un doute subsiste : les vampires sont-ils
tous parfaitement assimilés ? Se contentent-ils
tous de la consommation du Tru Blood ?
Existe également en
série télévisée,
mais avec l'orthographe
True Blood.
Un autre écrivain a imaginé que les vampires puissent
s'intégrer à la société.
[ Non, nous n'avons pas
évoqué
Stephanie Meyer
et Twilight.
]
Dans les
romans du Disque-Monde
de Terry Pratchett
qui se passent à
Ankh-Morpork,
les vampires ont pignon sur rue.
En contrepartie, ils font tous partie d'un mouvement
inspiré des
Alcooliques Anonymes
de notre monde
pour renoncer à mordre ses concitoyens et leur
sucer le sang : réunions régulières où chacun
fait part de ses difficultés et de ses progrès
et où les membres se soutiennent et s'encouragent mutuellement.
Également, chaque membre arbore un ruban noir
plié en alpha, à l'image des divers rubans que
nous connaissons, en particulier le ruban rouge
contre le SIDA. Dans la version anglaise, celle
que David et moi lisons, les vampires sont donc
appelés également
black ribboners.
Nous avons évoqué les livres
d'Enid Blyton.
Connue essentiellement pour
Oui-Oui
(Noddy
en version originale), elle a écrit
d'autres séries de livres, avec
le Clan des Sept,
et le Club des Cinq.
Nous avons cité une série analogue,
les Compagnons de la Croix-Rousse.
Mis à part que cette dernière série
se passe à Lyon, qu'elle a un autre auteur
et qu'elle a été éditée dans
la bibliothèque verte et non pas rose.
Néanmoins, ces trois séries sont très ressemblantes.
Personnellement, je ne peux pas juger,
car je n'ai jamais rien lu de la série
le Clan des Sept ni de la série
les Compagnons de la Croix-Rousse.
Encore une série éditée à la Bibliothèque Rose,
c'est Fantomette.
Nous en avons brièvement parlé et j'ai appris
notamment que la série avait donné lieu à
une série de dessins animés.
Séries télévisées
Nous avons évoqué la série
Cosmos 1999.
Bien que j'en ai vu un certain
nombre d'épisodes, mes souvenirs sont
très vagues. En revanche, d'autres
participants en gardent des souvenirs
précis, notamment le fait qu'il semble
n'y avoir que deux décors :
la salle de commandement et la
salle 107.
Lors de son séjour en Amérique il y a quelques jours, Jérôme
s'est esquinté le genou. Depuis, il
se déplace avec une canne. Ainsi que Laurent
le fait remarquer, on croirait que
Jérôme a pris modèle sur
Dr House.
Jérôme ajoute qu'il a eu un déplacement
professionnel à Cannes la veille de la
réunion, c'est-à-dire également la veille
du Festival de Cannes.
Et lorsqu'il s'est promené sur la Croisette,
avec ses lunettes de soleil et sa canne,
les gens se retournaient sur son passage,
vraisemblablement en se demandant si
la série Dr House
se faisait un peu de publicité
en participant au festival.
Nous avons évoqué d'autres séries télévisées,
mais je ne les connais pas et je n'ai pas
non plus retenu les détails. Il y a eu
Weeds, l'histoire d'une veuve
américaine qui arrondit ses fins de mois en
jardinant des herbes... un peu spéciales.
Il y a eu
Blake's Seven,
une série à la Cosmos 1999
mais avec une atmosphère toute britannique.
Il y a eu
Young Ones,
l'histoire de quatre jeunes anglais.
Et il y a eu Age of Darkness
dont je n'ai retenu aucun détail.
Émissions de télévision pour les enfants
Laurent a rappelé ce qu'il a déjà déploré
lors d'une réunion précédente,
que Goldorak
n'est toujours pas réédité en
DVD en France, pour des questions de droits
d'auteur. Certes, ce dessin animé avait bien
marché en Italie et il est possible d'acheter
des DVD produits pour l'Italie, mais ces DVD
ne contiennent pas de version française.
D'autre part, Sébastien a demandé comment
le dessin animé se terminait. Comme tous les
autres participants avaient vu le dessin animé
jusqu'au bout ou s'en fichent, Laurent a donc
résumé l'épilogue de l'histoire. Je n'en ferai
pas de même ici, pour ne pas gâcher le plaisir
d'un lecteur qui regarderait le dessin animé
en italien sur DVD.
David regarde avec ses enfants
les Thunderbirds
(en français, les
Sentinelles
de l'Espace).
Après un avis initial peu favorable,
les enfants de David se sont mis dans
l'ambiance et ont apprécié la série.
Une série dont j'ai vaguement entendu parler, c'est
l'Autobus à Impériale.
Elle met en scène des enfants dont le terrain
de jeu est un autobus à impériale désaffecté
et dans lequel se trouvent bon nombre de trappes,
de cachettes et de passages secrets. Cette émission
a fait l'objet d'une saison de 12 épisodes,
puis s'est arrêtée.
Certains voudraient retrouver
la Linéa,
un dessin animé qui figurait dans
l'émission
l'Île aux Enfants.
Hélas, il semble qu'il n'existe pas en DVD.
À ce propos, nous avons pu constater qu'il
existe comme un fossé de génération entre
les jeunes quadragénaires (ou presque quadra)
comme Laurent et Jérôme et les quadragénaires
« avancés » comme moi. En effet,
j'ai signalé que je connaissais ce dessin
animé parce que je regardais
l'Île aux Enfants
tout en faisant mes devoirs pour préparer le bac.
Alors que Jérôme et Laurent étaient encore
des gamins à cette époque.
[ En fait, la différence n'est peut-être pas aussi
importante que cela. L'émission existait déjà depuis
plusieurs années lorsque j'ai commencé à la regarder
en faisant mes devoirs.
]
David demande si en France, nous avons eu droit
comme lui aux
Banana Splits.
Il s'agit d'une émission avec quatre animaux
interprétés par des humains en costume.
Sans vouloir y mettre ma main à couper,
j'ai l'impression que cette émission a
été importée en France avec le titre
Animal Parade.
[ En fait, c'était une traduction et adaptation,
pas une simple importation. ]
Une autre série que David connaissait mais
qui, à ma connaissance n'a pas été diffusée
en France, ou a eu une diffusion très
confidentielle, c'est
Gilligan's Island.
J'en ai néanmoins entendu parler indirectement.
La chose que j'en ai retenu, c'est que la
musique du générique
est le genre de mélodie qui
s'incruste dans votre tête et qui vous
obsède pendant deux ou trois journées sans
que vous puissiez vous en débarrasser.
David a tenté de la fredonner, mais
le résultat n'a pas été probant,
j'ai immédiatement oublié la mélodie.
Peut-être y avait-il à l'époque un effet
de répétition pour une émission quotidienne
ou hebdomadaire.