La voix du secrétaire (Jean), avec l'aide de Laurent et d'Olivier
Présents à la réunion, en fonction de l'ordre approximatif d'arrivée :
Charles,
Olivier (M),
Laurent (B),
moi,
Théo,
Camille,
et Franck.
Nous avons mangé des salades aux lardons, au poulet et au curry, ou au Saint-Félicien,
de l'agneau et du poulet.
Nous avons bu diverses bières, dont de l'Orval et de la Kwak,
ainsi que de la vodka et un Ricard.
Comme nous en avions convenu, Charles m'a remis l'attestation
de domiciliation à la
Maison des Association du 17e arrondissement,
papier que je n'avais pas pu retirer lors
de mon passage il y a deux semaines, la personne présente
ce jour-là n'ayant pas réussi à retrouver les clés.
Charles, quant à lui, n'a pas eu de problème pour obtenir
les clés et c'est ainsi qu'il a pu retirer le courrier
de la boîte aux lettres et qu'il a pu ranger d'autres papiers
dans le casier. Laurent est passé à une autre occasion
et son problème a été qu'il ne se souvenait plus du numéro
de la boîte aux lettres et il n'était pas sûr que nous avions
un casier. Lors de la réunion, je suis venu avec l'épinglette
à l'effigie de notre association pour montrer qu'il est facile
de l'attacher à un anneau à clés, ce qui ferait qu'il serait
nettement plus facile de repérer nos clés dans le tableau.
Cela a donné l'idée à Laurent de commander des porte-clés pour
changer des épinglettes à l'occasion d'une prochaine conférence.
Je raconte que je suis allé à la MA17 après mon travail, car je travaille
rue Fructidor, à la limite entre le 17e arrondissement
et Saint-Ouen. Le problème, c'est qu'il faut traverser
le boulevard périphérique et il n'y a pas beaucoup d'endroits
pour ce faire. Dans mon cas, il y a un passage avec l'avenue
de la porte de Saint-Ouen, et un autre avec la rue du Bois le Prêtre.
Lorsque j'ai demandé l'itinéraire avec le service interfacé avec
les Pages Jaunes,
c'est-à-dire
Mappy,
la première fois j'ai demandé l'itinéraire à partir de la
rue Fructidor sans préciser le numéro. L'itinéraire proposé
passait donc par l'avenue de la Porte de Saint-Ouen. Puis j'ai
relancé la requête en indiquant le numéro et là, l'itinéraire
obtenu me faisait passer de l'autre côté, rue du Bois le Prêtre.
J'ai également demandé l'itinéraire en prenant les transports
en commun et j'ai attendu longtemps la réponse, jusqu'au moment
où j'ai arrêté ma machine. Cela dit, pour prendre les transports en
commun, je peux aller jusqu'à la station Porte de Saint-Ouen,
prendre le métro, descendre à la station suivante Guy Môquet et terminer
le trajet à pied jusqu'à la MA17. Ou bien, prendre le RER C
à Saint-Ouen, changer plusieurs fois de ligne pour
arriver à Brochant ou à Guy Môquet et terminer à pied.
Le trajet entièrement pédestre est plus court et à peine
plus fatigant (en distance de marche).
Charles nous signale que la MA17 dispose de salles de réunion
et qu'il nous est possible de les réserver si nous en avons
besoin. Il suggère notamment d'organiser des tables rondes
après publication d'un article pour compléter si nécessaire
ce qui a été dit et pour former les éventuels néophytes
qui participeraient à ces réunions. Je fais remarquer
que c'est la réapparition du serpent de mer des réunions
techniques. Et l'on rappelle que le groupe de
Lyon
a déjà organisé des réunions techniques. Deux
pour être exact.
[ Quoique, l'idée est intéressante dans la mesure où
elle tord le cou à quelques obstacles qui existaient jusqu'à
présent : plus besoin de prospecter pour trouver une
salle d'accueil, préparation facilitée compte tenu du fait
que la préparation de l'article, qui ne changerait pas,
serait utilisable pour la réunion surtout si l'auteur
participe à cette réunion. ]
La nouvelle version de Perl, la
version 5.12,
vient d'être publiée.
Contrairement à la 5.10, je
ne sais pas quelles sont les nouveautés de cette
version, notamment s'il y a des avancées aussi importantes
que le smart match et les structures
given ... when .... Laurent me demande si c'est
chromatic
le pumpking
de cette nouvelle
version. Non, car si c'est bien une polémique entre
Rafael et chromatic qui a fait que Rafael a renoncé à
son rôle de
pumpking,
ce n'est pas pour autant
que chromatic a pris sa succession. J'ai juste vu dans
la nouvelle sur
use.perl
que le prénom du nouveau pumpking
est Jesse, donc il s'agit peut-être de
Jesse Vincent.
[ Supposition confirmée après coup. ]
La diffusion de Perl 5.12 m'a fait me rappeler
qu'une autre diffusion était attendue pour le mois
d'avril :
Rakudo Star
la première version tout public de l'interpréteur
Rakudo
de Perl 6,
était promise pour avril 2010.
Le mois n'est pas terminé, certes,
[ maintenant, si, au moment où vous lisez ces mots, le mois d'avril est terminé ]
mais on devrait déjà en entendre parler. Laurent évoque de vagues contraintes
familiales de Patrick Michaud, qui feraient que
cette publication serait retardée.
C'est la première réunion qui fait suite au salon
Solutions Linux 2010.
Laurent nous raconte comment cela s'est passé.
Il n'a pas pu être présent tout le temps,
seulement à la fin du deuxième jour et pendant
la totalité du troisième. Pour ce qu'il en sait,
l'assistance à notre stand était plus calme
que l'an dernier. Il faut dire qu'il n'y avait
pas de hors-série de GLMF à diffuser, ce qui
enlevait une certaine affluence à notre stand.
En revanche, il y avait de la décoration, avec les
cartes de CPAN
réalisées par Franck
(et que, d'ailleurs, Laurent a restituées à Franck
lors de la réunion).
Pour le reste du salon, Laurent ne peut rien
dire, car les seuls moments où il a quitté le
stand, c'était pour aller aux toilettes ou
pour aller chercher un sandwich. Il n'a pas pu
faire le tour du salon, ni même du village
associatif.
Et j'ai posé la question qui fâche :
Quid de la présentation
de Perl 6 au salon par Stéphane ?
Éh bien, il n'y a pas eu de présentation de Perl 6.
Stéphane a contacté Laurent peu de temps avant le
salon pour lui dire qu'il ne savait pas quel message
faire passer, donc quelle orientation donner à
sa présentation. Du coup, il n'a rien rédigé.
Quelque part, Laurent n'était pas étonné. Moi
non plus.
[ Pour un geek qui joue sur les
rapports entre signifiant et signifié, pour un lecteur de
McLuhan
qui sait que
Stéphane aurait dû comprendre que l'absence de message est en soi un message
et que ce message est :
Perl 6, ce n'est pas pour tout de suite, Perl 6, ça n'avance pas.
Était-ce vraiment le message que Stéphane souhaitait
faire passer ?
]
Nous avons parlé de la conférence
FPW 2010,
qui aura lieu à
Calais.
Pour l'instant, il n'y a que 16 inscrits
[ en fait un peu plus, 21 à la date de la
réunion ]. Nous espérons que d'autres personnes
s'inscriront pour la conférence. Et il y aura
également les étudiants locaux, qui passeront
nous voir à l'occasion. Quant aux exposés,
il y en a quelques-uns de proposés, dont
deux de longueur normale par
Franck,
plus une communication-éclair
par moi.
Nous évoquons un sujet qui intéresse plutôt
Charles :
Jifty.
Parmi les projets du
Google Summer of Code
plusieurs concernent
Jifty.
Camille a eu des problèmes avec le module
URI
de Gisle Aas.
Ce module admet les URI comportant un espace
%20. Or, c'est interdit par
la RFC correspondante.
À l'inverse, le module
Regexp::Common
d'Abigail
rejette à juste titre ces URI.
Camille prétend avoir l'intention de faire passer un sale quart d'heure
à Gisle Aas s'il le rencontre. Je lui suggère de commencer
par émettre un
rapport de bug.
À ce propos, je signale que je ne comprends pas la
différence
entre les URI, les URL et les URN. De la discussion qui s'en est suivie,
il apparaît que la situation n'est pas claire. Tout au plus
avons-nous pu apprendre que tous les URL sont des URI, mais
que certains URI ne sont pas des URL. Il semblerait que la
présence ou l'absence du protocole (ou schéma) « http »,
« ftp » ou autre soit un critère pour savoir si un URI
est un URL.
[ À l'occasion de la rédaction de ce compte-rendu, j'ai survolé
ou consulté certains des documents proposés par la requête ci-dessus.
Cela confirme mon impression, la question est obscure pour certains
et confuse pour d'autres. Notamment, le
W3C
nous donne un texte
expliquant que les concepts ont évolué entre la conception « classique »
et la conception « contemporaine ».
Les différentesexplicationsproposées
me permettent d'avoir une vague idée de cette différence, mais me laissent
penser également que la confusion risque de durer encore longtemps.
Sans compter que Microsoft va sortir (ou a déjà sorti) des extensions
enfreignant les règles du W3C et que IBM va nous ressortir ces
notions sous un autre nom et en nous les présentant comme un
révolution conceptuelle majeure.
D'autre part, pour les URN, on retrouve toujours le même exemple, le
numéro ISBN.
]
Les travaux de Franck ont été bénéfiques à
Gephi,
un logiciel libre de traitement des graphes
et à ceux qui s'en occupent.
Contrairement à Graphviz,
Gephi est interactif, c'est-à-dire que l'on peut
modifier le graphe lorsqu'il est affiché.
Ce logiciel est écrit en
Java.
Il a été question de la dissipation thermique des puces
électroniques. C'est l'un des principaux obstacles aux
progrès en performances en informatique. La quantité
de chaleur à dissiper n'a pas l'air de décroître au fil
des années. Heureusement, si j'ai bien compris, cette
quantité de chaleur est proportionnelle à la quantité
de silicium, donc avec l'augmentation de la densité
de transistors par millimètre carré, heureusement,
cette limite ne bloque pas l'amélioration des performances,
c'est simplement une gêne au progrès.
Charles nous parle d'un gadget qu'il a acquis récemment,
un genre de stylo qui permet d'écrire (normal pour un stylo)
et de stocker la page écrite dans un fichier (moins fréquent).
Les positions successives de ce stylo sont repérées par
un accessoire en forme de haricot, relié à un port USB
de l'ordinateur. Ce haricot peut aussi fonctionner en autonome,
sans être connecté et stocker les fichiers, pour les restituer un peu plus
tard, lorsqu'il sera branché à l'ordinateur. À ce gadget est associé
un logiciel de reconnaissance optique de caractères,
capable de traiter l'écriture manuscrite.
Hélas, Charles regrette que le système de fichiers ou le format des fichiers, je
ne sais plus lequel, ne soit pas libre. Et si l'on convertit
les fichiers en JPEG, cela fait perdre les caractéristiques
dynamiques des mots écrits.
Quant à savoir pourquoi passer par une reconnaissance
de caractères manuscrits, alors que nous savons taper
assez rapidement sur un clavier, je trouve que pour utiliser
un clavier, cela nécessite de disposer des deux mains,
ce qui n'est pas toujours le cas et d'autre part,
d'être installé comme il faut, ce qui n'est pas non plus
toujours le cas. Alors que l'on a plus de latitude pour
l'écriture manuscrite.
Nous nous intéressons toujours à
Windows 98.
Laurent, d'abord,
car il ne désespère pas de pouvoir récupérer les fichiers
de l'ancien disque dur de Françoise. Mais aussi Olivier,
dont la tante vient de reprendre un abonnement à Internet,
après plusieurs années d'absence du net. Lorsqu'elle
avait son abonnement précédent, elle était en
Windows 98
avec Outlook
(non, pas Outlook Express).
Olivier voudrait lui installer
Xubuntu,
mais il faut récupérer les e-mails. Il n'est
pas possible de récupérer des e-mails Outlook
depuis Thunderbird
sous Xubuntu (le format de stockage d'Outlook n'est pas
documenté, et probablement protégé par des brevets). Par contre on peut
récupérer un boîte Outlook avec Thuderbird pour Windows qui utilise les API
publiques d'Outlook. Mais les versions actuelles de Thunderbird ne
fonctionnent pas Windows 98.
Donc, impossible de récupérer l'historique des messages.
Nous avons évoqué le
LHC
et sa remise en service.
Ses prédécesseurs
(qui utilisaient la même infrastructure,
notamment le même tunnel) fonctionnaient dix mois
par an et étaient en maintenance pendant les deux mois
les plus froids de l'hiver. Pourquoi ?
Parce que ce sont les deux mois où la demande
en électricité est la plus forte, donc le CERN
ne voulait pas ajouter sa consommation caractérisée
par des pointes soudaines lors de ces deux mois.
Néanmoins, pour le LHC, ces considérations ne sont
plus de mise. La campagne d'utilisation du LHC
durera 18 mois d'affilée.
Donc, nécessairement, au moins un hiver entier.
Cela doit être à la suite de ce sujet que
nous en sommes venus à parler
du film de Walt Disney,
le Trou Noir.
Il a été question du savant qui occupait
un laboratoire orbital tournant autour du
trou noir, laboratoire nommé « Cygnus ».
N'ayant pas vu le film, j'ai demandé à quoi
pouvait ressembler un trou noir dans ce film,
ce genre de phénomène étant assez peu cinégénique.
Cela dit, j'aurais dû savoir qu'Hollywood n'hésite pas
à prendre des libertés avec la réalité, qu'elle soit
scientifique ou historique.
Nous avons évoqué les livres de Tom Clancy
et les films qui en sont dérivés. Laurent et moi avons lu
Tempête Rouge,
un livre qui évoque la Troisième Guerre Mondiale,
où les méchants Soviétiques envahissent l'Allemagne
et l'Islande et où les valeureux Américains volent
à la rescousse de l'Europe. Laurent évoque notamment
un passage avec
des missiles à guidage acoustique.
Nous avons tous deux du mal à comprendre comment
l'utilisation de l'acoustique est possible sur
des missiles volant à plus de 100 m/s,
voire beaucoup plus dans le cas des missiles anti-aériens.
Cela doit être très bruyant, rien qu'avec le
fonctionnement du réacteur du missile et le
frottement de l'air sur la coque du missile.
Pour le guidage acoustique des torpilles,
je veux bien, mais pas pour les missiles.
Après un échange é-épistolaire,
nous avons compris ce qui s'est passé.
Tom Clancy décrivait la technique
du home-on-jam.
Lorsqu'un missile perd le signal à cause
du brouillage, s'il est suffisamment perfectionné,
il est programmé pour changer de point de vue
et pour considérer que le brouillage
est le signal à suivre.
Le brouillage est un cas particulier de ce phénomène
physique que l'on appelle « bruit ».
Même si pour le commun des mortels, le bruit
est un phénomène purement sonore, pour quelqu'un
qui a des notions, même très rudimentaires,
en électronique, le bruit peut être un phénomène
électronique ou électro-magnétique et c'est le
contexte qui permet de savoir.
Pour en revenir au roman,
dans la V.O., il est écrit :
The Tomcats
closed in quickly while the radar-intercept
officers in the back seat of each fighter flipped the
Phoenix missile
seeker to
home-on-jam
guidance mode. Instead of depending on the aircraft's own radar for
guidance, the missiles would seek out the noise
transmitted from the
Badgers.
Il est évident qu'il s'agit, dans ce cas, de bruit électro-magnétique,
puisqu'il est associé aux signaux radar. Or, la traductrice du
livre a eu recours à un sous-marinier pour obtenir des
conseils techniques. Même si les sous-mariniers ont de bonnes
connaissances en électronique, ils vivent dans un milieu
où le son est primordial. Le brouillage, pour eux, est donc
du bruit acoustique. La traductrice n'a pas pris de recul
et c'est dans un contexte sous-marinier qu'elle a traduit ce passage aérien :
Les Tomcats
s'en approchèrent rapidement et les officiers d'interception
radar à l'arrière de chaque appareil règlèrent les têtes chercheuses des
Phoenix
pour qu'elles se verrouillent sur le son. Au lieu d'être guidés par
leurs propres radars du bord, les missiles chercheraient le bruit diffusé
par les Badgers.
En fait « le bruit diffusé par les
Badgers »
est une traduction
correcte, car « bruit » pourrait signifier « bruit électro-magnétique ».
Mais c'est la traduction de home-on-jam
en « se verrouiller sur le son »
qui met à bas l'édifice et qui nous fait passer
dans le domaine sémantique de l'acoustique.
Nous évoquons également la bataille aéronavale
du chapitre « la danse des vampires »,
qui met en scène entre autres une femme pilote,
chargée de convoyer un
F-15
des États-Unis vers le Royaume-Uni.
À un moment, elle voit des avions qui ne lui avaient
pas été signalés sur son plan de vol. En s'approchant,
elle constate que ce sont des bombardiers soviétiques.
Du coup, la simple mission de convoyage se transforme
en mission de chasse libre et elle abat trois
bombardiers. Laurent évoque également le
passage décrivant l'action du
système de défense CIWS
face à une salve de missiles. Comme les deux missiles les plus
proches sont à exactement la même distance du navire,
le CIWS ne sait pas
lequel représente la menace la plus grave et
du coup, il se met en position neutre, laissant les
deux missiles frapper chacun une cible.
Lorsque j'ai lu ce passage, j'ai « entendu les
dés rouler ». En effet, il y a de fortes chances
que Tom Clancy se soit basé sur quelques parties du
jeu Harpoon
pour les scènes de batailles aéronavales de son roman
et cet incident avec le CIWS
fait penser à un échec critique.
Outre Tempête Rouge, Tom Clancy a écrit un
cycle de romans avec Jack Ryan comme personnage principal.
Certains ont été adaptés à l'écran, avec
Alec Baldwin
puis Harrison Ford
et Ben Affleck
dans le rôle
de Jack Ryan.
Je n'ai lu que À la Poursuite d'Octobre Rouge
et Danger Immédiat et au cinéma je n'ai vu que
À la Poursuite d'Octobre Rouge,
tandis que Laurent en a lu et vu plus que cela.
Il a notamment lu
la Somme de toutes les Peurs.
Le livre fait 935 pages,
le film
fait 124 minutes,
autant dire que, selon toute vraisemblance, le film ne suit pas exactement
le livre. Ce roman contient entre autres la
description détaillée d'une explosion atomique,
avec la chronologie des phénomènes qui
se produisent.
Cela me rappelle un passage d'Octobre Rouge
(le livre), où l'auteur décrit avec le même soin
méticuleux un accident qui se produit dans le circuit
hydraulique d'un sous-marin Alfa. Ce passage a marqué
Laurent, également, puisqu'il a été capable
de se remémorer chacune des étapes.
Dans Octobre Rouge (le film),
Laurent a bien aimé la
scène finale
avec l'ambassadeur russe, qui annonce à un haut fonctionnaire américain la
perte d'un sous-marin et la réponse de ce haut-fonctionnaire,
narquois et faussement catastrophé :
Comment ? Vous avez encore perdu un sous-marin ?
Nous avons cité d'autres livres du cycle, comme
le Cardinal du Kremlin,
Jeux de Guerre,
Debt of Honor, qui se termine
avec un avion qui s'écrase délibérément sur
le Capitole à Washington, alors que Jack Ryan
venait d'être nommé vice-président quelques
minutes auparavant et a réussi à s'échapper juste à temps
et Executive Orders
qui lui fait suite et qui commence par une
scène où le Président Ryan est en train de jouer
au golf.
Un peu plus tard, Laurent a mentionné un livre
écrit par un Américain dans lequel ce sont les Américains
qui ont tout inventé, qui sont les meilleurs, et ainsi
de suite. Je signale que je connais ce genre de livres
et que, justement, Tom Clancy en a écrits
et que j'en ai lus quelques-uns. Les
livres de cette série
sont des reportages sur les forces armées des États-Unis.
Et dans ces livres, les Américains sont les meilleurs,
les plus beaux, les plus balèses, les plus...
L'un de ces livres
est consacré à l'aviation de combat
tactique. Vous croyez que le tactical airpower
a été inventé par les Allemands, avec le tandem
Stuka-Panzer ? Éh bien non.
C'était une bonne idée, certes, mais, ainsi que Clancy
l'explique dans son introduction, la véritable
naissance du tactical airpower
fut la mise en service par les Américains du
P-47 Thunderbolt.
Car si vous lisez entre les lignes,
il est en effet impensable qu'une
avancée technique ou scientifique ait pu se produire
ailleurs qu'aux États-Unis. Et il remet cela dans les dernières lignes
de la conclusion, où il rappelle que le
tactical airpower est une
« invention presqu'entièrement américaine »
et de la façon dont la phrase est tournée, il laisse
croire également que la démocratie est aussi une
invention américaine (et la Grèce antique ?
et l'Islande médiévale ?).
[ Une autre remarque désobligeante sur cette série
de livres, c'est la mesure des grandeurs physiques.
Bien que Tom Clancy
se débrouille mieux que la NASA,
il lui reste encore quelques petits trucs à apprendre sur la bonne façon de
convertir les unités,
notamment les notions d'arrondi et
de « chiffre significatif ». Voici par exemple un extrait
de Fighter Wing, traduit par mes
soins. Cet extrait décrit un ravitaillement en vol.
Pendant ce temps, les deux avions effectuent un
« hippodrome » ovale à la vitesse de
300 nœuds / 545,5 km/h, à une altitude
de 20 000 à 25 000 pieds / 6 060,1
à 7575,8 m.
Vous avez bien compris : si les avions volent
à 7 575,9 m d'altitude, c'est de la triche.
Mais à 7 575,7 m d'altitude, là c'est correct.
Pareil, à 545,7 km/h, c'est un excès de vitesse.
À une autre page du livre, il donne une surface de
12 000 miles-carrés, puis
le traduit en unités métriques : 3,5 millions d'acres !
]
Un autre livre du même style, mais pas du même auteur, m'a laissé une impression
assez bizarre. Il s'agit de
Chariots of the Damned,
un livre qui retrace les exploits des hélicoptères de
transport des opérations spéciales des USA.
Tout au long du livre, les Américains sont les plus
beaux, les plus forts, les meilleurs.
Le livre présente quelques réussites, comme une
mission lors de la Guerre du Golfe en 1991 ou la
récupération
du capitaine Scott Grady,
abattu par les Serbes en 1995,
mais il relate une majorité d'échecs.
Dans certains cas, il s'agit d'opérations qui ont été
correctement exécutées, mais dont le résultat a
été un échec. C'est le cas du
raid sur la prison de Son Tay,
au Nord-Viêtnam, raid destiné à libérer des prisonniers de
guerre américains. Ce raid s'est déroulé exactement comme
prévu, sauf que les prisonniers avaient été transférés
dans une autre prison quelques semaines avant le raid.
(Laurent note que cela lui rappelle un épisode
de Without Remorse de Tom Clancy).
Dans d'autres cas, ce sont des opérations dont le résultat
semble avoir été un succès, mais dont l'exécution
est loin d'avoir été parfaite. C'est le cas de
l'invasion de la Grenade en 1983,
qui s'est soldée par une victoire américaine,
mais comme l'explique le livre, au prix d'un
nombre de victimes hors de proportions avec
la durée de l'opération, 3 jours.
Et il y a finalement des catastrophes
indiscutables, comme
l'opération Eagle Claw
(la tentative de libération
des otages retenus à l'ambassade américaine de Téhéran
en 1980) ainsi que
l'affaire de Mogadishio le 3 octobre 1993,
immortalisée par le film
la chute du Faucon Noir.
Et malgré tout cela, les auteurs sont
persuadés que les Américains sont les
plus forts et les meilleurs, ils ne se privent pas de le dire.
Il a été question également des films de
James Bond.
Laurent était d'avis que
Timothy Dalton avait tourné trois films
de James Bond, moi il me semblait qu'il n'y
en avait que deux. C'est moi qui avait juste,
Timothy Dalton a tourné dans
The Living Daylights
(avec la violoncelliste)
et License to Kill
(avec les requins).
En dehors des James Bond, Timothy Dalton
est apparu également dans
FlashGordon,
où il jouait le rôle du
prince Barin.
Laurent s'en souvient, mais pour ma part,
j'avoue ne plus m'en souvenir, je n'ai vu le film
qu'une fois et c'était à sa sortie en 1981.
Pour en revenir aux films de James Bond,
Laurent rappelle le début de
Demain ne meurt jamais
et signale que
l'avion à bord duquel James Bond s'échappe
est un L-39 Albatross.
Or il existe depuis quelque temps une
patrouille acrobatique civile
pilotant des Albatross. Cette patrouille est sponsorisée
par Breitling.
Je signale qu'il existe une autre patrouille
acrobatique sur avions à réaction :
la patrouille Tranchant,
sur Fouga Magister.
Nous avons évoqué les voyages à l'étranger et le
problème des paiements une fois à l'étranger.
Laurent témoigne de l'intérêt d'utiliser des
Traveller's Checks :
si vous les perdez ou si on vous les vole, vous
pouvez en obtenir d'autres, ce qui est bien utile
lorsque vous êtes dans un pays lointain.
Je raconte quant à moi des vacances dans un pays
proche, l'Autriche, en 1998. Le paiement par
carte bancaire était assez peu répandu.
Et notamment, l'hôtel où nous logions n'acceptait
pas le paiement par carte. Quant au paiement par chèque,
inutile de rêver, y compris de nos jours avec
la monnaie unique. Heureusement, nous
avons pris conscience du problème la veille du départ
et non pas le jour-même. Donc, après concertation,
la réception de l'hôtel a téléphoné à une banque
locale pour prévenir que nous allions effectuer
un gros retrait. Comme le retrait maximal autorisé
à la banque était encore inférieur à la note de l'hôtel,
nous avons passé la journée avec un œil pour admirer
les paysages et monuments touristiques et l'autre
pour chercher les banques et les distributeurs de billets,
pour pouvoir compléter la somme.
Sur un tout autre sujet, il a été question des dinosaures,
en particulier les dinosaures de grande taille.
Comment leur organisme faisait-il pour envoyer
le sang jusqu'aux extrémités supérieures de leur corps ?
Charles nous cite une hypothèse selon laquelle ils
auraient eu plusieurs cœurs. Laurent estime
quant à lui que pour pomper le sang jusqu'à la tête,
les dinosaures avaient recours à des
shadoks,
pour qui pomper est une seconde nature.
Signalons que, malgré la présence de dents, les
shadoks
sont des oiseaux, donc des descendants
de l'archéoptéryx, donc un peu des dinosaures.
Charles nous révèle que le tabac est une plante
naturellement transgénique. Des chercheurs ont
constaté en effet que dans le patrimoine génétique
du tabac, on trouve des gènes caractéristiques
d'un insecte. Donc, un jour, par un mécanisme
encore inconnu, de l'ADN animal s'est combiné avec
l'ADN du tabac et la plante ainsi touchée a survécu
et produit des graines. Il n'est pas exclus que le
phénomène se soit produit dans d'autres espèces, mais
il a pu passer inaperçu si, par exemple, une plante
combine son ADN avec celui d'une autre plante. La
différence est moins importante donc moins visible
qu'entre l'ADN du tabac et un ADN d'insecte.
[ Et quelques semaines plus tard,
slashdot
a relayé une information semblable, concernant les pucerons.
]
Laurent nous évoque ses problèmes de vision.
Il est hypermétrope
et il a des problèmes pour la perception du relief.
Notamment, il est incapable de voir le dessin caché dans les
stéréogrammes,
ces dessins
qui ont connu une
certaine vogue en 1994 environ. Cela dit, moi qui
n'ait pas de problème de perception du relief
(quoique...),
je suis tout autant incapable de percevoir le dessin
caché de ces
stéréogrammes.
Charles nous apprend
qu'il existe des lentilles progressives pour ceux
qui ne veulent pas de lunettes. J'ai du mal à comprendre
le principe d'une lentille progressive.
Pour les verres
de lunettes, j'arrive à comprendre : la courbure
et l'indice de réfraction ne sont pas les mêmes entre
le haut et le bas du verre, donc les propriétés optiques
changent. Ainsi, en dirigeant l'axe visuel vers le haut
ou vers le bas du verre, l'individu peut choisir
les propriétés optiques favorisant la vision de loin
ou la vision de près. Mais comment peut-on
diriger l'axe visuel de l'œil lorsque la lentille
est au contact de la cornée ? Peut-être existe-t-il
un phénomène que j'ignore et qui permet de faire varier les propriétés
optiques de la lentille...
[ Si l'on en croit
les explications
sur le net, dans certains cas les zones de correction sont concentriques, dans
l'autre cas elles divisent le champ visuel en deux moitiés comme
c'est le cas pour les verres progressifs de lunettes.
Et je continue à ne pas comprendre comment on fait pour que la
partie la plus sensible, la foeva, vise
dans un cas à travers la zone de correction de près et dans
l'autre cas à travers la zone de correction de loin.
]
Et finalement, une bonne nouvelle à venir : le
Maldoror
ferme pendant la seconde moitié du mois de mai, mais
il restera ouvert la première moitié. Donc, le 12 mai, lors de notre
prochaine réunion, il fera beau temps ! Nous n'aurons pas à errer sous la pluie à la recherche
d'un lieu de remplacement pour notre réunion.