La voix du secrétaire (Jean) avec l'aide d'Emmanuel et de Jérôme
Présents à la réunion, en fonction de l'ordre d'arrivée :
Emmanuel,
moi,
Richard,
Olivier,
David (L),
Éric,
Laurent (B),
Jérôme,
et Laurent (G).
Nous avons mangé des salades composées aux lardons, ou au chèvre chaud,
du boudin blanc et des entrecôtes.
Nous avons bu diverses bières, dont de la Kwak, de la Petrus, de la Carolus,
ainsi que de la vodka, du Coca-Cola et de la limonade.
Nous avons parlé de divers sujets, que j'ai essayé
de classer comme habituellement en Perl,
Internet,
informatique
et points divers.
Mais reconnaissons-le, compte tenu des enchaînements logiques
entre les sujets abordés, certains sujets se retrouvent dans une
catégorie inadaptée.
Ainsi qu'il en avait le projet depuis un certain
temps, Éric a décidé de quitter la région parisienne
pour le sud-ouest. C'était donc sa dernière participation
à une réunion de
Paris.pm
en tant qu'autochtone (il n'est
pas exclus qu'il nous rende visite un jour).
Il va donc habiter
Biarritz.
Et peut-être
créer Biarritz.PM ?
Il a peur d'être un peu isolé en tant que mongueur
de Perl et d'être ainsi le seul membre de ce groupe.
Ce qui n'empêchera pas plusieurs participants de s'abonner
à la liste Biarritz.pm pour y générer du trafic.
D'autre part, nous nous rappelons que Briac
a lui aussi déménagé dans le sud-ouest il y a
quelques années, mais ce n'était pas
à Biarritz. Donc si la distance n'est pas trop
grande, peut-être seront-ils deux dans le groupe local...
Laurent (B) en profite pour suggérer que les
Journées Perl Francophones
2010 se passent à Biarritz. Enfin, peut-être pas,
cela fait un peu court. Mais pour les Journées
Perl Francophones 2011, là c'est jouable.
Éric n'a ni confirmé, ni démenti.
Emmanuel fait partie du
Projet Fedora.
La version distribuée en ce moment est la
Fedora 12,
ce qui veut dire que la Fedora 13 est en préparation.
Il a été décidé que cette version comportera
Perl 5.10.1.
Du coup, il faut regénérer tous les paquets dépendant
de Perl. Et c'est ainsi qu'en quelques jours, la liste des contributeurs
Fedora a reçu 1200 messages pour dire que « le
paquet perl-Xxx-Yyy
a été regénéré avec Perl 5.10.1. »
Emmanuel m'a précisé ultérieurement que le but n'était pas simplement
la migration d'une version mineure à l'autre, mais,
comme indiqué dans ce message,
un changement impliquant une incompatibilité binaire, le mode débug
ayant été désactivé lors de la génération de l'interpréteur perl.
Et entre la réunion et le message d'Emmanuel, le compteur a dépassé les 1400.
Quel est l'intérêt de la version 5.10.1 par rapport à la 5.10.0 ?
Alors que la 5.10.0 a présenté une foule d'améliorations, dont la fonction
say
et l'opérateur defined-or, qui sont bien utiles,
le principal apport de la 5.10.1 a été la
correction
d'un fonctionnement incorrect du
smart match
dans un cas tordu.
Jérôme nous apprend que c'est « la Poste » ou une de ses filiales
qui imprime les relevés papier de tous les clients de toutes les banques
françaises. Il enchaîne en nous citant un projet
dont il nous a déjà fait part
concernant des impressions à faire sur une machine EBCDIC.
Il s'agissait d'éditions produites en ASCII ou ISO-8859 sur une
première machine, qui étaient transmises à une machine EBCDIC
qui se chargeait d'imprimer ces fichiers. Les éditions transmises
d'une machine à l'autre comportaient des cadres à base de tirets « - »
et de pipes « | », puis la machine EBCDIC en fin
de chaîne détectait la présence de tels cadres pour les remplacer par de vrais
cadres dessinés en PostScript.
L'un des points épineux du projet était la reconnaissance de la variante
d'EBCDIC utilisée sur la machine cible.
Une des caractéristiques des dérivés de l'EBCDIC de base est que
l'accolade ouvrante change de position dans chaque table.
Le programmeur du prestataire d'impression pouvant donner le code
associé à cette accolade sur son terminal, il a été ensuite facile
d'éplucher les différents Code Page EBCDIC sur le
site d'ICU
pour trouver
le bon.
Ensuite, le moniteur de transfert de fichiers (CFT) utilisant une LUT
(Look-Up Table) pour le transcodage, il a été simple de la construire.
D'abord la LUT identité :
Ensuite, il a suffit d'utiliser cette nouvelle LUT dans la description
du transfert sur le moniteur de transfert de fichiers, et le tour
était joué.
Ça, c'est la version courte. La version longue est que certains codes
n'ont pas de correspondance, donc il a fallu ruser :
Pour iso-8859-15, la liste d'exceptions est plus longue.
Emmanuel a traduit un logiciel libre,
Phamm.
Faute de temps disponible, il a utilisé un
module Perl
permettant de manipuler
les fichiers .po du logiciel et un
autremodule
qui permet de faire des requêtes sur
l'outil de traduction
de Google.
Bien entendu, la traduction est loin d'être parfaite,
très loin. Mais cela donne un point de départ
pour une vraie traduction réalisée par des humains
compétents.
Pour votre information, Emmanuel m'a transmis son script, montrant
que je n'avais pas deviné quel était le
module utilisé pour accéder à Google.
Il a été brièvement question de
Tim Bunce
et de sa participation à
YAPC::EU-2003.
Au début, il n'était pas sûr de pouvoir
se libérer pour participer à la conférence.
Mais sa femme a appris que la conférence aurait
lieu à Paris et du coup, la participation
de Tim était assurée.
La question a été posée en réunion. Quelqu'un a-t-il
déjà utilisé le
cloud
d'Amazon ?
Certains relèvent le fait que la tarification
est complexe et que, dans la pratique, on peut
payer très cher, par exemple si la machine
virtuelle effectue beaucoup d'entrées-sorties.
On cite toutefois un cas d'utilisation valable de
ce service. Une entreprise a eu besoin de migrer son
serveur de messagerie, avec intervention physique
sur le réseau. Pour ce faire, elle a souscrit au
service d'Amazon, puis a configuré sa machine virtuelle
comme un serveur de messagerie secondaire. Un peu plus
tard, ce serveur a été promu serveur primaire. C'est
alors que l'administrateur réseau de la société a débranché
la vieille machine et l'a remplacée par une nouvelle
qu'il a configurée sans trop se préoccuper du temps
qui passait. Finalement, lorsque le serveur a été
opérationnel, le rôle de serveur primaire a été transmis
de la machine virtuelle à la machine physique et la
machine virtuelle a été désactivée. Il n'y a donc pas
eu d'interruption du service. Et la confidentialité ?
N'importe comment, compte tenu du peu de confidentialité
intrinsèque de la messagerie sur Internet, peu importe
que le serveur soit sur une machine privée ou sur une
machine externe.
Il a été question de
Maven.
C'est un logiciel dont le but est semblable
à make, mais reposant sur une syntaxe
XML. Il existait déjà
Ant
et Maven est destiné à remplacer Ant.
Enfin, presque. Car
Maven
continue à appeler
Ant
à certaines occasions.
Et il paraît que pour copier un fichier,
il faut un
source Maven long de 52 lignes.
On est en droit de se demander pourquoi il faut
en écrire autant pour une simple copie de fichier.
Peut-être expliquer pourquoi on veut copier le fichier,
pourquoi l'auteur du script est le plus habilité à copier
ce fichier, quels avantages la planète tirera de la
copie de ce fichier, etc.
Et notons qu'Ant est beaucoup plus concis,
il suffit de 28 lignes.
Nous avons évoqué les forfaits dits « illimités » des
fournisseurs d'accès. Certains clients ont eu une
factureénorme,
parce qu'ils n'avaient pas compris que c'est
uniquement le temps de connexion qui est illimité,
pas le volume des données téléchargées.
De l'autre côté de la Manche, lorsqu'un forfait est illimité,
c'est à la fois le temps de connexion et le volume
de données qui sont illimités.
D'où les plaintes provenant des clients
des filiales britanniques des opérateurs français.
[ Deux remarques : on dit que le temps de connexion
est illimité. En fait, le temps est limité à
2 682 000 secondes
et encore, seulement au mois d'octobre. Les autres mois, la limite est plus
stricte. Par exemple, en février, le temps de connexion mensuel est le plus souvent
limité à 2 419 200 secondes. D'autre part, pour des
raisons signalées ci-dessous,
j'ai téléchargé l'image ISO d'un DVD, soit plus de 4 Go,
dépassant la limite d'un forfait « illimité » mobile.
Heureusement que mon abonnement est un abonnement fixe.
]
À un moment, j'ai vu Emmanuel regarder sur
son téléphone portable pour consulter l'heure.
Éh oui, ce n'est plus la
montre bracelet
qui donne l'heure, c'est le téléphone portable.
Sauf pour de vieux irréductibles comme moi,
qui portons encore une
montre-bracelet.
Et avec un affichage analogique à aiguilles !
Je signale à Emmanuel qu'un copain de terminale
m'avait montré qu'une montre-bracelet à aiguilles
(ou une montre en gousset, cela aurait aussi bien
convenu) pouvait servir d'aide-mémoire pour certaines
formules trigonométriques. On considère que le cadran
de la montre est un cercle trigonométrique, avec l'axe
des abscisses en tirant un trait virtuel de 9 h à 3 h et l'axe des
ordonnées avec un trait imaginaire de 6 h à midi. On prend
l'angle x comme étant l'angle entre 3 h
et 2 h. Avec cela, on obtient les valeurs de
cos(-x), sin(-x) et tg(-x)
en repérant le point situé à 4 h, puis les valeurs de
cos(π-x), sin(π-x) et tg(π-x)
en prenant le point situé à 10 h et les valeurs de
cos(π/2-x), sin(π/2-x) et tg(π/2-x)
en prenant le point situé à 1 h.
On peut même déterminer les formules pour des transformations
qui ne figurent pas parmi les transformations « officielles »,
comme l'angle π/2+x, l'angle 3π/2+x et l'angle 3π/2-x.
Difficile à faire avec une montre à affichage numérique
ou avec un téléphone portable qui affiche l'heure généralement
sous forme numérique. Il faut également que le cadran
de la montre soit un cadran circulaire classique. L'astuce est
difficile à utiliser si vous avez un cadran carré, ovale ou
d'une forme inhabituelle.
Voici deux dessins qui illustrent cette technique. Le premier
montre à quoi correspondent le sinus, le cosinus et la tangente
d'un angle sur le cercle trigonométrique, avec la montre en arrière-plan.
Le second montre comment déterminer les valeurs pour l'angle
π/2+x (en rouge à 11 h) à partir des valeurs de l'angle x
(en bleu à 2 h). Attention, le trait rouge de sin(π/2+x)
est en partie masqué par le trait bleu de sin(x).
D'autre part, je n'ai pas représenté les aiguilles de la montre.
On voit donc que l'on a :
cos(π/2 + x) = - sin(x)
sin(π/2 + x) = cos(x)
Pour la tangente, c'est un peu plus délicat. On voit tout de suite
que le signe a changé. On voit également que la valeur absolue a changé, ce qui ne peut se faire
qu'en passant à l'inverse. On a donc :
tg(π/2 + x) = - 1 / tg(x)
Mais pour les formules du genre cos(a+b), là, il
faut continuer à les apprendre par cœur.
J'ai vu également certaines personnes utiliser une
calculatrice incorporée dans leur téléphone portable.
À moins d'avoir un smartphone
suffisamment évolué, le mode calculatrice du téléphone
est anti-ergonomique au possible. Cela m'amène à évoquer
d'autres substituts pour les calculatrices. Certains
collègues ne sortent plus leur calculatrice du tiroir
et ne démarrent pas non plus la calculatrice Windows
lorsqu'ils ont un calcul à faire. Ils lancent excel
et tapent leur formule dans une cellule de la feuille
de calcul pour obtenir le résultat. C'est vrai, je ne devrais
pas me moquer de ces personnes, car de mon côté, lorsqu'un
calcul est trop compliqué ou trop long pour être résolu
de tête ou sur papier, j'ai tendance à ouvrir une fenêtre
Cygwin
et à y taper
perl -e 'print
puis la formule à calculer.
[ Ou alors, ce que j'ai oublié de dire à
Emmanuel, je fais passer au premier plan la fenêtre *scratch*
d'Emacs,
je tape la formule en
Elisp
et je fais Ctrl-X Ctrl-E.
]
Quelqu'un a évoqué sa mission dans une banque.
Il s'est aperçu que l'on y applique la méthode
du « si c'est pas cassé, faut pas réparer ».
Mais il y a une méthode complémentaire, utilisée elle
aussi : « si c'est cassé, vaut mieux pas réparer,
des fois que la réparation fasse empirer la situation ».
Emmanuel a organisé récemment une rencontre entre
deux auteurs de logiciels de comptabilité (logiciels
libres évidemment) et les trésoriers de diverses associations
du Libre (dont notre Laurent (B), bien entendu).
Les logiciels de compta sont
Dolibarr
et PhpCompta.
La table ronde a permis de se rendre compte que les besoins des
associations varient énormement. Les associations nationales animent
un ou deux événements par an tandis que les LUG ont des besoins plus
réduits mais mieux répartis sur l'année. Pour certains, la problématique
principale est celle du suivi des adhésions tandis que, chez d'autres,
c'est le remboursement des frais engagés qui représente le gros du
travail. Certaines associations ont des besoins très
réduits en matière de comptabilité, avec de l'ordre de 15 chèques
par an. Par conséquent, leur réflexe est de créer une
feuille de calcul pour
OOo Calc
ou excel
et d'y enregistrer les quelques mouvements épisodiques.
Notre association
est plus évoluée, car Laurent utilise
GNUcash.
Pour continuer sur ce sujet, Emmanuel trouve
curieux et un peu décevant le fonctionnement de la comptabilité.
Avec le système des écritures en partie double, chaque fois
qu'un compte est crédité, un autre est débité de la même somme.
Donc, il n'y a jamais d'argent qui entre ou qui sort du système.
Je lui réponds qu'un système comptable permet de modéliser
une entreprise plus son environnement. Lorsqu'un règlement est
effectué, il y a une pièce comptable qui débite un compte tiers
et crédite un compte de caisse (ou l'inverse). Cela traduit une
entrée ou une sortie d'argent, le compte de caisse faisant partie
intégrante de la société tandis que le compte de tiers représente
l'extérieur de l'entreprise.
Néanmoins, pour continuer sur ce sujet, je rappelle une
remarque de Laurent (B) lors d'une réunion précédente et qui n'est pas parue dans le compte-rendu
approprié. Laurent avait remarqué devant son épouse, qui est comptable, que
telle ou telle règle de sens débit/crédit était anti-intuitive.
[ Je suis bien d'accord. D'ailleurs, vous pouvez le constater
en relisant attentivement le paragraphe précédent, j'ai préféré
rester évasif sur les sens débit/crédit plutôt que de raconter
des bêtises. ]
Sa femme lui aurait répondu :
Cela fait 700 ans que l'on fait comme cela, on ne va pas
changer maintenant !
Ce à quoi je fais remarquer lors de la présente
réunion qu'en 1792, cela faisait plus de 800 ans
que la France était gouverné par un
Capet
et pourtant, on a décidé
de changer de mode de gouvernement et de
couper la tête du précédent gouvernement.
L'un des développeurs de Fedora possède une machine avec une configuration
assez ancienne. Comme la version 1 de Fedora tournait sur cette
configuration, il
explique que la version actuelle de Fedora doit elle aussi tourner sur du matériel 386. Emmanuel et les autres développeurs
de Fedora tentent en vain de lui faire comprendre que le monde évolue
et que les machines de maintenant sont plus puissantes que celles
de l'époque de la Fedora 1. Cela dit, ainsi que je le fais
remarquer, dans le milieu des fanas de l'automobile, on en trouve
qui, au XXIe siècle, circulent toujours en
2 CV
ou en DS.
Je raconte que le 19 novembre dernier, j'ai commandé une distribution
Mandriva 2010
sur DVD. Le 23 novembre, j'ai reçu une message de Mandriva pour
accuser réception de mon chèque et depuis, rien.
Peut-être y a-t-il un problème chez Mandriva, mais ce n'est pas
sûr. En effet, j'ai reçu un autre envoi de
GUTenberg,
avec sur l'enveloppe la mention manuscrite suivante :
Courrier mal distribué, ouvert par erreur
Donc, une hypothèse est que l'envoi de Mandriva a été lui
aussi mal distribué, mais que l'inconnu qui a reçu ma commande
était moins honnête que celui qui a reçu l'envoi de
GUTenberg et qui s'est déplacé pour la déposer dans ma boîte
aux lettres, ou bien qui a remis à la poste l'enveloppe pour qu'elle
soit correctement acheminée.
[ En fait, quelques jours plus tard, j'ai eu la réponse
de Mandriva : c'était bien un problème d'approvisionnement chez eux. ]
Emmanuel a vécu une anecdote similaire. Il avait commandé des
DVD sur un site de vente du genre
CDiscount.
Lorsqu'il a reçu le paquet de DVD, il a constaté qu'il n'y avait
aucun rapport avec ce qu'il avait commandé. De plus, il a trouvé
dans le paquet une facture avec un nom et une adresse qui n'étaient
pas les siens. Il a eu l'idée de contacter la personne identifiée
sur la facture et bingo ! cette personne avait les DVD qu'Emmanuel
avait commandés. Ils se sont donnés rendez-vous et ont échangé
les DVD.
Pour continuer sur les problèmes d'acheminement, je cite un exemple
où c'est la Poste elle-même qui fait naître les causes propices
aux erreurs d'acheminement. Un cas que je connais bien est celui
des deux communes de Liancourt et Liancourt-Saint-Pierre, toutes
deux situées dans l'Oise. Les habitants de la seconde ont tendance
à raccourcir le nom et à laisser tomber « Saint-Pierre ».
Voici étape par étape, l'évolution du problème pour la distribution
du courrier.
Dans les années 1960, l'adresse se notait avec le bureau distributeur
sur l'avant-dernière ligne et le département (numéro et nom) sur la dernière.
Pas de problème pour les lettres avec l'adresse « Liancourt-Saint-Pierre <NL> 60 Oise ».
En revanche, les lettres destinées à Liancourt-Saint-Pierre
et portant l'adresse « Liancourt <NL> 60 Oise » faisaient
un détour par l'autre Liancourt (<NL> représente ici le passage à la ligne).
Au début des années 1970, la Poste (les PTT comme on disait à l'époque)
a institué le code postal. Pour bien faire la distinction entre les deux
communes, c'était 60140 pour Liancourt et 60111 pour Liancourt-Saint-Pierre.
Pour les communes avec un bureau distributeur,
la dernière ligne de l'adresse comportait dorénavant le code postal et le
nom de la commune. Pour les communes sans bureau distributeur, la commune
de destination figurait sur l'avant-dernière ligne, tandis que la dernière
ligne comportait le code postal et la commune du bureau distributeur.
Ainsi, les lettres adressées à « 60111 Liancourt »
étaient acheminées avec celles destinées à « 60111 Liancourt-Saint-Pierre »,
sans pour autant faire un détour via « 60140 Liancourt ».
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
À la fin des années 1970 ou au début des années 1980, le bureau distributeur
de Liancourt-Saint-Pierre a été supprimé et c'est celui de Chaumont-en-Vexin
qui a pris la relève. Les adresses étaient donc rédigées
avec « Liancourt-Saint-Pierre <NL> 60240 Chaumont-en-Vexin ».
Donc, même si les deux noms de commune étaient abrégés en
« Liancourt <NL> 60240 Chaumont », il y avait des chances raisonnables
pour que grâce au code postal, le courrier soit correctement acheminé.
Au cours des années 1990, la Poste a fait disparaître la mention du
bureau distributeur. Ainsi donc, les adresses étaient dorénavant rédigées
« 60240 Liancourt-Saint-Pierre » dans un cas et
« 60140 Liancourt » dans l'autre cas. Et les adresses
imparfaitement rédigées, du genre « 60240 Liancourt », devinez
où elles sont acheminées...
Prises indépendamment, les deux décisions de supprimer le bureau distributeur
de Liancourt-Saint-Pierre et son code postal 60111, puis de faire disparaître la mention du bureau
distributeur n'étaient pas trop gênantes. En revanche, la combinaison de ces
deux décisions se révèle beaucoup plus problématique.
J'ai connu un autre cas de mauvais acheminement du courrier.
Dans mon immeuble, habitait une personne dont le nom de
famille était assez proche du mien, tant phonétiquement
que pour l'orthographe. Cette personne a déménagé un jour
et le logement a été rapidement occupé par un nouveau
locataire. Un jour, une lettre est arrivée avec le nom et
le prénom de l'ancienne locataire. Ne voyant pas le nom
exact sur les boîtes à lettres, mais voyant un nom approché, le mien,
le facteur a déposé ce courrier dans ma boîte.
Et j'ai ouvert le courrier sans remarquer la différence
de nom. Le courrier était émis par un organisme financier
et concernait le changement d'adresse de cette ancienne
locataire. Ainsi que c'était marqué, « par mesure de sécurité
et pour éviter les escroqueries, nous vous avons envoyé
cette demande de confirmation à votre ancienne adresse ».
Dans une certaine mesure, ce protocole se justifie. Prenons
le scénario suivant. Bob habite Boulevard des Bananiers à
Biarritz. Il envoie une lettre à l'organisme financier
pour dire :
Je m'appelle Alice et je vous écris pour vous prévenir
que je n'habite plus à Annecy, Avenue des Acacias,
mais à Biarritz, Boulevard des Bananiers. Merci de faire
le changement d'adresse.
Si la banque envoie la demande de confirmation à la nouvelle
adresse, Bob n'aura aucun problème pour confirmer cette demande
frauduleuse. Alors qu'en envoyant la demande à l'ancienne
adresse, c'est Alice qui recevra la demande et elle en déduira qu'elle
a subi une tentative de fraude. En revanche, le scénario que j'ai
vécu ne fonctionne pas avec ce protocole.
On trouve l'équivalent sur Internet. Ainsi, lorsqu'Emmanuel
achevé ses études, il a perdu l'accès à son compte de
messagerie à
l'EFREI.
Il a voulu se désabonner des nombreuses listes de
diffusion qu'il lisait. Mais la confirmation du désabonnement
était envoyée à l'ancienne adresse, que plus personne ne
lisait. Heureusement, il a pu contacter directement
Fabien Penso
qui a fait le nécessaire, au moins pour les listes
de Linux-fr.
Et juste avant la réunion, j'ai vu encore le
même problème
pour un contributeur à
CPAN,
qui voulait changer son adresse de messagerie dans
PAUSE,
mais sans pouvoir accéder à l'ancienne adresse.
Dans ce cas, c'est
Brian D Foy
qui est intervenu.
Richard a lui aussi des problèmes avec la Poste,
mais de nature différente. Il voulait expédier
un colis de petite dimension. On lui a donc remis
une étiquette pour qu'il y inscrive son adresse
ainsi que l'adresse de destination. Mais, gros
problème, la largeur de l'étiquette dépassait la
plus grande dimension du paquet. Donc, pour coller
l'étiquette, il faut soit faire une pliure sur la gauche
et dans ce cas le facteur ne pourra pas lire l'adresse
à cheval sur deux faces du parallélépipède, soit on
plie l'étiquette sur le bord droit et dans ce cas, c'est
le code barres qui est plié et le lecteur de codes barres
sera incapable de le traiter. Impossible d'envoyer
le colis en tant que lettre, il est trop épais.
Donc, parmi les dimensions autorisées pour les envois
postaux, il y a une plage de valeurs interdite.
Après réflexion, le postier a proposé une solution :
mettre le paquet de Richard dans un paquet « prêt-à-poster »
aux bonnes dimensions. Sauf que dans ce cas, Richard doit
payer le paquet en plus de l'acheminement. Puis après nouvelle
réflexion, le postier s'est souvenu qu'il avait des
étiquettes de plus petite taille, mais dans ce cas aussi,
il y a un supplément de 5 euros (alors qu'il y a
une économie de papier). Finalement, Richard n'a pas
expédié son paquet, il essaiera sans doute dans un autre bureau
de poste. Lors de la réunion, quelqu'un a essayé de
disposer l'étiquette en diagonale sur le paquet de Richard.
Même en diagonale, il y avait des pliures. Mais les parties
pliées ne comportaient aucune inscription, notamment ni adresse
ni code barres. Cette disposition aurait-elle convenu
au postier ?
Pour en revenir aux commandes de DVD, Emmanuel signale
qu'il vaut mieux que les DVD soient en bon état, car
il n'a pas eu le temps de les regarder avant la fin
de la période de garantie, période au cours de laquelle
il peut renvoyer et échager les DVD s'ils sont abimés.
Moi aussi, il y a un certain nombre de DVD que j'ai achetés
il y a longtemps (mais pas par correspondance) et que je
n'ai pas encore eu le temps de regarder. On peut noter que
dans le cas d'Emmanuel et dans le mien, parmi les DVD, il
y a des dessins animés que nous regardions quand nous étions
gosses :
Ulysse 31
pour Emmanuel et
les Fous du Volant
dans mon cas. En revanche, je n'ai pas trouvé
l'Escadrille infernale
qui reprend les personnages de Satanas
et Diabolo.
Un autre dessin animé de l'époque où j'avais moins de 10 ans,
mais que je ne pouvais pas regarder, c'est
les Shadoks.
J'aimais bien l'humour de ce dessin animé (même
si je n'en avais pas la même perception que maintenant,
quelques décennies plus tard), mais mon père n'appréciait pas.
Donc, sauf circonstances extraordinaires, nous n'avions pas
droit à cette émission.
Chaque épisode est très bref, dans les deux minutes.
Pour quelqu'un qui possède un téléphone vraiment smart
ou un PDA avec les logiciels adéquats,
il est possible de découper le fichier vidéo et de séparer
les épisodes, pour en faire des fichiers plus petits,
stockés sur le téléphone ou le PDA.
Et cela permet au possesseur dudit téléphone / PDA de regarder des épisodes des
Shadoks
lorsqu'il a deux minutes à tuer, par exemple lorsqu'il
attend quelqu'un ou qu'il fait la queue dans un magasin.
À côté des Shadoks, il y a les
Gibis.
Ce sont des animaux coiffés
d'un chapeau-melon qui leur sert à réfléchir. Lorsqu'un Gibi a un
problème à résoudre, il le met dans son chapeau-melon, puis le problème
est automatiquement transmis dans tous les chapeaux-melons Gibis et
tous les Gibis se mettent à y réfléchir. Lorsque l'un d'eux a trouvé une
solution, il la range de même dans son chapeau-melon et la solution est
ainsi transmise au Gibi de départ. Laurent (B) y voit là une prédiction
d'Internet et des forums de discussion.
David a évoqué un problème de typographie. Lorsque l'on insère une note
de bas de page, il faut marquer la séparation entre le texte et les notes
avec un léger filet. Bien que léger, ce filet occupe de l'espace verticalement.
Donc, que se passe-t-il si la note est volumineuse et que la ligne
correspondante est plutôt vers le bas de la page ?
Dans ce cas, la note est répartie sur la page courante et la page
suivante, avec un filet sur chacune des deux pages.
Mais que se passe-t-il si
vous insérez une note de bas de page exprès sur la dernière ligne d'une page,
de façon qu'il n'y ait même pas de place pour le filet et la première ligne
de la note ? À l'époque où il travaillait dans le milieu typographique,
David savait que ses collègues les plus expérimentés, ceux qui avaient connu
la composition « au plomb », n'avaient aucune hésitation lorsqu'ils
étaient confrontés à ce problème. Ils s'arrangeaient pour augmenter très
légèrement l'écart entre les lignes sur la première page, de sorte que
la ligne appelant la note de bas de page soit repoussée sur la deuxième page,
où elle se retrouve donc en haut, ce qui élimine le problème.
[ J'ai essayé avec
LATEX
et OpenOffice.org
et j'ai pu constater que ces deux logiciels savent répartir
une note de bas de page sur deux pages successives et qu'ils savent
également reporter une ligne sur la page suivante si le besoin se fait sentir.
]
Il paraît qu'il existe une escroquerie basée sur les chèques et l'Écosse.
Cela fonctionnerait ainsi : vous cherchez à vendre une voiture.
Quelques jours après la parution de votre annonce, vous recevez
une lettre provenant d'Écosse avec un chèque pour la voiture et
vous demandant de la faire expédier par bateau. Vous encaissez le
chèque et, après avoir vérifié que l'argent est sur votre compte,
vous conduisez la voiture au Havre pour l'embarquer sur un navire
qui la livrera à votre acheteur. Puis quelques jours plus tard, vous
recevez un avis de votre banque signalant que le chèque était
« en bois » et que la banque a donc repris l'argent déposé.
Mais la voiture est déjà sur le bateau, voire débarquée au port de
destination. Que s'est-il passé réellement ? Il se trouve
que les banques françaises n'ont pas d'accord de compensation
des chèques avec les banques écossaises. Donc, lorsque vous déposez
un chèque provenant d'Écosse, il se passe plusieurs jours, voire
quelques semaines, avant
que la compensation soit réellement effectuée. L'argent est
déposé rapidement sur votre compte, mais avec une clause à laquelle
personne ne prête attention, du genre « sous réserve de
compensation ». Il ne s'agit pour ainsi dire que d'un prêt, qui deviendra
un versement réel qu'après la compensation du chèque.
Nous avons parlé du réchauffement climatique. Certains ont cru
que ce réchauffement se manifestait par le fait que le jour même,
la température était assez élevée (plus de 10 degrés pour un
mois de décembre). Je fais remarquer que cette température
indique un réchauffement de la météo,
pas du climat. La météo traite des effets
à court terme de la température, des précipitations et de la pression,
alors que le climat traite des effets à long terme. Pour savoir
si le climat se réchauffe, il faut faire une moyenne de la température sur quelques
années. Quelqu'un nous apprend que c'est en effet ainsi que l'on
est venu à parler du réchauffement climatique pour la première
fois. Un mathématicien avait mis au point une nouvelle
méthode d'analyse statistique et il a voulu l'essayer sur
des données météorologiques. Et il n'a pas obtenu les
résultats auxquels il s'attendait. Lors de la réunion,
il y a eu une mini-polémique sur l'origine de ce réchauffement.
Si la plupart des scientifiques estiment que ce réchauffement
est dû à l'accumulation de gaz
carbonique dans l'atmosphère, certains scientifiques
estiment que la véritable cause est ailleurs : peut-être
un phénomène astronomique comme une variation de la luminosité
du Soleil et la concentration de gaz carbonique jouerait
un rôle moindre dans le réchauffement. Certains participants
à la réunion ont fait remarquer que même s'il s'avérait
que le gaz carbonique n'est pas la cause principale du réchauffement,
c'est celle sur laquelle l'humanité peut agir, donc il faut
agir dessus.
Derrière le réchauffement climatique, il y a la question du
« développement durable ». Ces deux termes ne sont-ils
pas contradictoires ? Peut-on envisager que la
population mondiale,
dépassant aujourd'hui les 6,8 milliards d'individus
puisse continuer à se développer ?
Certains ont des réponses politiquement peu correctes
à ce problème :
-- Ce qu'il nous faut, c'est une bonne pandémie !
-- Ou alors, une guerre nucléaire, les États-Unis attaquant une nation
avec de réelles armes de destruction massive.
Puisque l'on parle de pandémie, voici des nouvelles de la grippe A.
Maintenant que la campagne de vaccination bat son plein,
le rythme est de 1,7 million de personnes vaccinées
par mois. Si l'on rapporte cela à la population française
de 60 millions de personnes, on en déduit qu'il faudra
plus de 30 mois pour vacciner tout le monde.
D'autre part, lorsque les médecins diagnostiquent une grippe
sur un malade, ils ont tendance à la cataloguer comme une
grippe A sans faire des examens complémentaires pour différentier
la grippe A de la grippe saisonnière.
Et l'autre solution, celle évoquant une guerre entre deux ennemis
munis d'armes de destruction massive, appelle une remarque d'un participant.
Si les États-Unis ont choisi d'attaquer l'Irak en 2003 plutôt qu'un
autre pays, c'est entre autres parce que le public américain connaissait
l'Irak, la guerre précédente datant de 12 ans.
En fait, je n'ai pas longtemps vu Laurent (G) lors de la réunion.
En effet, il a passé le début de la soirée à un concert de
Rammstein
et il est arrivé au Maldoror après 23h30, que j'ai quitté
un peu avant minuit.