La voix du secrétaire (Jean) qui s'est permis de copier-coller quelques messages sur la liste Paris.PM
Présents à la réunion, en fonction de la place autour de la table :
Nils,
Richard,
Stéphane,
Kai,
Théo,
David (L),
Julien,
Emmanuel,
Emmanuelle,
Laurent (B),
David (Sniper),
Olivier,
Christophe,
et moi.
Nous avons mangé des salades composées aux magrets de canard, aux lardons ou au poulet et au curry,
des côtelettes de porc, des saucisses au couteau et un rumsteack.
Nous avons bu diverses bières, dont de la bière Orval, ainsi que de la vodka
du Coca-Cola et un Ricard.
Il a été question de la conférence
OSDC.fr
et de son financement. À l'origine, l'association
éponyme a été créée pour simplifier le financement
de la conférence et les associations participantes
devaient verser leur écot. Lorsque Laurent a rappelé
cela aux membres de l'AFPy, ceux-ci se sont étonnés
qu'il fallait verser une mise de fond après avoir engagé
des dépenses. Quant à Ruby, s'il n'ont pas manifesté leur
étonnement, il n'ont rien versé non plus et pour l'instant, ils
« font le mort ».
La veille, Stéphane a effectué une
présentation de Perl 6
pour Parinux.
Il a évoqué notamment l'opérateur « * », qui est un opérateur
DWIM.
Par exemple, si vous voulez itérer sur l'ensemble des entiers
positifs, il vous faut une portée (range)
infinie. Donc, au lieu de tenter d'écrire 1..inf,
vous pouvez écrire 1..*.
Stéphane a également évoqué le produit cartésien « X »
et les raccourcis de notations pour cet opérateur.
Par exemple, si l'on a deux listes de chaînes de caractères
@valeurs et @couleurs,
le produit cartésien @valeurs X @couleurs
produira l'ensemble des couples valeur-couleur. Mais
si l'on accole un tilde au « X »,
l'opération @valeurs X~ @couleurs
fera dans la foulée un produit cartésien et une concaténation.
Avec un tableau @valeurs donnant les valeurs
de cartes à jouer (2 à 10, puis valet, dame, roi et as) et avec
un tableau @couleurs donnant les caractères
pour pique, cœur, carreau et trèfle,
cela vous donne un jeu de cartes constitué de 52 chaînes
de 2 caractères.
Sauf que, comme le fait remarquer
Olivier, il faut 3 caractères pour le dix de cœur,
le dix de pique, le dix de carreau et le dix de trèfle.
Voici le programme correspondant
de Patrick Michaud, envoyé le lendemain par Stéphane
sur la liste :
my@suits = < ♣ ♢ ♡ ♠ >;my@ranks = 2..10,< J Q K A >;# concatenate each rank with each suit (2♣ 2♢ 2♡ ... A♠)my@deck = @ranksX~ @suits;# build a hash of card names to point valuesmy%points = @deckZ@((2..10,10,10,10,11) >>xx>> 4);# shuffle the deck@deck .= pick(*);# grab first five cards from the deckmy@hand = @deck.splice(0,5);# display my handsay ~@hand;# tell me how many points it's worthsay[+]%points{@hand};
Nous avons évoqué également le
logo de Perl 6.
Plusieurs personnes émettent des critiques à propos de ce
logo.
Outre qu'il fait penser à l'œuvre d'un enfant
de 6 ans au plus, ce logo repose en grande partie
sur la juxtaposition de couleurs. Du coup, certains daltoniens
ne perçoivent pas la présence du « P » et du « 6 »
sur les ailes du papillon (et il y a quelques daltoniens parmi les
contributeurs à Perl).
Emmanuel évoque le module
Date::Leapyear
dont il a été question déjà
il y a sept ans.
La seule fonctionnalité de ce module est d'indiquer
si l'année est bissextile, compte tenu des règles du
calendrier grégorien. Il n'y a même pas de test pour savoir
si l'année dépend du calendrier grégorien (après 1582 en France)
ou du calendrier julien (avant 1582 en France).
Et donc, si l'on enlève le POD et les instructions
« administratives », le module se réduit à 4 lignes :
return1if(($year % 400) == 0);# 400's are leapreturn0if(($year % 100) == 0);# Other centuries are notreturn1if(($year % 4) == 0);# All other 4's are leapreturn0;# Everything else is not
Comme ce module est l'un des prérequis pour
Catalyst,
l'équipe Fedora a été obligée de créer un paquet RPM
pour ce module. Ce qui veut dire que le packageur
Fedora
a été obligé d'écrire un fichier de spécifications d'une
cinquantaine de lignes pour ce module de 4 lignes.
[ Et bien qu'il fasse juste 4 lignes, on peut
remarquer que le module n'est pas optimisé.
Dans 99 % des cas, le module effectuera 3 calculs de
modulos pour renvoyer un résultat. Alors que si l'ordre des tests avait été inversé :
dans 75 % des cas, la fonction aurait renvoyé le résultat avec un seul calcul de modulo.
]
Il a été question de GUI en Perl.
Christophe, je crois, a signalé qu'il utilisait
Perl/Tk.
Je lui répond que moi aussi, quand j'ai besoin
d'une interface graphique, j'utilise
Perl/Tk,
car c'est plus programmer-friendly
que Gtk2
que j'ai essayé et rapidement abandonné.
Par exemple, si l'on veut faire une fenêtre toute
simple avec un message, il y a besoin de pas grand chose en
Tk.
Vous affichez la fenêtre et pour l'enlever,
il suffit de cliquer sur le bouton en croix de Saint-André
en haut à droite de la fenêtre pour la supprimer et arrêter
le programme. Alors qu'avec
Gtk2,
cette case ne fera rien
tant que vous n'aurez pas déclaré que cette case envoie
un signal qui se traduit par un appel à la routine de
fin du programme. Mais, me dit-on, il semblerait
que pour la facilité et la rapidité de programmation,
que Wx
soit plus du côté de
Tk
que du côté de
Gtk2.
Comme Christophe est nouveau à nos réunions, nous avons
fait (à peine) les présentations. C'est ainsi qu'il
sait que j'ai écrit
deux modules
de calendrier républicain
disponibles sur CPAN et qu'Olivier
a lui aussi diffusé des modules sur CPAN,
dont un
qui s'intègre à
POE.
L'environnement POE permet de programmer des tâches
parallèles, sans se préoccuper de l'ordonnancement
des tâches, c'est POE
qui s'en occupe. Cela change
un peu les habitudes de programmation, mais c'est quand
même plus simple que d'écrire soi-même l'ordonnancement
et la synchronisation des tâches parallèles.
S'il est un nouveau venu à nos réunions, Christophe
n'est pas un débutant en Perl. Il lui arrive même
de faire du tutorat à des collègues, par exemple
pour montrer à quelqu'un que le problème qu'il peine
à résoudre peut se programmer de façon plus simple
avec la programmation orientée objet.
Ou alors, il fait communiquer des programmes
JavaScript
avec des programmes Perl.
Comment ? Avec
YAML,
qui offre une certaine compatibilité
avec JSON.
Le programme
JavaScript
sérialise ses données en JSON, transmet la chaîne
obtenue au programme Perl, qui lance YAML pour
désérialiser les données.
David (L) a eu un problème récent en utilisant
YAML.
Il avait créé un fichier en sérialisant
une structure de données avec YAML.
Ensuite, il a voulu ajouter une paire
clé-valeur dans ce fichier et l'utiliser
dans un script. Et cela ne fonctionnait pas,
YAML étant incapable d'analyser ce fichier.
Au bout d'un certain temps, David a analysé
son fichier de plus près. Tant que ce fichier
était généré par YAML, il n'y avait pas de BOM
au début et YAML était capable de le relire.
Mais lorsque David modifiait ce fichier, son
éditeur de texte ajoutait sans rien dire un BOM au début
et du coup, YAML ne pouvait plus lire le fichier
obtenu. Cela dit, Olivier précise que dans la
spécification
du langage YAML,
il est marqué
que l'analyseur YAML
doit être capable de traiter les BOM.
Laurent a apporté quelques T-shirts pour les remettre
à Nils, qui les transmettra à ses collègues.
Il en a également vendu un à Emmanuel. En revanche,
il n'a pas trouvé dans son sac les badges
des Mongueurs de Perl. Les a-t-il oubliés chez
lui avant de partir au travail ou bien les a-t-il
perdus lors du trajet ?
Nous avons parlé de
Facebook
et des différentes catégories d'abonnés
à ce site. Il y a ceux qui racontent tout
et n'importe quoi à propos de leur vie privée
et le publient sur Facebook et il y a ceux
qui surveillent de près ce qui peut se trouver
sur ce site et éliminent les informations qu'ils
jugent trop personnelles. Parfois, ces informations
personnelles se trouvent là où on ne pense pas
à les chercher. Ainsi, une personne avait envoyé
sur Facebook une photo prise chez elle. Cette photo
comportait une lettre sous enveloppe posée sur une
table ou un bureau. Et il a été possible de lire
l'adresse de l'enveloppe après agrandissement de la photo.
Les jeunes, ainsi que des moins jeunes, publient donc
des informations un peu trop personnelles sur Facebook.
Et quand on leur explique qu'ils ne devraient pas
diffuser des informations qui risquent de leur poser
préjudice dans quelques années, voire dans quelques
décennies, ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent
pas, notamment, que la société évolue et avec elle,
l'opinion de ce qui est bien et de ce qui est mal, de
ce qui est acceptable et de ce qui est inacceptable.
Donc, si un jeune affiche sur Internet un épisode
de sa vie qui est considéré aujourd'hui comme acceptable,
il n'en sera peut-être plus de même dans quelques
décennies, lorsque, devenu adulte, il cherchera à
trouver un travail ou à en changer
et que ses futurs employeurs chercheront sur Internet
ce qui le concerne.
Une pratique assez récente qui est emblématique
de ce problème, c'est les « dédipix ».
Sniper a lu un
article sur ce sujet
et il nous décrit le mécanisme. Les adolescents
qui possèdent un blog aiment bien avoir des
commentaires, de nombreux commentaires. D'autres adolescents (ou se faisant
passer pour tels) proposent un marché :
ils écriront n commentaires en échange
d'une photo de la blogueuse (car c'est rarement aux blogueurs
que l'on propose un tel marché). Et il y aura d'autant
plus de commentaires que la photo sera dénudée.
Concernant le respect de la vie privée, je me souviens avoir lu
un article
sur la vie privée et l'argument : « Puisque je ne fais
rien de mal, je n'ai rien à cacher. ». Un
contre-argument que j'ai retenu, c'est veiller à conserver
une vie privée est similaire à la décence physique.
Le document contient la remarque suivante, tirée du blog de l'auteur :
Si vous n'avez rien à cacher, cela signifie que vous
m'autorisez à vous photographier nu ? Et que vous
me donnez tous les droits sur cette photographie, notamment
de la montrer à vos voisins ?
Et quand j'ai lu ce texte, je ne connaissais pas les
« dédipix ».
Emmanuel et moi avons eu vent d'une
autre anecdote à propos de Facebook.
Deux jeunes australiennes
se sont fait surprendre par un orage et elles se
sont retrouvées bloquées dans une canalisation.
L'une d'elles avait un téléphone portable. Qu'a-t-elle
fait ? Elle s'est connectée à Facebook et elle
a mis à jour sa page personnelle pour y inscrire
qu'elle était bloquée dans une canalisation avec
son amie. Et c'est un de leur copain, bien au sec
chez lui, qui a surfé sur son ordinateur, a consulté
la page de la fille coincée dans la canalisation
et a téléphoné pour prévenir les secours. Chose à laquelle la fille
n'avait pas pensé...
Nils nous a évoqué brièvement ses recherches sur la
cartographie d'Internet, avec entre autres quelles sont
les communautés liées à
Wikipedia.
De façon assez surprenante, la communauté la plus
liée à Wikipedia est la communauté qui s'intéresse
à l'ésotérisme. Nous pensons à une raison pour
justifier cet état de fait. Dans tous les domaines,
les gens citent les sources et les références de leurs
études. C'est facile pour les domaines scientifiques
et techniques, on trouve facilement d'autres pages
web en rapport avec son propre travail. En revanche,
pour les ésotéristes, les seules références se trouvent
sur Wikipedia. C'est donc un passage obligé pour faire
croire qu'ils sont reconnus en dehors de leur propre
communauté.
Pour ceux qui aiment les images surprenantes ou
cocasses, Sniper nous indique un site intéressant :
Evilox.
Il a été question de
Brainfuck,
un langage
complet au sens de Turing.
C'est un langage qui possède assez peu d'opérateurs,
codés sur un caractère. Malgré la concision des opérateurs,
le langage est assez malcommode à utiliser pour effectuer
des tâches élémentaires. C'est ainsi qu'un
« Hello World »
écrit en Brainfuck est plus gros que le compilateur
Brainfuck.
[ Cette affirmation est un peu exagérée. Si l'on en croit
le wiki sur les langages ésotériques,
il existe un compilateur en 240 octets, mais l'exemple
d'« Hello World » fait deux lignes respectivement
de 78 et 63 octets. Une
autre page web
donne une taille de 200 octets puis 161 octets, mais cela dépasse encore 141
(ou 143 si l'on compte les LF).
]
Juste avant d'arriver à la réunion, Kai est passé
devant une salle où il y avait, semble-t-il,
des cours de cuisine. Cela m'amène à faire remarquer
qu'il existe un autre langage ésotérique,
Chef,
dans lequel les programmes s'expriment sous la
forme de recettes de cuisine.
Quelqu'un a apporté un
livre O'Reilly
sur Javascript
par
Douglas Crockford.
La couverture de ce livre représente un papillon,
avec le style habituel d'O'Reilly. Je crois que
personne n'a fait la comparaison avec le logo Perl 6
dont j'ai déjà rendu compte plus haut
et qui en diffère totalement : apparence réaliste, donc
sérieuse, et représenté en noir et blanc, donc sans
problème pour les daltoniens.
[ Mais Kai s'en est aperçu après la réunion
et avant la diffusion du présent compte-rendu, ainsi
qu'il l'a écrit sur la liste Paris.PM. ]
En revanche, ce qui a étonné beaucoup de monde, c'est
que les éléments de grammaire du langage n'étaient
pas représentés avec des équations de type
BNF,
mais avec des diagrammes. Olivier a pu lire que ces
diagrammes étaient nommés
railroad diagrams.
En effet, cela fait penser au tableau synoptique des voies
dans une gare importante. Stéphane ajoute qu'il n'a pas
vu de tels diagrammes depuis qu'il a appris Pascal. Mais existe-t-il des
outils pour générer de tels diagrammes ?
Peut-être Graphviz ?
Ultérieurement, Olivier a posté sur la liste Paris.PM
un choix de liens vers divers générateurs de diagrammes.
J'ai manqué un point dans la discussion sur ce livre, mais
heureusement Kai et Olivier l'ont évoqué
dans la discussion ultérieure sur la liste. Voici un copier-coller du message
de Kai :
Je crois que j'avais parlé aussi avec quelqu'un de cette perle de
Javascript de John Resig que je trouvais jolie:
// convert a query string like "foo=1&foo=2&foo=3&blah=a&blah=b"
// into one that looks like this: "foo=1,2,3&blah=a,b"
function compress(data){
var q = {}, ret = "";
data.replace(/([^=&]+)=([^&]*)/g, function(m, key, value){
q[key] = (q[key] ? q[key] + "," : "") + value;
});
for ( var key in q )
ret = (ret ? ret + "&" : "") + key + "=" + q[key];
return ret;
}
Oui, c'était avec moi, car j'avais justement lu cette perle quelques heures
avant !
Et je te disais que l'équivalent en Perl pouvait être implémenté en
utilisant un s///e.
Stéphane nous fait part d'une mésaventure.
Il a fermé son Macintosh sans avoir sauvegardé le
fichier sur lequel il était en train de travailler
et il a donc perdu toutes les modifications.
Il tient pour responsable
Emacs,
car il semblerait qu'avec Emacs, il n'avait pas besoin
de sauvegarder ses fichiers. Cela m'étonne beaucoup,
moi qui utilise aussi Emacs. En effet,
lorsque je travaille sur un fichier, je fais
fréquemment et quasiment sans y penser Ctrl-X Ctrl-S.
Parfois, je vois apparaître un fichier de sauvegarde
automatique, c'est-à-dire un fichier dont le nom est
celui du fichier modifié encadré par des dièses, comme
par exemple #Squeeze_Box# qui est la sauvegarde
automatique de
Squeeze_Box.
À chaque fois, cela m'énerve, car cela montre que je
n'ai pas été assez rapide pour demander la sauvegarde.
Toujours est-il que je ne vois pas pourquoi Emacs
inciterait quelqu'un à enfreindre la règle des sauvegardes
toutes les n minutes (avec n assez
faible, ne dépassant pas 5).
Une devinette a été posée lors de la réunion :
pourquoi le
logo
d'Apple
représente-t-il une pomme entamée et non pas
une pomme entière ? Certains ont cru que
la réponse se trouvait du côté
d'Alan Turing
qui, rappelons-le,
s'est suicidé en mangeant une pomme empoisonnée.
En fait non, le
logo
représente une pomme entamée, car faute d'avoir un indicateur
d'échelle, une pomme intacte aurait ressemblé à une
cerise. En soustrayant une bouchée au fruit du logo,
on se rend compte qu'il s'agit d'une pomme et non pas
d'une cerise que l'on avale en une seule bouchée.
[ Wikipedia
évoque plutôt la confusion avec une tomate. ]
Nous avons parlé de
l' opérateur ternaire,
qui permet de faire des tests logiques dans une expression.
Non pas de celui de C et de Perl :
[ En fait, en y réfléchissant un peu, cela ressemble d'assez loin à
un if Perl postfixé qui aurait son else ].
Et nous rappelons également une phrase de Guido van
Rossum :
En programmation, lorsqu'il y a plusieurs solutions
possibles, l'une d'elles est plus évidente que les autres.
C'est celle-là qu'il faut utiliser.
Et une autre idée dans la même ligne est que, en programmation,
l'absence de choix est un avantage. Si l'on étend cette
réflexion à d'autres domaines que la programmation,
fais-je remarquer, c'est l'apologie de la pensée
unique.
[ Et pour revenir à la première citation, cela
laisse penser que l'interpréteur Python utilise
un tri à bulles pour trier des listes. C'est bien
cela, non ? ]
La réunion a eu lieu le 9 septembre 2009, donc le « 9/9/9 ».
Du coup, Olivier m'a fait remarquer l'instant où sa montre
indiquait 9 heures moins 9 minutes. Puis je lui
ai fait remarquer l'instant où il était 9 heures et 9 minutes.
Le sujet avait été abordé pendant la journée sur la liste de Paris.pm
et Julien avait fait remarquer que 9 était un cube.
Nous savions que c'était le carré de 3, mais quant à dire que
c'est un cube... Et Julien nous précise lors de la réunion
que 9 est bien un cube, c'est le cube de la racine cubique
de 9, soit 2,08 environ.
Les deux premiers arrivés, Sniper et Emmanuel, ont discuté
d'un livre sur Coca-Cola.
On y apprend entre autres que le Coca-Cola à l'origine contenait
alcool et cocaïne et
qu'Orangina a été créé pour contrer l'embargo sur le sucre pendant la
Seconde Guerre Mondiale.
La lutte contre la
grippe H1N1
se met en place.
Nous sommes plusieurs à avoir reçu le message qui dit
en substance :
Lavez-vous les mains et jetez vos mouchoirs en papier à la poubelle.
Et si vous allez à l'étranger, lavez-vous les mains et
jetez vos mouchoirs en papier à la poubelle.
Après, cela dépend. Certains ont reçu des masques pour couvrir
la bouche et le nez, d'autres ont reçu des instructions
pour le cas où un cas de grippe surviendrait dans leur
bureau : il faut immédiatement se couvrir la bouche
et le nez d'un masque et faire de même au malade.
Et tous les collègues dans un rayon de 3 à 4 mètres
autour du malade sont eux aussi condamnés.
Les instructions ne précisent pas ce qu'il faut
faire si le malade se rebiffe. A-t-on le droit de
l'achever tout de suite ?
Et pendant ce temps-là, dans nos bureaux respectifs,
les climatisations continuent à faire circuler l'air.
Mais on associe les climatisations à la
légionellose
et si elles ne peuvent pas tout faire à la fois :
diffuser la légionellose
et diffuser la grippe H1N1.
Christophe est en train de lire
la Conspiration Darwin.
Il s'agit d'un roman, pas d'un récit historique véridique
ou d'une diatribe anti-évolution.
Dans ce roman, l'auteur raconte que ce n'est pas Darwin
qui a écrit De l'Origine des Espèces.
C'est dans la lignée des théories de la conspiration
qui affirment que ce n'est pas
Shakespeare
qui a écrit les pièces de
Shakespeare.
Mais dans le cas du livre de Christophe, il est clair
que c'est de la fiction.
Dans le même genre, j'ai entendu une autre théorie de la
conspiration, selon laquelle
l'Iliade
et l'Odyssée
n'ont pas été écrites par
Homère,
mais par un autre Grec qui s'appelle lui aussi
Homère.
Plus sérieusement, un autre participant à la réunion
explique qu'une hypothèse sérieuse et vraisemblable est que l'Iliade et l'Odyssée
ne doivent pas être considérées comme l'œuvre d'un seul
auteur, mais comme des textes résultant de la compilation
de morceaux provenant de différents auteurs dont l'histoire
n'a pas retenu le nom.
Au fait, 2009 n'est-elle pas
l'année Darwin ?
Sniper demande
si ce ne serait pas le bicentenaire de sa naissance.
Olivier consulte sa tablette Internet et constate qu'effectivement,
selon Wikipedia,
Darwin est né le 12 février 1809.
Sniper ayant répondu qu'il aurait aimé avoir une source fiable,
Olivier poursuit sa recherche et constate que le
CNRS dit la même
chose. Sniper est satisfait de cette réponse.
Était-ce à propos de la Conspiration Darwin
ou à propos des deux filles coincées dans une canalisation ?
Sniper a évoqué les
Darwin Awards
et notamment l'une de ses
anecdotes préférées.
Il s'agit d'un homme qui voulait faire un tour dans les
airs et qui, pour ce faire, avait attaché quelques ballons
gonflés à l'hélium à son fauteuil de jardin.
Il avait prévu quelques sandwichs pour passer le temps et
un fusil pour tirer sur quelques ballons lorsqu'il aurait
envie de redescendre sur le plancher des vaches.
Mais son aérostat est monté beaucoup plus vite et beaucoup
plus haut que prévu. Et pendant qu'il était là-haut, il a
reçu la visite d'avions de chasse venus surveiller l'intrus.
Mais comme il n'avait pas l'air inoffensif, il ne l'avaient
pas descendu (c'était avant septembre 2001, vous l'avez deviné).
Nous avons parlé d'un film sorti il y a déjà quelques années,
Master and Commander. Je
trouve que c'est un très bon film, même si j'ai quelques remarques qui
pourront paraître négatives à ce sujet.
Tout d'abord, dans ce film, les méchants sont les Français, alors que dans le
roman dont c'est extrait, les méchants étaient Américains. Mais compte tenu du
contexte politique fin 2002 et début 2003, il est peu étonnant que les méchants
aient changé de nationalité.
D'autre part, j'ai trouvé cela un peu tiré par les
cheveux de mettre en scène un médecin qui, lors d'une escale aux Galapagos,
aboutit aux mêmes conclusions que Darwin quelques décennies avant Darwin. Nils me
rétorque qu'en fait, l'idée de l'évolution était déjà présente dès la
Renaissance, ce que Darwin a introduit, c'est l'idée de sélection naturelle.
[ Et à la réflexion, l'idée d'évolution est beaucoup plus ancienne. Dès
que l'homme préhistorique est devenu agriculteur-éleveur, il a mis en
œuvre l'évolution et la sélection artificielle, pour aboutir
aux différentes races de vaches, de chiens, de pommes, de haricots,
et ainsi de suite. En fait, Nils voulait sûrement dire que c'est
à la Renaissance que les scientifiques ont commencé à réfléchir sur l'évolution
ou que l'on a commencé à supposer que cette évolution pouvait avoir lieu d'une espèce à l'autre
et pas seulement à l'intérieur d'une même espèce. ]
Finalement, il y a la scène où le médecin montre au capitaine
comment un insecte se déguise en brindille pour éviter ses prédateurs.
Le capitaine en déduit qu'il doit déguiser son navire de guerre
en bâtiment de pêche, de manière que le prédateur se fasse passer pour
une proie. Donc, en apprenant le camouflage qui consiste pour une proie
à se faire passer pour le décor, il en déduit la technique de la déception
qui consiste pour un prédateur à se faire passer pour une proie.
Mais, me réplique-t-on, c'était peut-être un déclic mental qui a permis
à une idée déjà existante de se manifester dans l'esprit du capitaine.
Nils me raconte un fait que je ne connaissais pas. Le gamin qui se
fait amputer du bras dans le film représente, dans la réalité
historique ultérieure, un financier britannique qui, entre autres,
a financé le voyage du Beagle autour du monde.
Quelqu'un a montré une photo prise avec un
iPhone
depuis un train en mouvement. Cette photo comporte
des poteaux électriques, mais ceux-ci apparaissent
inclinés. Cela donne un aperçu du fonctionnement
de l'iPhone, qui analyse l'image ligne par ligne.
En effet, entre le moment où l'iPhone analyse le
haut de l'image et le bas, les poteaux se sont
déplacés relativement à l'appareil photo et le
bas des poteaux n'est donc plus à la même place
que le haut. Je fais remarquer que le même phénomène
se produit avec la photo argentique. Il y a une
décennie ou deux, on m'avait montré une page
de l'Équipe Magazine avec une photo
prise lors d'une recontre de tennis. Dans le haut
de la photo, on voyait la balle écrasée sur le tamis
de la raquette, tandis que dans le bas de la photo,
on voyait l'ombre de la balle à une dizaine de centimètres
de l'ombre de la raquette. Si la vitesse d'exposition
est, par exemple, le 1/250e de seconde, cela
signifie que chaque millimètre carré de la pellicule
est exposé pendant 4 millisecondes. Mais il faut peut-être
plusieurs centièmes de secondes pour exposer la totalité
de la photo.
À son arrivée, David (L) nous a donné un faux espoir.
C'était le soir d'un match de qualification de la France
pour la Coupe du Monde de foot-ball. David a regardé le
début avant de venir nous rejoindre et il a vu que
le gardien français s'était fait expulser
et que, par conséquent, les Français jouaient à
10 sur le terrain. Mais en fait, comme je l'ai appris
le lendemain à la radio, les Français ont pu limiter
les dégâts et conserver leurs chances pour la Coupe
du Monde de 2010. Dommage...
À l'autre bout de la table, Stéphane, Julien et quelques
autres ont parlé de littérature, mais je n'ai pas pu
suivre. Il a été question de
Neal Stephenson,
de Christopher Moore
et d'Armistead Maupin.
Comme Stéphane l'a écrit sur la liste le lendemain,
Armistead Maupin a
écrit une série de bouquins appelée : Tales of the city.
La ville en question étant San Francisco des années 80. Le titre semble un clin
d'œil au Tale of two cities de Dickens.