Présents à la réunion, en fonction de la place autour de la table :
Michaël,
Laurent (B),
Laurent (G),
Nicolas,
Nils,
Kai,
Théo,
Richard,
Stéphane,
et moi,
auxquels il faut ajouter Françoise qui a discuté avec
nous pendant quelque temps avant de retourner en cuisine pour nous préparer
à manger.
Nous avons mangé des salades composées aux lardons ou au poulet et au curry,
des côtes d'agneaux, des andouillettes, des profiterolles, du fromage
blanc au miel et des bananes cuites accompagnées de glace à la fraise.
Nous avons bu diverses bières, dont de la Telenn Du qui nous vient de Bretagne, de la vodka
et un Ricard.
Il a été question de la conférence
OSDC.fr
qui aura lieu dans un mois et demi.
L'équipe est à la recherche de sponsors.
Le problème est de savoir si la
Cité des Sciences et de l'Industrie
autorisera les sponsors tels que
le Monde en tique
ou O'Reilly
à établir un stand pour vendre des livres et si
elle autorisera les autres sponsors à monter un
stand pour recruter d'éventuels candidats parmi
ceux qui assisteront à la conférence.
Il a été question également de la conférence passée
les Journées Perl,
avec notamment la remise des T-shirts à ceux
qui ne les avaient pas encore reçus, voire la vente
à ceux qui n'ont pas pu assister à la conférence
et qui voulaient en avoir un quand même.
Et les T-shirts qui ne sont pas encore vendus, que leur
arrive-t-il ? Ils sont stockés chez Laurent (B).
Mais comme il est trésorier de l'Association et que son
épouse s'y connaît en comptabilité, il a dû les valoriser ainsi
cela doit se faire avec le stock. Du coup, puisque c'est
valorisé comptablement, il y aura une dépréciation de
cette valeur comptable au fil des ans (ou des exercices).
Donc, dans quelques années, on pourra les avoir pour
moins de 10 euros pièces. Hélas, nous verrons ces
T-shirts restants lors des enchères de fin de conférence,
donc à un prix qui sera vraisemblablement supérieur...
Quelqu'un a fait remarquer que l'activité sur la
liste de messagerie
était au point mort et qu'il avait même eu l'impression qu'il
ne recevait plus les messages. Je fais remarquer que la même chose
m'était arrivée il y a un an ou deux, également pendant la période
des vacances de l'été. J'avais alors envoyé un message dont le
but inavoué était de vérifier que la liste fonctionnait.
Cela devait être un message du genre : « J'ai mis à
jour la date de la prochaine réunion, cela sera le
nn août prochain. » Mais comme cette année je n'ai pas
eu l'impression que la liste était hors service, j'ai mis
à jour la date dans le dépôt SVN et je n'ai pas envoyé
de message sur la liste à ce sujet.
Il a été question
d'OSCON
et notamment de la soirée organisée
par
Randal Schwartz.
Compte tenu de la faible
proportion de filles dans le monde Perl et dans le
logiciel libre, il avait également invité d'autres filles,
plus habituées à danser en boîte de nuit qu'à faire de
la programmation. Cela a été diversement apprécié par
les participants à OSCON.
Nous avons évoqué les
White Camel Awards
qui ont été décernés à OSCON
cette année. L'un des lauréats a été
Philippe (BooK),
qui n'était pas à OSCON. Du coup, la remise solennelle
a eu lieu à
YAPC::Lisbonne,
lors de la dernière après-midi, après les exposés et juste
avant la vente aux enchères. Dans son
journal
sur use.perl.org,
Philippe explique qu'il a été pris par l'émotion et qu'il
n'a pas pu prononcer le discours qu'il voulait.
En fait, moi qui ai assisté à cette célébration,
je n'ai pas eu l'impression que BooK avait des problèmes
d'élocution lorsqu'il a dit quelques mots de remerciement après avoir
reçu son trophée. D'un autre côté, s'il a écrit qu'il aurait voulu
répondre par un discours plus étoffé que ce qu'il a pu
prononcer sur place, je veux bien le croire.
Pour augmenter la proportion de filles dans le logiciel
libre, Stéphane rappelle ce qui a déjà été dit sur
Audrey Trang
lors d'une
réunion précédente.
Je signale également que dans le but de donner
une image un peu plus féminine au monde Perl,
cette année à
YAPC::Lisbonne,
Matt Trout
et Andy Armstrong (si je ne me trompe pas)
avaient décidé de porter le kilt.
L'avantage des smartphones
et des tablettes Internet telles que les
Nokia 800 et 810,
c'est que l'on a ainsi
un ordinateur qui tient dans la poche et que
l'on peut utiliser partout, sur le lieu des vacances
ou tous les jours, dans les transports en commun. C'est utile, par
exemple, pour faire de l'administration
système à distance. Il y a un problème, toutefois.
À certains endroits du réseau souterrain de la
RATP, par exemple la ligne E entre
Auber et Magenta, le signal ne passe plus.
Il faut donc se dépécher de terminer sa
manip avant d'entrer dans le tunnel.
Quant à ma suggestion de tirer sur le signal d'alarme,
je reconnais moi-même que c'est abusif.
Pour les connexions par téléphone portable,
certains (pas uniquement les participants à la
réunion) utilisent des tunnels sur les ports
80, 443 ou d'autres
ports
anodins comme celui du DNS ou du ping.
Cela enfreint les conditions de l'abonnement
téléphonique, mais à vrai dire, les opérateurs
bloquent rarement de telles pratiques.
Des pépins peuvent toutefois toujours survenir
pour d'autres raisons. Dans ce cas, certains
bidouilleurs appellent le service technique
de leur opérateur téléphonique pour leur
expliquer ce qu'ils avaient essayé de faire
et quels sont les symptômes du dysfonctionnement.
Mais une fois que l'opérateur téléphonique
prend les choses en main, le bidouilleur
constate que cela fonctionne encore moins
bien ! On se demande pourquoi...
Stéphane nous évoque son utilisation de
Twitter.
Il ne l'utilise pas pour raconter sa vie
sur le net (« Je pars au boulot. »
« Je vais faire les courses. »
« Ce soir, je vais faire une partie de Warcraft. »)
Il l'utilise plutôt pour faire part de
ce qu'il apprend au fil de ses lectures et
de ses navigations sur le web.
Il a été question de
l'iPhone.
Celui de Stéphane, notamment. Il y a quelque temps,
Stéphane se promenait et il a heurté un poteau
comme ceux qui sont destinés à empêcher les
automobiles de rouler ou de stationner sur
les trottoirs. Et le choc s'est produit sur la
poche de pantalon qui contenait l'iPhone.
Du coup, celui-ci fonctionne, disons,
un peu moins bien. Rappelons que cet iPhone
avait déjà subi un plongeon dans du
porridge.
Richard nous a montré le sien, avec le
logiciel de boussole et le logiciel de repérage cartographique par GPS.
Il a essayé de voir si la boussole indiquait
bien le nord, mais faute d'avoir une carte
pour comparer l'orientation de la rue
du Grand Prieuré avec celle indiquée sur la
boussole, nous n'avons pas pu savoir si
la boussole était fiable ou si elle était
sujette à des perturbations, causées par exemple
par les armatures métalliques du béton armé.
Quant au logiciel de repérage cartographique,
il indiquait une mauvaise position.
Il a été question également du
développement d'applications
pour l'iPhone. Le SDK permettant de développer de telles
applications est payant, bien entendu. Mais il faut
en plus payer pour installer une application sur un
iPhone. Cette réflexion m'a surpris au début, je
ne savais pas que chaque fois qu'un abonné muni d'un
iPhone télécharge une application et l'installe, il devait
payer pour installer son application. En fait, celui
qui a évoqué ce point s'est mal exprimé. C'est le
développeur du logiciel qui doit payer pour que
son programme puisse être installé sur un iPhone.
Cela n'empêche pas certains développeurs de proposer
des logiciels gratuits pour iPhone.
En revanche, il existe des logiciels payants,
avec parfois un prix élevé. Il a été question d'un
logiciel
qui se contente d'afficher un
diamant sur l'écran de l'iPhone et c'est tout.
Ce logiciel est très cher, hors de prix par
rapport aux fonctionnalités (ou plutôt à la
fonctionnalité) qu'il apporte. Cela n'a pas
empêché certains possesseurs d'iPhone
d'acheter ce logiciel. Je fais un parallèle
avec
Obélix et Compagnie,
dans lequel un
romain
faisait une présentation
de marketing à Jules César. Il expliquait que
pour vendre un produit, il fallait se placer
sur l'un des quatre créneaux suivants :
ce qui est utile,
ce qui est agréable,
ce qui est beau,
ce qui fait crever de jalousie le voisin.
C'est dans ce dernier créneau que se trouvent
les menhirs d'Obélix et l'appli diamant de l'iPhone.
Ajoutons à ce propos que dans la réalité historique,
en faisant abstraction des ressorts narratifs
de la série
Astérix le Gaulois,
les menhirs ne datent pas de l'époque celte,
mais de l'époque préhistorique.
Au début de la soirée, avant de nous asseoir
à la table du fond, nous sommes restés une
demi-heure au comptoir pour parler avec
Françoise.
Elle nous a appris qu'elle utilisait
Internet pour des
recherchesgénéalogiques.
Elle a parfois des problèmes pour lire le
nom des villages cités dans les actes d'état-civil,
tellement c'est mal écrit. Lorsqu'en plus, ce village
se trouve en Alsace avec un nom typique de la région,
c'est sans espoir. Elle trouve également parfois
des allusions à la
« RPR ».
Après avoir pensé, bien sûr, au
Rassemblement pour la République,
je me suis souvenu que mon père m'en avait
déjà parlé, car il est lui aussi amateur
de démographie historique et de recherches dans
les actes d'état-civil. La RPR, c'est la
« Religion Prétendue Réformée »,
une appellation péjorative de l'époque pour
la religion protestante.
Elle a trouvé également la trace de trois ancètres
qui sont morts à la guerre de 14-18. Pour ces
trois soldats, elle a un « diplôme d'honneur »
marquant leur mort au champ d'honneur. Certains de
ces diplômes portent la signature du président Painlevé.
Françoise fait appel à nos conseils
pour le problème suivant : elle vient de changer
d'ordinateur. Sur son ancienne machine, elle avait
Money 98, ainsi que toute sa comptabilité
de 2008. Sur le nouveau, elle n'a plus
Money 98, donc même en disposant des fichiers,
elle ne peut plus les exploiter pour le suivi
de sa comptabilité. Donc elle aimerait trouver
une version de Money capable de lire ces fichiers
et qu'elle pourrait installer sur sa nouvelle
machine. Laurent lui suggère de s'adresser directement
à Microsoft, qui pourrait certainement lui offrir
un reader pour Money 98, ce qui
lui permettrait de récupérer l'historique de la comptabilité
sur un nouveau logiciel.
De la même manière, quelqu'un a téléphoné à Microsoft
pour activer un Windows XP. Il est tombé sur un serveur
vocal qui lui a envoyé une clé d'activation sans avoir
aucunement demandé des informations permettant de savoir
s'il s'agissait d'une copie légitime de Windows ou d'une
copie piratée.
Laurent (G) s'intéresse actuellement à automount.
Il m'a posé des questions sur ce sujet, mais je ne connais
que les montages automatiques sous
KDE
et sous GNOME,
qui attribuent une place dans la hiérarchie de fichiers
à votre CD-ROM ou à votre clé USB au moment où vous
l'insérez dans votre machine. Laurent fait remarquer que
c'est un mécanisme intrusif, car le montage automatique
ouvre une fenêtre pour vous demander ce que vous voulez
faire de votre clé USB ou de votre disque. Tandis que
le système auquel il s'intéresse est un daemon,
qui travaille donc en tâche de fond sans déranger l'utilisateur.
Il fonctionne même en mode lazy evaluation,
car il ne cherche pas à monter le support externe ou le
partage réseau dès qu'il est dispoible. Il attend qu'un
programme tente d'ouvrir un fichier sur ce support externe
ou sur le réseau pour effectuer le montage.
L'autre Laurent va même jusqu'à envisager que si la clé
USB nécessaire n'est pas branchée, alors la machine irait
fouiller sur le bureau pour trouver la clé USB et l'insérer
dans un port libre.
Laurent (B) rappelle l'incident qui lui était arrivé lorsqu'il
avait monté une partition en noexec.
Il avait galéré un certain temps en vérifiant que
le répertoire /xxx/bin contenait bien tout
ce dont il avait besoin, avec les bonnes autorisations, y compris sh et
que ce répertoire figurait bien dans la variable
$PATH, avant de s'apercevoir que si cela
ne fonctionnait pas, c'était parce que la partition était
montée avec les mauvaises options.
Dans le même ordre d'idée, je me rappelle avoir
lu que lorsque l'on monte un CD-ROM, même l'utilisateur
root n'a pas les droits en écriture dessus.
Sauf, me fait-on remarquer, si c'est un CD-ROM
multi-session, sans parler des CD-RW ou des CD+RW.
Par contre, j'ai observé que l'on pouvait, sous Emacs,
mettre à jour un fichier pour lequel on ne dispose pas
des droits w. Emacs pose la question et après
confirmation, met à jour le fichier. En fait, le mécanisme
réel est un peu plus compliqué. Lorsque l'on demande à Emacs
de réécrire un fichier qui n'a pas encore été mis à jour pendant
la session, Emacs renomme le fichier initial
bonk en bonk~ avec un tilde, puis crée un
nouveau fichier avec le nom bonk.
L'essentiel est donc d'avoir les droits w
sur le répertoire, pas nécessairement sur le fichier.
Françoise nous raconte que
son travail consiste à taper des documents dont
on lui fournit un enregistrement sonore. Pour cela,
elle utilise Word pour Macintosh. Compte tenu
du vocabulaire technique de ces documents légaux,
elle commence par relever toutes les expressions
et les noms propres
qui reviennent souvent pour les coder dans des
insertions automatiques. En revanche, une de ses
collègues travaille avec Word pour Vista. Et dans
Word pour Vista, il n'y a pas d'insertion automatique
Françoise ne voudrait pour rien
au monde lâcher son Macintosh pour un PC sous Vista.
[ Et comme je suis d'humeur pédagogique, vous pouvez
vous reporter en annexe pour une présentation des
insertions automatiques dans les autres éditeurs de texte. ]
Pour ceux qui vont en vacances avec leur ordinateur
et pour ceux qui se contentent de profiter du Wifi
dans les parcs de la Ville de Paris, il y a un problème :
la lisibilité des écrans d'ordinateur est très mauvaise
en plein soleil.
Richard a peut-être la solution. Il vient d'acheter un nouveau
moniteur avec une technologie dont je n'ai pas retenu le nom et qui a un rendu des couleurs beaucoup plus vif
que les moniteurs habituels. C'est intéressant pour passer
des films sur cet écran, car cela rend bien les
couleurs telles qu'on peut les voir au cinéma.
En revanche, lorsque l'on se contente de travailler
avec des applications informatiques dans un gestionnaire de fenêtres,
la vigueur des couleurs surprend. Depuis, Richard a beaucoup
progressé dans la connaissance des profils de couleurs.
Laurent (B) travaille désormais pour
Nagravision.
Il s'agit bien de la même société que
Nagra,
connue pour avoir produit des magnétophones de
haute qualité à l'époque du son analogique sur bande.
C'est un magnétophone de cette marque
que possédait le facteur mélomane
de Diva.
Nous avons parlé des fichiers HTML créés par certains
éditeurs WYSIWYG, au lieu de simples éditeurs de code
comme Vi et Emacs. Si l'utilisateur décide de mettre
tel ou tel passage dans une couleur spéciale, puis change
d'avis plusieurs fois, les différentes balises
<font> sont conservées et s'emboîtent
mutuellement. Lors du réaffichage, l'emboîtement des balises
les unes dans les autres se traduit par une indentation
de ces balises. Du coup, le texte réel se retrouve
écrit sur la droite de l'écran, ce qui nécessite parfois
de recourir à l'ascenseur horizontal pour déplacer
la fenêtre et mieux visualiser le texte.
Exemple :
<p>
Un exemple de
<font color='red'>
<font color='blue'>
<font color='green'>
<font color='pink'>
<font color='navyblue'>
<font color='chartreuse'>
couleur choisie après beaucoup d'hésitations
</font>
</font>
</font>
</font>
</font>
</font>
en HTML
</p>
Pour les téléphones portables,
il y a paraît-il une antenne tous les 300 mètres
à Paris. Cette proximité n'est pas due à la
faible portée des téléphones, mais à la densité de
la population qui entraîne un nombre important de
téléphones actifs à un instant donné au kilomètre carré.
Il paraît que certaines antennes sont camouflées
en palmiers. Curieux camouflage
sous nos latitudes !
Le BlueTooth
épuise les batteries. En effet, les appareils
BlueTooth, même en mode veille, passent leur temps à pinguer les autres appareils
BlueTooth qui passent à portée. À l'inverse, les téléphones
portables en mode veille se contentent de signaler leur
position de temps en temps à l'antenne la plus proche.
Quelqu'un a lu un article indiquant qu'un citadin
possède une empreinte écologique moindre qu'un rural.
En effet, vivant dans un appartement, le citadin a moins
de volume à chauffer pendant l'hiver. D'autre part,
de nombreux commerces sont à proximité de son logement,
dont il n'a pas besoin de prendre la voiture pour aller
faire ses emplettes. Quant aux déplacements qui requièrent
quand même un véhicule, les citadins utilisent plus fréquemment
les transports en commun que les habitants de la campagne.
Remarquons que c'est valable pour les villes européennes, mais
pas pour les villes américaines, à l'exception peut-être de
New York, la seule ville américaine à avoir un réseau valable
de transport en commun.
Nous avons discuté sur la définition exacte des termes
geek
et nerd.
Selon certains,
le nerd est le premier de la classe,
tandis que le geek désigne un individu
asocial. D'autres préfèrent définir le geek
comme une personne intéressée par les entrailles
de ses outils et instruments. De nos jours, cela
s'applique à ceux qui n'hésitent pas à modifier les
fichiers de configuration de leur machine, voire
à charger les sources des logiciels et à modifier
ces logiciels. Il y a un siècle, cela aurait concerné
les automobilistes, puisqu'à cette époque, les automobiles
étaient faites sur mesure avec le plus souvent la participation
active du futur utilisateur. Et si l'on définit un
geek par son amour de la technique
informatique, est-ce que le fait de jouer à un jeu
sur ordinateur tel que World of Warcraft
suffit à faire de ce joueur un geek ?
Était-ce à propos de la définition de geek
ou sur un autre sujet ? Quelqu'un a évoqué les
« rois de vi », autrement dit, les
« Vikings ». En revanche, on peut noter
que le terme « emacsking » n'a pas fait
recette.
L'univers geek peut se rencontrer là où
on ne l'y attend pas. Dans le tricot, par exemple.
Une personne a reconstitué
la forme du corail
rien qu'en tricotant de la laine au crochet.
Kai, qui pratique le tricotage et donc s'y connaît mieux que nous,
admet qu'il ne sait tricoter que des surfaces planes.
Le caractère geek se rapproche un peu
des bricoleurs. Certains geeks
font du bricolage logiciel uniquement, tandis que d'autres
n'hésitent pas à pratiquer le bricolage physique (mécanique,
électrique ou électronique). Mais il y a une différence
entre un bricoleur et un geek qui bricole :
le bricoleur est solution-oriented, tandis
que le geek fait cela pour le pur plaisir
du bricolage.
Les journaux (la radio dans mon cas) viennent d'annoncer en avant-première
des propositions de mesures contre la contagion de la grippe H1N1.
Parmi ces propositions, le gouvernement envisagerait de fermer
les écoles et d'assurer la formation des élèves par
Internet et par la télévision. Si l'on ferme les écoles,
ce n'est pas pour rassembler les enfants dans des garderies
ou des crèches, ou chez une nourrice qui garde les enfants
de plusieurs familles, cela ne ferait que déplacer le problème de la
contagion. Les enfants devront donc rester chez eux. Et il faudra
donc que l'un des deux parents les garde. Quel sera l'impact
sur l'économie du pays ?
Avec ces deux commandes, la saisie d'un texte tel que :
Encore eût-il fallu que je dyiasse correctement le
nom de srgi.
sera transformée en :
Encore eût-il fallu que je dactylographiasse correctement le
nom de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson.
Les différences entre les deux mécanismes sont les suivantes.
Pour l'abréviation
du ab, « srgi » dans l'exemple, vous pouvez taper
les quatre caractères à votre rythme, mais l'abréviation ne sera
reconnue que si elle forme un mot entier. En d'autres termes,
si elle est encadrée par des \b pour reprendre la syntaxe
des expressions régulières Perl.
À l'inverse, pour l'abréviation
du map!, « dy » dans
cet exemple, on peut taper n'importe
quoi après, y compris des lettres. En revanche, il faut taper les deux caractères très vite l'un
à la suite de l'autre. Il faut donc faire varier de façon fine
votre vitesse dyique pour éviter ce qui pourrait ressembler
à un dactylographsfonctionnement. Euh, je répète.
Il faut donc faire varier de façon fine votre vitesse dactylographique
pour éviter ce qui pourrait ressembler à un dysfonctionnement.
Pour disposer de ces abréviations de façon permanente, il suffit
de taper ces commandes dans le fichier .exrc.
En fait, la commande map! (et son équivalent map
pour le mode commande) est surtout utilisée pour les touches fonctions.
L'appui sur une touche fonction envoie une série de caractères
commençant par un échappement <Ech> ou C-[.
Le problème est que l'échappement provoque des effets de bord
lors de la saisie de la commande map!. Donc, il faut le
préfixer par un <Ctrl-V>, comme dans le mode saisie de texte.
Par exemple, pour que la touche <F4> produise la chaîne
« McDonnel-Douglas Phantom », que la touche <F8> produise
« Vought Crusader » et que la touche <F117> produise
« Lockheed Nighthawk » (mais quel clavier avez-vous, pour avoir
117 touches fonctions ?), vous devrez taper :
(les < et > sont là pour symboliser des caractères de contrôle, il ne faut pas
les taper tels quels).
Et si vous voulez insérer ces commandes dans votre .exrc,
il faudra taper le <Ctrl-V> trois fois : le premier
pour signaler que le prochain caractère doit être insérer tel quel dans
le fichier au lieu d'être interprêté comme un caractère de contrôle,
le deuxième qui sera donc inséré tel quel dans .exrc,
et le troisième pour signaler que le caractère <Ech> doit être
inséré tel quel dans .exrc.
Emacs
Pour Emacs, il existe un mécanisme de style touche-fonction (style <F4>),
mais pas pour les séquences de caractères (« dy »). Vous pouvez
donc associer une fonction Lisp à une touche fonction comme <F4>
ou à une séquence commençant par C-x ou C-c.
Exemple :
Vous positionnez le curseur juste après la dernière parenthèse,
vous tapez <Ctrl-X><Ctrl-E> pour exécuter le code e-Lisp, vous revenez sur votre
fichier HTML, puis chaque fois que vous tapez <Ctrl-C> « > »,
vous insérez « > » dans votre fichier.
Et dans n'importe quel fichier texte, pas forcément HTML, si vous appuyez
sur <F4>, vous obtenez « MacDonnel-Douglas Phantom ».
Pour les abréviations de type « mot », c'est un peu plus
compliqué et plus puissant. Tout d'abord, il faut les activer par
M-x abbrev-mode. Ensuite, vous créez vos abréviations
de deux façons :
Soit vous tapez votre chaîne complète, « Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson »,
vous laissez le curseur juste après le « n » final, puis vous tapez
<Ech> 8 <Ctrl-X> a g, puis vous saisissez l'abréviation
« srgi » dans le minibuffer avec <Ret>.
Soit vous tapez l'abréviation « srgi », puis <Ctrl-X> a i g,
puis dans le minibuffer, vous tapez la chaîne complète « Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson »
et <Ret>.
Explications : dans la première variante, <Ech> 8 signifie que
vous prenez les huit mots qui précèdent le curseur. Dans les deux cas,
l'abréviation est valable pour tous les fichiers, quel que soit leur type.
Il est possible d'utiliser <Ctrl-X> a l ou <Ctrl-X> a i l
(« l » comme « Lima »)
ce qui aurait créé l'abréviation uniquement pour le mode courant :
HTML, CPerl, etc. Pour conserver ces abréviations d'une session
à l'autre, il faut utiliser write-abbrev-file
et read-abbrev-file. Pour plus de renseignements,
tapez h a abbr <Ret> (affichage de l'aide en ligne avec
tous les sujets contenant la chaîne, ou plus précisément l'expression régulière, « abbr »).
Le mode Viper d'Emacs
Les deux mécanismes existent dans le mode Viper d'Emacs.
Pour les abréviations de mots, comme « srgi », les commandes :ab style
Vi ne fonctionnent pas du tout, il faut utiliser les commandes
style Emacs. Mais compte tenu de la signification spéciale de la touche
Echappement en mode Viper, il est plus facile d'utiliser la version inversée
<Ctrl-X> a i g ou <Ctrl-X> a i l.
Pour les abréviations de séquences de caractères
ou de touches fonctions, comme « dy » ou <F4>,
il faut utiliser la commande :map!, mais en séparant les
éléments par <Ret> au lieu d'<Esp> et en terminant
par <Ctrl-X>-« ) » c'est-à-dire C-x ) avec la notation
Emacs. Exemples :
et à la suite de ces commandes, Emacs vous demande si l'abréviation
s'applique uniquement au buffer en cours, si elle s'applique
seulement au mode en cours (HTML-mode, CPerl-mode, etc.)
et s'il faut la sauvegarder dans .viper (l'équivalent de .exrc).
Dans ce fichier, vous trouvez l'abréviation écrite en e-Lisp :
(viper-record-kbd-macro "dy" 'insert-state [d a c t y l o g r a p h] '"0812.html")
(viper-record-kbd-macro [f4] 'insert-state [M c D o n n e l - D o u g l a s \ P a (control h) h a n t o m] '"0812.html")
et vous pouvez constater, d'ailleurs, que j'ai fait une faute de frappe
sur « Phantom » et que cette faute de frappe a été fidèlement
enregistrée dans la macro.
Vim
Je ne sais pas ce que Vim offre et que Vi ne permet pas déjà. Pourquoi utiliser
Vim lorsque l'on peut utiliser Viper ? Veuillez noter que pour le paragraphe
sur Vi, j'ai fait les tests sur une machine AIX qui dispose d'un Vi de base, sans « m ».
OpenOffice.org
Comme je n'utilise pas OpenOffice.org, je préfère vous laisser
chercher par vous-mêmes les exemples, la documentation et les
tutoriaux sur le sujet. J'ai noté qu'on pouvait trouver
des explications dans
Linux Pratique 42, pages 40 et 41.