Présents à la réunion, en fonction approximative de l'ordre d'arrivée :
Alexandre,
Pierre,
Benoît,
Laurent (B),
moi,
Théo,
Stéphane,
Richard,
Olivier,
David,
et Jérôme.
Nous avons mangé des salades composées aux harengs ou aux lardons,
des entrecôtes, des andouillettes, des saucisses au couteau,
des profiterolles, des fromages blancs et des entremets
au citron. Nous avons bu de la
bière (Petrus, Leffe, Martins et autres), une vodka
et du vin.
La pluie tombait plus fort que le mois dernier,
mais au moins, le Maldoror était ouvert,
ce qui nous a évité un déplacement en milieu humide
vers une position de repli.
Le jour-même, il y a eu un message sur la liste des participants
aux Journées Perl,
pour que les participants au repas du soir s'inscrivent sur
le wiki.
Une personne, dont il est inutile que je révèle le
nom, a signalé qu'elle n'était pas certaine de bien
savoir utiliser le wiki. Alexandre a envoyé une réponse
ironique, avant de se rendre compte de qui il s'agissait.
Éh oui, même si l'on a une longue expérience en informatique,
il y a parfois des points que l'on ne domine pas...
Et à cette conférence, nous l'apprenons le soir-même, il y aura une
présentation
de Rafael
sur le smart match
(en fait il y a eu, compte tenu de la date de diffusion
de ce compte-rendu).
Quelqu'un, sans doute membre des
P5P,
a sorti des statistiques
sur les commits de Perl 5.
Stéphane a ainsi appris qu'il n'avait commité que deux
lignes. David émet l'hypothèse qu'en réalité, le programme
établissant ces statistiques a un problème avec les caractères
en dehors de l'ASCII 7-bits, donc notamment avec le « é »
de Stéphane. En recherchant toutes les formes que peut prendre
le prénom de Stéphane dans les différents encodages et les différentes
façons d'appliquer de travers ces encodages, on pourrait constater
que Stéphane a été plus productif que cela.
Stéphane reparle des rencontres qu'il a faites à
Solutions Linux,
entre autres avec Jean-François T de l'association
Ruby France
et Éric G, de
Lemon-LDAP.
Ces deux personnes connaissaient
l'existence de mes comptes-rendus. Je répond que dans
le cas d'Éric, ce n'est pas étonnant, car il a participé à
quelques-unes de nos réunions à partir de
septembre 2002.
Le cas de Jean-François est plus intéressant, car
il a découvert ce qu'étaient nos réunions en lisant
mes comptes-rendus et cela lui a donné une direction
pour organiser les
apéros Ruby.
Il a été question de Perl 6 et notamment, des opérateurs
Texas quotes.
Cela nous fait penser aux guillemets français.
Jérôme se souvient vaguement d'une anecdote selon laquelle
les guillemets français et les « o-e-liés » (« œ »)
ne figurent pas dans la page de code ISO-8859-1, parce que
le représentant français s'était absenté au moment du vote.
Je rappelle qu'il en a été question lors d'une
réunion précédente
où Nicolas avait évoqué la subtile différence entre les
guillemets français et les guillemets hollandais.
Lorsque j'ai rappelé cette réunion, Jérôme s'est dit
cela devait être à l'occasion de cette réunion
qu'il avait entendu l'anecdote ci-dessus.
Et comme il était question de la bonne utilisation des guillemets,
nous avons fait référence au
Grévisse,
la référence en la matière.
Tout au long de la soirée, il a été question
du reboot des
Freebox,
voire des plantages des
Freebox. Cela avait le don d'énerver Alexandre.
Alexandre nous a raconté qu'il avait été l'un
des premiers à bénéficier de
l'ADSL.
C'était en 1998, dans une ville limitrophe de Paris.
Quant à Internet via les modems 56K, Stéphane
nous apprend qu'il l'a utilisé dès son retour
des États-Unis, en 1995. À l'époque, c'était
Francenet
qui proposait Internet pour les particuliers. Dans leurs
locaux, ils avaient des étagères entières
occupées par des modems, pour servir les
connexions de leurs abonnés.
Encore plus ancien : certains ont évoqué le
minitel
qui, raccordé à un ordinateur,
pouvait tenir lieu de modem. Cela a permis à
certains de faire du
peer-to-peer
avant que cela devienne la mode et même avant
que TCP/IP s'impose pour le grand public.
Nous avons eu une bonne surprise par rapport à notre
dernière réunion au Maldoror en avril,
le wifi fonctionne même à l'intérieur de la salle.
Puis nous obtenons l'explication : le Maldoror
est doté depuis peu d'une
Fonera.
La discussion enchaîne avec l'installation
d'Open WRT sur une Fonera, mais je ne me souviens
plus de ce qui a été raconté.
Stéphane ayant dit qu'il avait une Freebox
et une Fonera, certains lui disent qu'il existe une
faille de sécurité
dans cette configuration. Si une personne extérieure
se connecte en Wifi sur la Fonera, cette
personne est considérée par la Freebox
comme une personne du réseau local, donc
une personne qui a des droits d'accès étendus
sur la configuration de la Freebox.
En conséquence, cette personne extérieure
peut récupérer les identifiants et mots de passe
stockés dans la Freebox. Pour effectuer une
comparaison, cela ne sert à rien de tirer le
verrou sur la porte si l'on laisse la fenêtre
ouverte.
Jérôme évoque Internet et le Nigeria.
Non pas tant à cause des nombreuses propositions
alléchantes qui nous viennent de ce pays, mais
à propos de la façon d'accéder à Internet dans
ce pays. Comme
Red Hat travaille pour la banque du Nigeria,
certaines personnes de Red Hat s'y rendent
dans le cadre du projet. À cette occasion,
un collègue de Jérôme a installé une
clé 3G sur son portable, puis il a configuré ce
portable en routeur, ce qui permet aux autres collègues
d'accéder sans problème à Internet.
Richard a évoqué la présence sur
Internet de données personnelles et, croit-on,
confidentielles. Si vous soumettez le nom et
le prénom de Richard à un
moteur de recherche,
vous trouverez assez peu de choses.
[ J'ai essayé et j'ai en fait trouvé de nombreuses
références à un homonyme de Richard, metteur en scène
au Canada. ]
En revanche, si vous essayez avec le prénom et le nom
de sa sœur, vous obtenez de nombreuses informations
sur sa vie professionnelle, sa vie associative
et ainsi de suite.
[ Je n'ai pas essayé car je n'ai pas demandé à Richard
quels sont le prénom et le nom de sa sœur. ]
Et attention, parmi les informations personnelles qui
sont accessibles sur le web, certaines le sont parce
que l'intéressé les y a mises, mais d'autres le sont
parce que d'autres personnes les y ont mises, sans forcément
penser à mal.
[ Exemple : comment se faire cambrioler
quand on joue au golf.
Remarque : les Perl Mongers
ne font pas mieux.
]
Certains autres participants, tout aussi conscients du problème
des données personnelles, utilisent
Facebook
et GMail
de façon très restreinte. Notamment, pas de photo sur
Facebook. Quant à GMail, ils utilisent seulement
l'agenda, ils ne l'utilisent pas pour leur messagerie.
Le problème de la confidentialité des informations
personnelles sur le web est compliqué par le fait
que les autorités américaines ont le droit de
perquisitionner toutes les données qui se trouvent
à l'intérieur des frontières américaines, peu importe
la raison pour laquelle elles s'y trouvent.
Cela inclut donc les miroirs de sites étrangers,
les résultats des crawlings
de Google,
et ainsi de suite.
Une application disponible sur les derniers
iPhones,
c'est la
boussole.
Vous pouvez même modifier la
configuration de cette application pour choisir
entre le nord magnétique et le nord géographique.
Cela dit, sous nos latitudes, il n'y a pas beaucoup
de différence entre les deux. Là où la différence
pourrait jouer, c'est au voisinage des pôles.
Mais même si la banquise arctique ne comporte pas
de relief, donc pas d'obstacle à la propagation des ondes,
ce n'est pas sûr que l'on puisse avoir du réseau
dans cette région, donc la
boussole
de l'iPhone
risque de ne pas fonctionner.
Alexandre a un téléphone
Android.
Mais la conversation a tourné vers
un autre sujet assez rapidement, ce qui fait
que je n'ai pas retenu de détails à raconter.
Richard souhaiterait que sa boîte diffuse
ses logiciels sous license libre, mais sans
remettre en cause son gagne-pain, qui est
justement la vente de ces logiciels.
D'autres participants lui rappellent que
« logiciel libre » ne signifie pas
forcément « logiciel gratuit » et que l'on
peut vendre des logiciels libres.
Compte tenu de la concurrence, les logiciels
libres ont tendance à être plutôt bon-marché.
Le problème le plus important, en fait, c'est
la réaction d'un client qui a payé (cher) un logiciel
à l'époque où il n'était pas sous license libre
et qui apprend un jour que le logiciel est disponible
librement pour un prix faible, voire nul.
Il appréciera très modérément...
Rappelons qu'un auteur de logiciel libre n'est pas tenu
de livrer les sources avec l'exécutable.
Une autre façon d'obéir à la
license GPL
consiste à donner aux acheteurs
une adresse web où ils pourront télécharger
ces sources.
Et puisqu'il était question de logiciel libre
et de GPL, Stéphane en a profité pour rappeler
plusieurs anecdotes au sujet de
Richard Stallmann.
Reportez-vous aux
comptes-rendusprécédents
pour ces anecdotes.
Au sujet de la conférence
OSDC.fr,
Stéphane propose à Laurent d'attirer
les adeptes de
Java,
en insistant sur le fait que
Groovy
et Scala
sont couverts par la conférence,
donc les utilisateurs de la JVM
peuvent venir à la conférence.
Stéphane évoque les langages fonctionnels
(c'est-à-dire
Haskell)
et le pattern-matching
(au sens des langages fonctionnels, bien sûr,
pas au sens des expressions régulières).
Il y a un manque dans les langages fonctionnels,
c'est que les pattern-matchings
ne sont pas des entités de première classe,
c'est-à-dire quelque-chose que l'on peut stocker
dans une variable.
[ En y réfléchissant, je ne vois pas pourquoi
les pattern-matchings devraient
être des entités de première classe.
Pour parler de quelque chose que je maîtrise mieux,
je fais le parallèle avec Perl. Il n'est pas possible
de faire une référence sur une boucle et de la stocker
dans une variable. En revanche, il est possible
d'englober cette boucle dans des accolades pour obtenir
un bloc et de stocker la référence à ce bloc dans
une variable. Pourquoi n'en irait-il pas de même
en Haskell ? Ou alors, c'est que je n'ai
rien compris au pattern-matching
que j'ai pratiqué lors de ma brève expérience
en CAML
(le précurseur d'OCAML).
]
Il a été question d'une application pour les
ordinateurs Macintosh [ je doute que cela tourne
sur iPod ou sur iPhone ; mais je ne serais
pas étonné d'être contredit dans quelques années,
voire quelques mois. ] Cette application
s'appelle
GL-Term.
Elle permet d'émuler un terminal en ligne de commande.
Mais par opposition aux xterm et aux konsole
que l'on trouve sous Linux, GL-Term permet
d'émuler la plupart des aspects des anciens terminaux
au phosphore
et pas seulement la fonction ligne de commande.
Par exemple, vous pouvez choisir les couleurs traditionnelles
vert sur fond noir ou ambre (orange) sur fond noir.
Vous pouvez également choisir la fréquence de scintillement
des pixels. Vous pouvez choisir la vitesse de transmission
entre l'unité centrale et votre terminal. Et peut-être
qu'avec une vitesse suffisamment faible, vous pourrez
admirer la façon dont
curses
travaillait pour optimiser les transmissions entre
l'unité centrale et le terminal. Par exemple, lorsque
vous effectuez une pagination d'une demi-page vers le bas
(CRTL-D sous vi) vous
constatez que le terminal commence par envoyer une série
de commandes pour détruire la moitié supérieure des lignes,
ce qui fait glisser les lignes restantes vers le haut.
Puis le terminal reçoit et affiche le contenu de la moitié inférieure
du terminal.
Il a été question des sucesseurs de
vi.
Stéphane a bien sûr évoqué son éditeur préféré,
Yi,
qui a repris un certain nombres de bonnes idées
de vi. Quelqu'un d'autre a évoqué
un éditeur wi, mais lors de mes
recherches ultérieures, je n'en ai pas
trouvé trace pour obtenir plus de détails.
Stéphane profite de la présence d'Alexandre
pour un problème concernant le site web
consacré aux gorilles dont il s'occupe.
Il a besoin de faire une mise à niveau
du système sur la dedibox
de ce site. Pour une mise à jour
d'une version à la suivante, il suffit d'un
dist-upgrade. Mais pour une mise
à jour sautant plusieurs versions, il est nécessaire
de recourir à un utilitaire différent
dont j'ai oublié le nom. Toujours est-il
que Stéphane souhaite avoir l'assistance
d'Alexandre pour faire une sauvegarde de la
dedibox. D'où l'ahurissement
de certains en apprenant que Stéphane
ne faisait pas de sauvegardes de cette
machine. Avec l'ADSL, il est possible
de faire une sauvegarde de la machine,
compte tenu du débit descendant.
S'il y a besoin d'une restauration, c'est
une autre paire de manches, le débit
montant étant nettement inférieur.
Mais ce n'est pas une raison pour
ne pas faire les sauvegardes régulièrement.
Il a été question des
élections européennes,
en particulier de l'algarade entre
Bayrou
et Cohn-Bendit
(ou « Cohen-Bendit »,
comme le prononce Stéphane). Stéphane ne voit
pas comment Bayrou pourrait devenir président
de la république, car il faut, comme il le dit,
« une mentalité de tueur ».
Un autre sujet concernant les élections européennes, c'est
l'échauffourée entre des partisans de
Dieudonné
et des opposants, qui a été relatée par un quotidien sous
le titre (approximatif) :
Des partisans de Dieudonné pris à partie par des "anti-racistes"
Ce qui choque Stéphane, c'est l'utilisation
des guillemets, qui permet de ne pas appeler un
chat un chat, pour qualifier les protagonistes
de la rixe. Stéphane estime que cette périphrase
et l'utilisation des guillemets est un signe du
complot de la minorité visée par Dieudonné
et de la main-mise de cette minorité sur les
media. Jérôme réplique que si
les journaux avaient appelé un chat, un chat, alors
la banlieue serait descendue dans le quatrième arrondissement
pour tout casser. Pour lui, la périphrase et les
guillemets témoignent d'une volonté de ne pas
provoquer des émeutes. J'évoque une troisième
possibilité, à laquelle, il est vrai, j'accorde moins que crédibilité
qu'à celle de Jérôme, c'est que le "journaliste" fait peut-être
"partie" de cette catégorie de la "population" qui
utilise les guillemets "à tort et à travers",
sans vraiment se "préoccuper" de leur "signification".
Il paraît que la Californie envisage de légaliser
le cannabis. Mais, semble-t-il, ce n'est pas pour des raisons
philosophiques ou sociales. La raison essentielle
est que cela coûte cher de mettre en prison
pour plusieurs mois ou plusieurs années ceux
qui touchent d'une manière ou d'une autre à
cette drogue. Cela sera moins coûteux de les
laisser en liberté et de les soigner.
Jérôme a fait le tour des sources d'énergie, pour
en décrire les inconvénients et les nuisances.
Il y a bien entendu les déchets de l'énergie
nucléaire et le CO2 du pétrole
et du charbon. Mais sait-on que la production des cellules
photo-voltaïques est très polluante ?
Pour l'énergie éolienne, il s'agit plutôt d'un
inconvénient : pour fonctionner, une éolienne
nécessite du vent, mais pas trop. Donc, si le vent est
trop faible ou trop fort, l'éolienne ne produira rien.
Et je ne me souviens plus des arguments donnés par Jérôme pour
les autres sources d'énergie comme
la géothermie et l'énergie hydraulique.
Stéphane évoque son séjour aux États-Unis, avec notamment
l'anecdote sur les jeunes filles au pair autorisées à boire de l'alcool.
En revanche, en dehors de cette tolérance,
il est interdit de vendre de l'alcool
à un mineur. C'est ainsi que l'on pouvait voir
de temps en temps un bar désaffecté, avec les
fenêtres murées ou peintes, ainsi que des affiches
proclamant haut et fort : « a vendu de l'alcool
à un mineur ». Je n'ose pas imaginer ce qu'aurait
donné cette loi si elle avait été appliquée
il y a cinquante
ou cent
ans dans le
Nord-Pas-de-Calais...
Lorsqu'il est arrivé, David nous a demandé si nous
avions remarqué les boîtiers qui sont accrochés
sur les gouttières. Comme aucun câble ne semble
relié à ces boîtiers, leur fonctionnement nous semble
étrange. C'est le lendemain que Richard
nous communiquera la solution :
les boîtiers
sur les gouttières sont des répétiteurs pour les relevés
des compteurs !
Quelqu'un nous raconte l'histoire juive suivante. Trois
rabbins étudient une question fondamentale. Quelle est
la chose la plus rapide dans l'univers.
Le premier dit :
-- C'est la pensée. Car la pensée est immédiate.
Le deuxième répond :
-- Non, c'est la lumière, car la physique nous apprend que
l'on ne peut pas dépasser la vitesse de la lumière.
Et le troisième rétorque :
-- Non, c'est la colique. Car quand vous êtes pris
d'une colique, vous n'avez pas le temps de réfléchir et vous
n'avez pas le temps d'allumer la lumière que c'est déjà là !
À noter que l'on peut
trouver
des variantes
qui diffèrent entre autres sur les ethnies visées.
Et pour en revenir à l'humour juif, quelqu'un cite la formule
suivante pour le définir :