Présents à la réunion, en fonction de l'ordre très approximatif d'arrivée
Nicolas,
Laurent (B),
Alexandre (Midnite),
moi,
Jérôme,
Tara, notre invitée de Londres,
Théo,
Laurent (G),
Alexandre (un autre, un nouveau semble-t-il),
Dam's,
Sébastien,
Éric (glb),
David (L),
Kai,
Olivier,
et Guillaume.
Nous avons mangé de la salade de lardons, de la salade
de gésiers, des entrecôtes et des côtes de porc.
Nous avons bu de la Petrus, de la Carolus,
du pastis, du Kir et une vodka.
La réunion a eu lieu au Maldoror. Encore une
fois, la réunion a été scindée en deux tables.
Comment Tara pouvait-elle nous reconnaître, à son
arrivée au Maldoror ? Aucun participant
qui l'avait précédée ne portait un T-shirt
(et c'est presque pareil avec les suivants,
seul Éric avait un T-shirt
Debian)
et, au début de la soirée, personne n'avait
sorti ses gadgets électroniques :
PC portable, iPhone, Nokia N810, etc.
Tara
est venue à Paris à l'occasion d'un congrès
de l'Institut des Études Arméniennes.
Il y a plusieurs exposés, certains au
Collège de France, d'autres à la Sorbonne,
certains en Arménien, d'autres en Anglais ou en Français.
Tara y reprendra
l'exposé
qu'elle a présenté à
YAPC Copenhague,
sur les 43 manuscrits de la Chronique de Matthieu d'Édesse.
Il s'agit d'un ouvrage dont l'original a été
perdu, mais dont 43 copies de copies de copies de...
(vous devinez le principe) ont été conservées.
Tara a transcrit tous ces manuscrits en format XML.
Ensuite, elle a comparé ces manuscrits, pour
identifier les lacunes et les erreurs de recopie.
Cette seconde tâche, habituellement tout aussi
longue et fastidieuse que la première, ne l'a
pas été pour Tara. En effet, elle a automatisé la
comparaison en écrivant pour cela un script Perl,
un genre de
Algorithm::Diff
dopé aux amphétamines. Cela permet d'automatiser la
mise en forme des critical appararus,
qui sont, si j'ai bien compris, les notes de bas de page
indiquant que « dans le manuscrit X, ce mot a été
remplacé par Y » ou « dans le manuscrit Z, cette
phrase et les deux suivantes sont absentes ».
Tara a profité de notre aide pour peaufiner
sa présentation et ajouter la traduction française
des mentions anglaises de son fichier « PowerPoint »
(non, en fait, c'est « Exposé » sur Mac OS-X).
Lorsque ses collègues historiens apprennent qu'elle fait avancer
l'Histoire en programmant en Perl, leur réaction
est « Brillant ! ». Lorsque ses collègues
programmeurs Perl apprennent qu'elle utilise ses compétences
Perl pour faire avancer l'Histoire, leur (notre) réaction
est juste : « Intéressant ! »
Un autre point qui a pu choquer, c'est le strip-tease qui a eu lieu
au début de la vente de charité. Au début de cette vente,
Nadim Khemir
a organisé deux concours, l'un pour ceux qui avaient plus de
100 modules sur
CPAN,
l'autre pour ceux qui ont un seul module sur CPAN.
Pour les premiers, le prix était un téléphone
Ericsson
et l'épreuve était une série de 20 ou 30 pompes.
C'est, évidemment,
Damian Conway
qui a gagné. En revanche, pour ceux qui n'avaient
qu'un seul module, l'épreuve consistait à se retrouver
en sous-vêtements le plus rapidement possible et
nous ne nous souvenons plus quelle était la récompense.
Certains pensent y voir la raison pour laquelle, lors de la
dernière réunion on-line,
Sébastien
a proposé que la vente de charité ait lieu en marge de la
conférence, c'est-à-dire lors du repas du soir.
J'ai entendu Alexandre évoquer avec une admiration
empreinte d'une certaine appréhension
l'obfuscation Perl+PostScript
de BooK, mais j'étais trop loin pour comprendre les détails
de son intervention.
Il a été question d'un éventuel module donnant le nom du saint du jour.
Je fais remarquer que ce module existe, c'est
DateTime::Event::NameDay.
Il donne en fait le nom du saint du jour pour quatre pays
différents, les prénoms étant traduits dans la langue
correspondante. Richard fait remarquer que le problème
comporte des complications. Certains prénoms étymologiquement
apparentés sont fêtés le même jour. En tant
qu'ancien sapeur,
l'exemple qui me vient à l'esprit est celui du 4 décembre.
Dans tous les calendriers, vous trouvez « Sainte Barbara »,
alors qu'à l'origine, c'était la « Sainte Barbe ».
Mais comme le
prénom Barbe
est passé de mode, on préfère inscrire
Barbara
dans les calendriers.
Il existe une autre complication. Compte tenu des fêtes
mobiles comme Pâques, certains saints apparaîtront une
année et pas la suivante. Par exemple, cette année, Pâques est tombé
le 23 mars.
Il n'y a donc pas eu la fête de Turibius de Mogrovejo, comme cela a été le cas
le 23 mars 2007.
[ J'étais déjà au courant du problème, il avait fait l'objet d'une
discussion en 2003
sur la liste DateTime.
D'autre part, jusque-là, je connaissais DateTime::Event::NameDay
sus-mentionné et
DateTime::Event::Easter
mais je viens de découvrir un module qui m'avait échappé jusque-là,
DateTime::Calendar::Liturgical::Christian.
]
Richard [ si je ne me trompe pas ] a tenté de montrer que son Nokia 810
disposait de Perl. Problème, le répertoire contenant l'exécutable perl
ne figurait pas dans le $PATH. Il a fallu lancer un
find
pour le trouver, puis taper le nom à rallonge du
répertoire, juste pour afficher la sortie de
perl -v.
David et quelques autres ont évoqué la bande dessinnée
xkcd.
L'une des dernières bandes
fait référence à des crêpes et à une chaîne
de restaurant qui vend des crêpes. David avoue
qu'il n'a pas compris à quoi cela fait allusion.
Peut-être une allusion que seuls les Américains peuvent
comprendre.
[Si vous lisez bien la page de xkcd, il est signalé que c'est
une parodie de
House of Leaves
mais j'avoue que je n'ai pas plus compris en survolant les
présentations données sur la page d'Amazon.
]
J'ai entendu que certains parlaient du site
Joel on software
mais je n'ai pas entendu le reste de la conversation.
Il a été question de la nouveauté de ces derniers mois, les
ultra-portables.
Nicolas (je crois) a essayé un
eee-PC 701.
Le clavier est mauvais et en plus, il « oublie » presque la moitié
des touches que l'utilisateur presse.
Un autre problème, sur plusieurs modèles, est la faible
autonomie de la batterie. J'ai bien proposé d'adapter
une batterie pour automobile sur un ultra-portable,
mais cela n'a pas eu l'air de rassembler l'assentiment
des présents. Un autre défaut, encore, c'est
que la résolution est à peine plus grande que celle
d'un Nokia 810. Avec le défaut supplémentaire que
certaines fenêtres ou certaines boîtes de dialogue
sont trop grandes pour la faible résolution
et elles débordrent de l'écran. Il faut donc les
faire glisser pour accéder au bouton OK ou Annuler.
Alexandre nous le rappelle, il n'a jamais eu
de machine Windows chez lui. Il est passé directement de
l'époque ancestrale des machines style
MO5
et Atari
à l'époque des distributions Linux.
Alexandre nous raconte également que son patron reçoit
régulièrement des coups de téléphone de sociétés
(SSII ou SSLL) qui tentent de placer des gens
en prestation chez lui. Or, tous les développements
se font en interne et le chef d'Alexandre est donc
continuellement obligé de répéter la même chose
aux différents commerciaux des SSII / SSLL.
La connaissance des langues étrangères pour Tara concerne
essentiellement la lecture de ces langues. Cela vaut
aussi bien pour les langues vivantes comme l'allemand
et le français que pour les langues mortes comme
l'arménien ancien. Néanmoins, elle arrive à se
débrouiller à Paris avec quelques mots, notamment
les formules de politesse. Parfois cependant, lorsqu'elle
a besoin de traduire un terme anglais, c'est la traduction
allemande qui lui vient à l'esprit, ce qui est de peu
d'utilité à Paris !
Toujours est-il que le français est une langue
difficile, à cause de la grammaire et de
l'orthographe.
Alors, cela étonne toujours les étrangers de voir
que chez nous, même des enfants de trois ans
sont capables de construire des phrases dans une
langue aussi compliquée !
À l'inverse, nous autres Français, nous avons des
problèmes pour bien assimiler la phonétique
des langues étrangères. Nous ne maîtrisons
pas l'utilisation de l'accent tonique.
Les nuances de diverses voyelles nous
échappent également. Quelqu'un rapproche
cela de la difficulté qu'ont les gens habitués
à la musique tonale
d'apprécier la musique atonale.
Tara nous a involontairement donné un exemple de cela à un
autre moment de la soirée. Elle nous a expliqué que les
Américains et les Anglais prononçaient les « R »
de façon différente. Il a fallu que je lui demande
de répéter plusieurs fois son exemple pour que j'arrive
à percevoir la différence.
Évidemment, pour ses études, Tara doit connaître l'arménien.
C'est l'arménien ancien qu'elle connaît et uniquement
sous forme écrite. Ce qui ne l'avance guère pour
comprendre les exposés du congrès qui sont donnés
de vive voix en arménien moderne.
L'arménien moderne se distingue de l'ancien par
sa grammaire qui est plus simple et par le fait
qu'il se scinde en deux dialectes : le
dialecte oriental, qui a emprunté un certain nombre
de mots russes et le dialecte occidental qui est
marqué par une influence turque.
Tara a montré la carte du cinquième arrondissement
pour nous montrer où se trouvent le Collège de France
et la Sorbonne, où a lieu le congrès. C'est une carte
obtenue avec un logiciel du genre
Google Maps
ou Mappy,
avec les couleurs délavées typiques des imprimantes
informatiques en couleurs.
Je préfère, moi, sortir mon guide
Paris Pratique, plan par arrondissement,
qui donne plus de détails et est imprimé avec des
couleurs plus agréables.
Pour l'actualité, il a été un peu question
de la loi fixant à 235 jours la durée
légale du travail pour les cadres. Mais le gouvernement
n'a pas touché à la loi fixant le temps de travail
à 35 heures par semaine et donnant l'équivalent
en jours de RTT à ceux qui n'ont pas d'horaire rigide.
Simplement, il a fait passer la loi sur les 235 jours,
qui est incompatible avec la loi sur les 35 heures.
Tara fait remarquer que l'Empire romain procédait
déjà ainsi : plutôt que d'abroger une loi,
il promulgait une loi qui disait le contraire.
Un autre sujet d'actualité, c'est la mise en service
du LHC
(Large Hadron Collider).
Laurent (B) a entendu dire que le premier faisceau
envoyé dans le LHC a mis une heure et demie pour
parcourir les 27 kilomètres de l'anneau.
Cela fait une vitesse moyenne de 18 km/h,
ce qui fait un peu lent pour des particules
sub-atomiques censées voyager à la vitesse
de la lumière ou presque.
Non, le LHC n'a pas créé de trou noir qui
aurait englouti tout le voisinage. Cela dit,
je précise qu'il est encore en rôdage, si j'en crois
la vitesse de 18 km/h atteinte jusque-là. Peut-être
que dans quelques mois, lorsque le rôdage sera
terminé, on aura droit à des trous noirs qui
avaleront la planète.
Kai s'est intéressé à la classification des particules.
Ainsi, il a découvert les
hadrons,
des particules lourdes et les
fermions,
des particules légères.
[ En fait, ce n'est pas tout-à-fait la définition de ces
deux termes. Un hadron est une particule soumise à l'interaction
forte. Un fermion est une particule obéissant à la statistique
de Fermi-Dirac, par opposition aux bosons, qui obéissent à
la statistique de Bose-Einstein. Étymologiquement, les particules
lourdes sont les baryons, les particules légères sont les leptons.
]
Nous avons parlé de la naissance de l'univers et des
théories à ce sujet. Comme des créationnistes ont
réussi à faire enseigner leur théorie qui n'a rien
de scientifique, comme si elle était l'égale de la
théorie du Big Bang, d'autres personnes ont inventé
une religion, le
pastafarisme,
selon laquelle l'univers aurait été créé par une
entité divine
dont la forme évoque un plat de spaghetti avec des boulettes
de viande. Moi, j'aimais bien la théorie exposée au début du
Dernier Restaurant avant la Fin de l'Univers.
Il y est marqué que, pour les Jatravartides,
l'univers a pour origine une goutte de morve
provenant du nez du Great Arkleseizure.
Et les Jatravartides vivent dans l'attente du
« Passage du Grand Mouchoir Blanc », qui mettra un terme
à l'existence de l'univers.
J'ai demandé à Nicolas si, en marge de son activité
dans les jeux de rôle, il lui est arrivé de participer
à des jeux de plateau, notamment à
Britannia.
Ce jeu
a été conçu par
Lewis Pulsipher
et publié par Gibson's Games puis par Avalon Hill.
Il l'est maintenant par
Fantasy Flight Games.
Il retrace l'histoire de la Grande Bretagne au premier millénaire,
depuis l'invasion romaine de 43 ap J.C. jusqu'en 1085, la mort de
Guillaume le Conquérant
(à deux ans près). Cette période a été marquée
par de nombreuses invasions, dont une par le peuple
qui a donné son nom à l'Angleterre :
les Angles.
Et il existe donc une tradition, parmi les joueurs francophones de
Britannia,
c'est d'émailler les parties de calembours, ce qui m'a fait penser à
Nicolas. Je lui en ai indiqué quelques-uns
et je mets ci-dessous le
florilège que j'ai réuni ces dernières années.
Si Nicolas n'a jamais joué à Britannia, il a déjà
entendu parler des Angles. C'était dans un épisode de
Kaamelott
où Perceval le Gallois (à moins que ce
soit Caradoc de Vannes) était persuadé
que les Angles se trouvaient dans les coins de la carte.
Dans le monde de la science-fiction aussi, les calembours sont légion.
Nicolas évoque les conventions francophones de S-F
auxquelles il a participé il y a un certain temps.
Dans ces conventions, des jurys décernent des prix
littéraires pour récompenser le meilleur livre dans
divers genres de la S-F. L'un des prix, toutefois,
le Prix Versaint [ orthographe approximative ],
ne récompense pas un livre, mais le meilleur calembour
qui a été énoncé lors de la convention. Ce prix suit
un certain nombre de règles, notamment le calembour
doit être prononcé en présence du secrétaire du
Prix Versaint, ou bien doit lui être rapporté avec
des preuves suffisamment valides.
Toujours en S-F, on peut remarquer que parfois,
un auteur écrit une nouvelle uniquement pour caser
un calembour. L'exemple qui me vient à l'esprit est celui
d'Isaac Asimov.
L'une de ses nouvelles est une histoire de fin
du monde. Elle s'appelle Pour Rien
et elle figure dans le recueil de nouvelles
les Vents du Changement.
Un savant a annoncé que la
fin du monde était imminente. Les humains passent le temps
qu'il leur reste à prendre congé les uns des autres
en se faisant la bise et en se disant « adieu ».
Mais la fin du monde est remise à plus tard et
tout ceci était seulement
Beaucoup de bises pour rien
(en version originale, je suppose que c'était
Much adieu for nothing).
Nous avons également parlé des histoires de SF les plus courtes
[ La nouvelle ci-dessus en est un exemple, mais cela n'a pas été
dit lors de la réunion. ]
J'évoque la nouvelle Knock de Frederick Brown,
dont voici la traduction intégrale :
Toc Le dernier homme de la planète Terre est assis dans une pièce.
On frappe à la porte...
J'ai trouvé cette nouvelle dans l'anthologie
Wizards of Odds mais il
est possible de la trouver à
plusieurs
endroits sur le
web
ainsi que
d'autresexemples.
Nicolas a voulu indiquer une histoire écrite par Frank Herbert,
qui comporte un titre à rallonge et dont le texte est réduit à une
simple onomatopée. Je n'ai pas pu retrouver cette histoire sur le web.
Sur le comptoir du Maldoror, se trouve un casse-tête à la disposition
des clients qui souhaitent se triturer les méninges.
Jérôme s'y est essayé, suivi par quelques autres. Lorsque
j'ai quitté la réunion, le casse-tête n'était toujours pas
reconstruit.
Quelques précisions : une partie se joue généralement à
quatre joueurs (des règles existent pour trois ou cinq, mais le
jeu est moins équilibré). Chaque joueur contrôle plusieurs
peuples. Néamoins, l'habitude est de désigner un joueur par le nom
du peuple qu'il est en train de jouer. Par exemple, le joueur
qui utilise les pions bleus est appelé successivement
le « Belgae » (ou Belge), le Picte, l'Angle
puis le Normand.
Le calembour traditionnel, lorsque le Saxon
entame sa phase de combat et lance une offensive
contre l'Angle :
On va arrondir les Angles !
Mais le joueur Angle reste digne dans sa défaite et clame :
Hélas, sa tentative est infructueuse et il doit
faire retraite. Les autres joueurs commentent :
-- Les Angles rentrent dans leur coin.
-- Oui, ce sont des Angles rentrants.
Le joueur Saxon propose à l'Angle une alliance contre les autres
joueurs. Le joueur Angle se méfie et refuse. Réaction du Saxon :
Il est obtus, cet Angle !
Le joueur rouge (Brigante + Irish à ce stade de la partie) explique pourquoi
il est réticent à s'installer sur la rive est de l'Angleterre. C'est à cause
des futurs envahisseurs. Il l'exprime ainsi :
Je ne m'installe pas sur le bord à cause des Angles.
Remarque : si ça se trouve, ce calembour était involontaire.
S'il est la source principale de calembours, l'Angle n'est
pas le seul. Le Picte fournit aussi matière à jeux de mots.
Par exemple, lors de la mise en place de la partie, le Picte pose ses
pions un à un sur ses territoires initiaux :
Et Picte et Picte et Colégram.
Le joueur picte constate l'émergence d'une situation
favorable. Sa réaction :
Le Picte adore.
Peut-être y avait-il dans cette remarque un regret de vivre trop
au nord et un espoir de descendre
vers le sud.
Le matériel du jeu étant en anglais, le Gallois est
fréquemment appelé le Welsh. C'est ainsi
qu'un joueur gallois, se méprenant sur le sens du verbe
raquer
et l'utilisant comme synonyme de « récolter »
(des points de victoire), annonce :
C'est là qu'il va raquer, le Welsh !
Note : ce calembour est tellement lamentable que personne
n'a osé sortir des variantes avec « se braquer » ou
« craquer ».
Le Danois est également appelé Dane pour les mêmes
raisons. Cela dit, bien que le mot soit anglais, la prononciation
est française, rimant avec « banane » plutôt qu'avec
« Philomène ». Ce qui permet
aux joueurs de dire :
C'est maintenant que le Dane marque ses points.
L'exclamation habituelle du Jute :
Jute alors !
Le peuple jute est très faible vis-à-vis de son voisin le
Saxon : il ne peut avoir que 5 pions au maximum
et le plus souvent il ne dépasse pas une population de 2 pions.
Donc, lorsque les gros bataillons du Saxon s'en prenent à lui :
Finalement, un calembour que vous ne pourrez pas réutiliser, compte
tenu des circonstances particulières. La MJC de
Le Mée sur Seine
avait organisé un tournoi de Britannia.
Comme le nombre de participants n'était pas un multiple
de quatre, quelques organisateurs ont dû
combler les vides et participer
à quelques parties, bien entendu sans pouvoir être classés.
J'étais donc à une partie dans laquelle un organisateur
jouait le camp saxon. Le téléphone s'est mis à sonner. Il ne nous appartenait
pas, à nous autres joueurs invités, d'y répondre, il fallait
un organisateur. Un joueur a donc signalé le coup de téléphone
à l'organisateur en lui chantant :
Désolé, aucun calembour n'a été trouvé sur les Romains, les Romano-Bretons
(Romano-British), les Belgae (ou Belges),
les Brigantes, les Calédoniens (qui sont parfois surnommés quand même
les « Caldoches »), les Irish, les Scots,
les Norsemen, les Dubliners,
les Norvégiens et les Normands.