Désolé, je n'ai pas fait d'effort de mémorisation au cours
de la réunion. J'ai pris des notes pour la partie formelle
de la soirée. En revanche, pour la partie conviviale,
je n'ai pas fait attention à ce que les autres ont
mangé et bu. Donc, pas de résumé du menu cette fois-ci.
Avant de venir à la réunion, BooK est passé au
Monde en Tique
où il a acheté deux livres,
The Pragmatic Programmer
et Extreme Programming.
Dans le métro, il lisait l'un de ces livres et il ne
s'est donc pas aperçu qu'un pickpocket lui a subtilisé
son porte-cartes. Cela ne lui était jamais arrivé
lorsqu'il habitait à Paris ou à Bourg-la-Reine.
Il pense que depuis qu'il habite à Lyon, il
a une tête de touriste. Kai renforce les arguments
de Philippe en racontant que les seules fois qu'il
a été victime de pickpockets, c'est lorsqu'il se
promenait en compagnie de touristes américains.
Stéphane a évoqué l'une des grandes nouveautés de
Perl 6,
le typage des variables. La discussion a porté ensuite
sur la comparaison des différentes façons de traiter le
typage des variables dans différents langages.
Il y a notamment le cas
d'OCaml,
dans lequel le compilateur déduit le type des variables
en fonction des portions de code où elles sont utilisées.
Il n'y a même pas besoin de déclarer la variable en spécifiant
le type, le compilateur devine quel est le type.
Parlant de
Perl 6,
nous nous demandons ce qui se passerait
si Larry se trouvait dans l'incapacité de continuer, si,
par exemple, il tombait dans l'escalier. Certains font
remarquer qu'il n'est pas tombé dans l'escalier, mais
dans le Grand Canal à Venise. Rassurez-vous, il a été
repêché.
Philippe (Bl) a commencé à rassembler des idées pour un
article
qu'il doit écrire avec Sébastien, le
Mongueur de Marseille.
Il évoque un point épineux, la méthode
pour tester un module (ou un programme) qui accède au web.
L'auteur du module et du jeu de tests associé ne peut avoir
aucune certitude que la requête qu'il soumet dans un script
de tests aura le même résultat pour lui aujourd'hui que
pour quelqu'un d'autre dans un mois.
BooK évoque les prochaines utilisations d'ACT
(A Conference Toolkit) pour les
conférences de 2005.
Il enchaîne sur la structure
interne des programmes et des modules d'ACT, avec
notamment la façon dont les différents modules
se transmettent des fragments de code SQL qui,
une fois assemblés, constituent la requête d'accès
à la base de données.
Eric, qui est pourtant l'autre co-auteur
de ces scripts, nous explique que lui-même
a du mal à suivre ce qui se passe. Lorsqu'il
a le source sous les yeux, il arrive à suivre
la façon dont la requête se construit, qui fait
quoi, qui transmet quoi à qui d'autre. Mais s'il
lève les yeux, au bout de dix secondes, il se
retrouve dans l'incapacité d'expliquer comment
cela fonctionne.
Il a été question d'un logiciel qui prévoyait un mot
de passe pouvant aller jusqu'à 14 caractères.
Les mots de passe étaient cryptés par une fonction
du genre
MD5,
avant d'être stockés dans un fichier. Impossible
à décrypter autrement que par la force brute.
Jusqu'au jour où quelqu'un s'est aperçu que la
fonction de cryptage n'était pas appliquée à la
totalité des 14 caractères, mais au premier
groupe de 7 caractères, puis au deuxième,
concaténant les deux résultats pour les stocker sur
fichier. Cela ne change rien au fait que seule
la force brute peut décoder le mot de passe.
Ce qui change, c'est que la force brute pour décoder
deux chaînes de 7 caractères séparées est
moins coûteuse, et de beaucoup, que la force brute
permettant de décoder une chaîne unique de 14 caractères.
Eric et Éric
ont échangé leurs points de vue sur la typographie
française et l'utilisation des accents sur l'initiale des prénoms.
Dommage, je suis arrivé trop tard pour connaître les arguments
de l'un et de l'autre. Pour ce qui est de leurs opinions,
l'administrateur de la machine des Mongueurs refuse de mettre
un accent à son prénom, tandis que le membre du
« Groupuscule de Libération de la Bigorre » exige
d'avoir un accent à son prénom.