Guillaume (celui qui vient depuis quelques mois, le collaborateur
bénévole de Mandrake),
Guillaume (un nouveau-venu ; toutefois, nous le connaissions de réputation
déjà car il participe activement à la liste PPM, il travaille chez Mandrake et il
a créé
Frozen Bubble),
Pixel (un autre nouveau-venu pour les réunions, un autre ancien de la
liste, un autre de chez Mandrake),
David (notre tsar),
D@vid,
Ugo, qui a rendu visite à notre stand à Linux-Expo,
un autre visiteur du stand dont je n'ai pas pu savoir le nom,
et moi
La réunion s'est tenue au rez-de-chaussée car le patron nous
attendait le mercredi précédent, il nous avait réservé le sous-sol pour ce
jour-là et le jour de la réunion, c'est un autre groupe qui l'a
occupé, groupe composé de quelques hommes dans une tranche d'âge plus
tout-à-fait jeune et de nombreuses filles dans une autre tranche d'âge,
indéniablement jeune.
Nous avons mangé des oeufs mayonnaise, des moules au curry, des bacon
cheese burgers, des blue cheese burgers, des steaks tartares, des
poulets-frites, des salades, des dames blanches, des tartes tatin et
des crèmes brûlées. Nous nous sommes désaltérés avec de la Kriek, de
la Warsteiner, de la Stout, de l'Orangina, et une Margarita.
Sylvain a présenté la première version du site dynamique
de
YAPC::Paris,
notamment le formulaire où le futur participant
renseigne les informations personnelles le concernant.
Pour l'instant il n'y a aucune fioriture graphique, les
seules images que le site prévoit d'afficher sont les
photos fournies par les participants qui souhaitent figurer
dans le trombinoscope.
Sylvain avait prévu des boutons-radio pour le régime alimentaire
car il en avait été question lors des discussions précédentes
mais cela ne figurera pas sur le site :
comme nous avons décidé de fournir des sandwichs
sur place, chaque participant pourra choisir le sandwich
en fonction de sa composition ou bien aller se fournir à l'échoppe
du coin si le choix proposé ne lui convient pas.
À noter que Sylvain avait consciencieusement prévu tous les
choix évoqués par BooK, y compris « crudivore » alors
que dans ce cas il s'agissait d'une plaisanterie, Philippe ayant
imaginé un schisme parmi les végétariens entre ceux qui acceptent
de cuire les aliments et ceux qui exigent de les manger crus.
Et pourquoi pas les « frigivores », une autre catégorie
qui ne mangerait que des fruits frits.
Parmi les adaptations demandées, il y a les boutons radio
pour le sexe de la personne. Le choix M/F n'est
pas suffisant, il faut M/F/A, soit « Masculin / Féminin
/ Abigail ».
Ou bien, changer les boutons radio en cases à cocher.
Il faut également prévoir la civilité : Mr ou Ms
(certaines personnes risqueraient de ne pas apprécier la distinction
Mrs / Mss). Cela dit,
il y a longtemps,
j'avais vu que le
site d'United Airlines
prévoyait un choix un peu plus fourni que cela (nécessite Java Script).
Globalement, on peut se réjouir du nombre de conférences qui traduit
la vigueur de la communauté Perl, mais vu du comité d'organisation de
YAPC::Paris, on peut s'inquiéter de savoir si les têtes d'affiche
de Perl pourront venir à Paris. Nous risquerons de n'avoir que les miettes
des autres conférences.
Il y aura au moins
Michel Rodriguez,
qui s'est inscrit pour donner
un talk sur
XML.
Dans la
bio qu'il a fournie,
il précise qu'il a dix ans d'expérience de
XML.
En fait il compte le temps qu'il a passé à travailler avec SGML.
Cela nous rappelle certaines anecdotes, comme le copain de BooK
qui avait postulé en 1996 à un poste requiérant 3 ans d'expérience
sur Java. En fait, nous supposons que le service de recrutement
a converti le niveau d'expérience demandé (débutant, expert, gourou)
en un nombre d'années d'expérience sans vérifier la cohérence avec
la date de lancement du langage.
Dans ses expériences sur
Perl-QT,
Stéphane avait besoin
d'effectuer une inclusion conditionnelle de module. Il a utilisé pour
se faire le module
If
d'Ilya Zakharevitch.
Une fois son travail effectué, le module If appelle une
fonction du module cible. Certaines
fonctions de Perl-QT
sont "autoloadées" et
AUTOLOAD appelle
caller().
Comme le module d'Ilya a appelé
la fonction de la façon normale, Perl a ajouté un enregistrement
d'activation (stack frame) à la pile, donc la fonction de
Perl-QT
croit savoir que l'on vient du module If.
Ce que le module aurait dû faire, c'est un
goto
« magique » qui aurait remplacé l'enregistrement
d'activation. Un contournement proposé par Stéphane a été intégré dans Qt::isa.pm
et est inclus dans PerlQt-3.006.
Denis Bodor nous a communiqué un article sur les attributs de fonctions
et de variables. Cet article est bien fait, mais il concerne un sujet
très pointu. Nous considérons que Linux-Mag doit présenter des sujets
généralistes, utiles à une bonne partie des lecteurs et ce n'est
pas le cas des attributs. En revanche, si jamais un spécial Perl voit
le jour, cet article a sa place dans ce numéro spécial.
Stéphane a remarqué dans P5P une
discussion volant très haut.
Il était question de l'isomorphisme entre le type « tableau »
restreint à des tableaux de caractères et le
type « chaîne », isomorphisme matérialisé par les fonctions
split
et join.
Il était également question de
« foncteurs », des trucs bizarres qui construisent des fonctions
pour des types.
Kai est allé au concert de Slub,
le groupe d'Alex McLean
et d'Adrian Ward.
Ce sont deux
musiciens ayant présenté leur occupation à YAPC::Amsterdam.
Pour composer leur musique, ils
écrivent des scripts Perl
qui extraient des données de diverses sources comme la charge du
réseau. Ces données sont triturées dans tous les sens et alimentent
des appareils de musique (genre synthétiseur ?). Lors du
concert, Kai a vu dans l'assistance de nombreux artistes mais il a
l'impression qu'il était le seul informaticien présent.
Philippe a évoqué le module
HTTP::Proxy
sur lequel il travaille
à l'heure actuelle, avec notamment les problèmes qu'il rencontre pour
que le processus parent (on ne dit plus « père », c'est sexiste
et politiquement incorrect) puisse forker des processus enfants (même
remarque pour le terme « fils ») et communiquer avec eux. Déjà, il a réglé un problème
en codant les accept uniquement dans le processus parent,
ce qui est conforme à la norme POSIX.
Il existe déjà des filtres pour traiter les requêtes HTTP. Il
y a Squid, un logiciel traitant ce sujet de manière générale.
Il y a également
Junkbuster
qui permet de remplacer les
bannières publicitaires par des images qui ne gênent pas la lecture
(en local, sobres, de faible taille disque). Comme je relis de temps
en temps le
forum sur les risques technologiques,
j'ai remarqué un
conseil datant de 1997
suggérant de préciser dans le fichier /etc/hosts que le domaine
ads.doubleclick.net a pour adresse IP 127.0.0.1.
Selon les RFC
qui vont bien, une requête HTTP commence par un
échange de paquets SYN et ACK entre le client et le
serveur avant que le serveur envoie ses données HTML ou autres au
client. Une entreprise que nous ne nommerons pas diffuse un client
HTTP, Internet Explorer et un serveur HTTP,
IIS.
Quelqu'un s'est aperçu
que lorsque qu'un serveur IIS reçoit un premier
paquet de synchro SYN, il envoie tout de suite les données
HTML demandées, en contradiction formelle avec la RFC. Si le client en
face est un Internet Explorer, il affiche immédiatement le
document envoyé, même si la connexion n'a pas été formellement établie.
En revanche, si le client est un navigateur respectueux des normes
et des RFC, il signale au serveur qu'il a eu des cochonneries
incompréhensibles alors qu'il attendait seulement un paquet d'acquittement
et de synchronisation. Dans ce cas et seulement dans ce cas, le serveur
IIS déroule consciencieusement l'échange protocolaire.
Pour le commun des mortels, le couple IIS -- IE est
plus rapide et plus performant que les autres logiciels sur le marché.
En fait, les RFC décrivent une manière d'établir une connexion qui
se justifiait il y a quelques années, à l'époque où la technique
des réseaux n'avait pas la fiabilité d'aujourd'hui. Il serait possible
de nos jours d'utiliser un protocole plus léger et plus rapide, mais
le premier pas dans ce cas consiste à écrire et diffuser une RFC
détaillant le nouveau protocole.
Sur le serveur des Mongueurs de Perl,
Eric et David ont installé
des filtres pour réduire le spam. Notamment, tout ce qui provient
de la Chine, de Taiwan ou de la Corée passe à la trappe et il était question
de faire subir le même sort aux messages provenant du Brésil. Il reste
à espérer que nous n'avons aucun correspondant légitime résidant dans
ces pays.
Eric et David n'ont pas encore installé
SpamAssassin
mais ils
y songent sérieusement. Ce logiciel est déjà installé sur le serveur
de messages de CPAN. Lorsqu'un message a pour destinataire un
alias CPAN tel que MDUPOND@cpan.org, ce message est acheminé à
l'adresse normale, mais après avoir été examiné par SpamAssassin.
Si c'est du spam, le message est tout de même acheminé à destinatation,
mais le champ Subject fait bien apparaître que c'est du spam
et le début du texte résume les tests ayant abouti à cette conclusion.
Stéphane se remet à
vi ou plutôt
à un de ses avatars appelé vim.
Mais comme cela fait de nombreuses
années qu'il utilise
emacs,
il paramètre l'éditeur
pour retrouver les mêmes touches fonctions et les mêmes équivalents
claviers que sous emacs. Une partie de son .vimrc:
Par contre, en essayant de scripter vim avec Perl, celui-ci fait une
faute de segmentation quand on tente d'accéder au "buffer" courant
en utilisant l'interpréteur Perl inclus dans vim:
<ESC> :perl $curbuf <Return>
Même s'il n'a plus l'intention d'utiliser emacs, il s'intéresse
aux
macros Lisp.
Son but est de persuader les gens de
TEXmacs
que l'on peut faire en Perl la même chose qu'en Lisp, plus facilement
et plus rapidement. Pour pouvoir argumenter de façon convenable,
il est obligé de connaître le point de vue de ses interlocuteurs, c'est donc
pour cela qu'il doit apprendre les macros Lisp.
Pour ceux qui n'apprécient pas la syntaxe de Lisp, il est possible
d'écrire des macros emacs dans un langage un peu plus agréable :
Perl. En effet,
John Tobey
a mis sur CPAN un utilitaire appelé
Perlmacs,
qui est en fait emacs avec un interprêteur Perl intégré.
Le problème, c'est que Stéphane n'arrive pas à installer Perlmacs.
J'ai essayé moi aussi et cela a planté à la compilation. En revanche,
j'ai installé la version légère,
EPL
et cette version tourne
avec la version 20.4 d'emacs. En revanche, avec la 21.2
cela ne fonctionne plus.
Mis à part ce problème qu'il ne connaissait pas, Nicolas est très
content des dernières versions d'emacs. Il télécharge régulièrement
le
source CVS d'emacs
et il regénère l'éditeur une fois par
semaine.
Stéphane a appris vi lorsqu'il était chez Sun. En fait
il a commencé par ex sur un IBM Série qui s'arrêtait lorsque l'on
faisait Control-Z. Il a dû longtemps se contenter
de ex parce que vi n'était pas installé sur la machine.
C'est seulement au bout d'un certain temps que son support Unix
lui a dit comment disposer de vi.
Exécuter la commande :
ln ex vi
Nicolas utilise
VMWare
et il en est très content. Ce
logiciel lui permet de créer des machines virtuelles et à partir de là
les possibilités sont nombreuses. Il peut tester une nouvelle
procédure d'installation sur une machine virtuelle, il peut
créer deux machines virtuelles identiques, lancer un ver sur l'une
d'entre elles et comparer les deux machines pour savoir ce que le
ver a attaqué. Il peut créer quelques machines virtuelles et les
connecter en réseau pour tester une configuration de réseau.
Sur les conseils de BooK, Stéphane s'est mis à utiliser
screen.
Il est toutefois surpris par l'apparition d'un message « woof !
woof ! » en bas de l'écran. Il n'y a rien de grave, c'est simplement
la façon de signaler un visual bell sous screen.
Olivier est venu avec son portable, un Apple iBook. Lorsqu'il est
sous tension, le logo Apple au dos de l'écran s'éclaire. Nous avons
pu remarquer qu'en mode graphique, les fenêtres sont légèrement
transparentes. On peut donc deviner grossièrement ce que contient la
fenêtre au second plan dans les portions cachées par la fenêtre au
premier plan. Est-ce vraiment indispensable ou est-ce du
tape-à-l'oeil ? Cela dit, impossible de deviner ce qui est
affiché en regardant la pomme blanche du dos de l'écran, les fenêtres
ne sont pas assez transparentes pour cela.
BooK est intéressé par les portables et le wifi, ce qui lui permettrait
d'installer ses machines desktop dans sa cave et de ne conserver
que des portables dans son appartement. Mais comment cabler la cave ?
Il lui suffit en fait d'avoir une connexion Ethernet, puis d'appliquer
la RFC
Electricty over IP
du 1er avril dernier.
J'ai voulu reprendre une devinette qui m'avait été posée à
Linux-Expo. Sachant que
OpenBSD
et KDE
en sont
à la version 3.1, quelle sera la prochaine version ? BooK me fait
remarquer que OpenBSD en est déjà à la version
3.2. À l'époque où cette vanne était encore d'actualité, les mauvaises
langues répondaient que le prochain numéro de version serait 95.
Il existe une revue,
Tangente,
qui traite des mathématiques
niveau terminale sur un plan de distraction et de récréation. Dans cette
revue, BooK vu récemment des
problèmes de démineur.
Ces problèmes
sont constitués d'une grille sur laquelle quelques points portent un
numéro, comme si l'on avait cliqué dessus. Ces points sont choisis
de telle sorte qu'il est possible de déterminer en toute certitude
la place de toutes les mines. Olivier émet une objection car il
a lu que
le problème du démineur était NP-complet.
Je rétorque que
c'est vrai dans le cas général, mais que dans le cas signalé par Philippe,
les problèmes sont faits sur mesure pour permettre une résolution
autrement que par la force brute. C'est comme les problèmes d'échecs,
ils représentent une situation à un instant suffisamment bien choisi
pour que la combinatoire soit beaucoup plus réduite que pour une partie
normale.
BooK aimerait résoudre ces problèmes
avec un programme Perl inspiré de ceux qu'il avait écrits lors
du concours de démineur d'il y a deux ans, puis relancer le concours
en basant son programme arbitre sur ces grilles.
Lorsque la grille est constituée de façon aléatoire, il existe
des cas de figure où on ne dispose pas de toutes les informations
pour achever la grille. Par exemple, tous les drapeaux ont été
posés sauf un, et le seul endroit inexploré se trouve dans le coin
en haut à droite. La situation est la suivante (x représente une
case sur laquelle on n'a pas encore cliqué et F représente un drapeau) :
. . 1 x
. 1 3 x
. 1 F F
. 1 2 2
Rien, absolument rien, ne permet de savoir si la dernière mine se
trouve sur la case « x » du coin ou sur la case
« x » juste en dessous. Le joueur a donc une chance sur
deux de perdre à l'ultime seconde.
J'ai déjà vu quelqu'un qui a gagné en 0 seconde. Il a pris
la grille de 16 sur 30 et a demandé quelque chose comme 8 ou 10 mines.
Il a cliqué sur une case. Cette case était vide : ni mine ni numéro.
Il y a donc eu un nettoyage « en cascade ». Du coup, toutes les
cases vides ou avec un numéro étaient révélées et les cases restantes
ont donc été automatiquement marquées d'un drapeau.
À l'inverse, David se souvient d'un collègue qui sélectionnait
un remplissage de 80 %. Avec ce taux, il tombait quasiment
toujours sur une mine. Un jour toutefois, il a appelé David pour
lui montrer son premier coup : une case portant un numéro 8 !
Après avoir vu que les drapeaux étaient automatiquement posés lorsque
leur nombre est égal au nombre de cases qui ne sont pas encore révélées,
j'ai adopté une variante de jeu : jouer au démineur avec seulement
le clic gauche. Lorsque l'on sait que telle ou telle case comporte une
mine, on ne pose pas un drapeau dessus, on la laisse telle quelle.
Ce jeu demande beaucoup plus d'attention que le jeu standard, il faut
garder à l'esprit quelles sont les cases où il y a des mines.
David évoque la gastronomie. Tout d'abord, la gastronomie française
doit son origine au système féodal. Tandis que les nobles avaient
le droit de manger de la viande de gibier, c'était interdit aux
manants. Ceux-ci ont donc cherché d'autres sources de nourriture
et c'est ainsi que notre répertoire gastronomique comporte des
mets comme les escargots et les cuisses de grenouille. La « gastronomie »
australienne, ensuite. Le développement de la tradition gastronomique
australienne a coïncidé avec les différentes vagues d'immigration :
immigrés chinois, réfugiés de l'après-guerre. Cela dit, c'est valable
essentiellement pour les métropoles australiennes. Pour les petites localités,
on est obligé de se rabattre sur la nourriture typiquement australienne
et telle que David nous la décrit, il vaut mieux l'éviter.
BooK m'avait prêté un livre sur
Les Décisions Absurdes.
L'un des exemples de ce livre est la décision de procéder au lancement
de la
navette Challenger
en janvier 1986. Les circonstances
ont donc fait que j'ai lu ce livre au moment de l'accident de la
navette Columbia,
ce qui donne un relief curieux au
livre. Cela a d'ailleurs provoqué un qui-pro-quo entre Stéphane et
moi. Il me disait que l'accident était vraisemblablement dû à la
température basse du réservoir qui a provoqué du givrage à l'extérieur
du réservoir et lors du décollage, un glaçon s'est détaché du
réservoir et a endommagé les tuiles de protection thermique de la
navette. Je lui ai répondu que c'était l'inverse, c'est la température
de l'air qui était très froide (phénomène assez rare en Floride mais
existant tout de même), ce qui a provoqué une contraction des joints
d'étanchéité des boosters, lequels contiennent du carburant
solide à température normale. En fait, Stéphane me parlait de
l'actualité et de
Columbia,
je lui parlais du livre et de
Challenger.
Le nouvel an chinois a eu lieu la semaine précédente. À cette occasion,
Kai nous demande si c'est l'année de la chèvre ou l'année du bouc.
Il a entendu et retenu le terme chinois utilisé pour désigner l'année,
mais aucun participant n'est en mesure de lui donner la traduction
exacte.
Il paraît que quelqu'un a créé une grille de mots-croisés 7 x 7
sans aucune case noire ni aucune cheville (*).
Le précédent record était détenu par Georges Perec, qui a construit
des grilles sans case noire jusqu'à 6 x 6. Il avait essayé
d'en créer une 7 x 7 mais il avait dû utiliser une case
noire. Je me rappelle
avoir lu le Que sais-je ? sur les mots-croisés et avoir
résolu tous les exemples sauf un. Il s'agissait d'une grille 1 x 1,
avec les définitions :
1 horizontal : voyelle.
1 vertical : consonne.
Heureusement, BooK a mis un terme à deux décennies d'ignorance, de doute et d'angoisse.
En effet, il m'a appris que la réponse est « Y », car cette lettre
est considérée à la fois comme une voyelle et une consonne.
(*) Une cheville est un groupe de lettres
ad-hoc, dont la définition fait référence de manière plus ou
moins calembourdesque à un mot véritable ayant subi une troncature ou
un mélange. Par exemple, NBL défini par « lettres de
noblesse » ou bien CIRETE pour « tiercé dans le désordre ».
Le monde de l'informatique est un monde à prédominance masculine.
Philippe fait la remarque que cela n'a pas toujours été le cas.
Dans les années 70, la proportion de filles dans les études informatiques
était plus élevée que maintenant. Peut-être est-ce dû à une modification
de l'image de l'informatique. Dans le temps, elle apparaissait comme une
discipline où il fallait faire preuve de méthode et d'attention, ce qui
la faisait apparaître adaptée à la mentalité féminine. Maintenant,
il s'agirait plus de « soulever le capot », ce qui
correspond à un esprit masculin et à des personnes qui ont passé leur
enfance à manipuler les Lego ou les pièces de Meccano.
David nous parle également de ses enfants. Il a d'abord eu une
fille. Sa femme et lui n'ont pas voulu la cantonner dans les
stéréotypes féminins, avec poupées et dinette. Elle a donc eu comme
jouets des petites voitures et une panoplie d'outils (tournevis,
marteau, etc). Peut-être a-t-elle eu aussi des poupées, David ne nous
l'a pas dit. David et sa femme ont été satisfaits de voir leur fille
jouer avec ses voitures ou de la voir imiter son père lorsqu'il
bricolait. Puis est arrivé le deuxième enfant, un garçon. Ils se sont
rendu compte alors à quel point ils s'étaient trompés. Dès l'âge de
huit mois, le garçon faisait rouler les petites voitures en
faisant : « Brrrrmmm ».
En parlant de l'organisation de la conférence YAPC-2003, Philippe
signale qu'il ne cherche plus le consensus à tout prix. Maintenant,
quand il faut faire quelque chose, il n'attend plus que tout le monde
ait voté, il décide tout de suite. Je fais remarquer que cela revient
à du despotisme éclairé. BooK
rappelle que Voltaire était un partisan du despotisme éclairé.
Quant à moi, cela me rappelle une citation d'Arthur Clarke dans
3001, Final Odyssey,
que je cite de travers (*):
Le système politique le meilleur est le despotisme. Malheureusement,
il s'applique à des êtres évolués comme les fourmis, les termites
et les robots de classe A. Pour des êtres inférieurs comme les humains,
on est obligé de se contenter de la démocratie.
La démocratie, c'est le régime politique le pire, à l'exception de tous les autres.
Curieusement, la citation de Clarke confirme et contredit simultanément celle
de Churchill. [ Et une dernière remarque pour signaler que nous avions
déjà évoqué un despote éclairé. ]
(*) Quelques jours après la réunion, j'ai vérifié
la citation et je me suis aperçu qu'il y avait des différences notables.
La voici, en version originale parce que je ne sais pas traduire
Demosocracy :
It was generally agreed that Communism was the most perfect
form of government; unfortunately it had been demonstrated -- at the
cost of some hundreds of millions of lives -- that it was only
applicable to social insects, Robots Class II, and similar restricted
categories. For imperfect human beings, the least-worst answer was
Demosocracy, frequently defined as "individual greed, moderated by an
efficient but not too zealous government".
Quelques histoires sur une personnalité mondiale de premier plan :
George Bush visite une école des États-Unis. Il entre dans une classe,
escorté par ses gorilles du Secret Service,
se présente, prononce un petit discours et conclut ainsi :
-- Si vous avez des questions, je suis prêt à y répondre.
Jim lève la main et dit :
-- J'ai trois questions.
Y a-t-il eu des fraudes électorales en Floride ?
L'intervention en Irak a-t-elle réellement pour but d'éliminer les armes
de destruction massive, ou bien s'agit-il de s'emparer du quart des réserves
pétrolières de la planête ?
Sans vouloir diminuer l'horreur de l'attentat du World Trade Center,
le bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki n'a-t-il pas été un acte de
terreur beaucoup plus grave que celui du 11 septembre ?
Le Président est un peu interloqué. Il réfléchit un peu et commence
à dire : « Éh bien... », lorsque la sonnerie se met
en branle.
-- Éh bien, dit-il d'un air soulagé, je crois que c'est la récréation.
Si vous le voulez bien, je répondrai à vos questions après la récréation.
Les élèves sortent alors de la classe, laissant Bush et son escorte.
La récréation se passe et les élèves regagnent leur place. Bush reprend :
-- Quelqu'un veut-il poser des questions ? Je suis prêt à répondre.
Tom lève la main et dit :
-- J'ai cinq questions.
Y a-t-il eu des fraudes électorales en Floride ?
L'intervention en Irak a-t-elle réellement pour but d'éliminer les armes
de destruction massive, ou bien s'agit-il de s'emparer du quart des réserves
pétrolières de la planête ?
Sans vouloir diminuer l'horreur de l'attentat du World Trade Center,
le bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki n'a-t-il pas été un acte de
terreur beaucoup plus grave que celui du 11 septembre ?
Pourquoi la récréation a-t-elle sonné avec 20 minutes d'avance ?
Où est passé Jim ?
George Bush junior fait une crise cardiaque et meurt.
Bien entendu, il se retrouve en Enfer où le Diable l'attend avec impatience.
Il dit :
-- Je ne sais pas ce que je vais faire de toi, tu es bien sur mes
listes mais je n'ai plus une place de libre. Bien sûr, il est évident
que ta place est ici !
Il réfléchit cinq minutes et dit :
-- Je sais ce que je vais faire.
J'ai ici quelques personnes qui ne sont pas aussi mauvaises que toi. Je vais en
envoyer une au purgatoire et tu devras prendre sa place.
Je vais même te faire une fleur, tu pourras décider toi-même qui tu vas remplacer.
Bush pense que ça ne se passe plutôt pas trop mal et dit que ça lui va.
Le Diable ouvre une première porte. À l'intérieur, il y a Richard Nixon
qui nage sans arrêt dans une piscine et dès qu'il s'approche du bord, le
bord recule et Nixon continue à nager, nager encore et encore.
-- Non, dit Bush, je la sens pas bien. Je suis mauvais nageur et je
ne pense pas que je pourrais faire ça à longueur de journée.
Le Diable l'emmène dans une seconde pièce. Tony Blair est là avec une
énorme masse et il casse un tas de cailloux immense.
-- Non, dit Bush, j'ai d'énormes problèmes de dos et ça serait une
agonie perpétuelle si je devais casser des cailloux à longueur de journée.
Le Diable ouvre une troisième porte. À l'intérieur, Bill Clinton est
allongé sur un lit. Ses mains et ses pieds sont attachés aux barreaux. Penchée
au dessus de lui, Monica Lewinski fait ce qu'elle sait faire de mieux dans
la vie...
George regarde cette scène incroyable pendant un moment et dit :
-- OK je prend celle-la !
Le Diable sourit et dit :
-- OK, Monica, tu peux sortir !